La concupiscence et la force sont les sources de toutes nos actions. La concupiscence fait les volontaires, la force les involontaires.
Parce que le pouvoir est un partage continu Sa conquête exige un art de désappropriation.
Peut-on être forcé d'adhérer ? Peut-on être forcé d'aimer ? On doit s'y disposer soi-même, consentir à la foi comme à l'amour.
A force d'entendre dire qu'il faut respecter tout et son contraire, on ne respecte rien ni personne.
Ne rien faire est une chose. Ne rien pouvoir faire en est une autre.
Je crois pouvoir dire d'un poste éminent et délicat qu'on y monte plus aisément qu'on ne s'y conserve.
Ceux qui croient que le pouvoir est amusant confondent "pouvoir" et "abus de pouvoir".
Mourir ne me dérange pas. Je suis juste ennuyé par la perspective de ne plus pouvoir savoir ce qui va se passer.
La violence exerce un phénomène d'aimantation. Notamment chez des jeunes en mal identitaire, cela crée le sentiment d'une mission, d'un statut, d'une reconnaissance.
Il ne faut pas surestimer le pouvoir de pardonner.
La discipline est la force de ceux qui ne savent pas se faire obéir sans commander.
On fait du théâtre parce qu'on a l'impression de n'avoir jamais été soi-même et qu'enfin on va pouvoir l'être.
Le respect de la souveraineté signifie ne pas autoriser les actions anticonstitutionnelles et les coups d'État, la destitution du pouvoir légitime.
Nous sommes responsables de ce que nous sommes et nous avons le pouvoir de faire nous-mêmes tout ce que nous désirons être.
La violence aux mains du peuple n'est pas la violence, mais la justice.
C'est la force de notre cinéma où il est possible d'être le meilleur sans être forcément le premier, contrairement au cinéma américain, où seul le box-office vous donne raison.
Il n'y a pas d'exercice du pouvoir sans une certaine économie des discours de vérité fonctionnant dans, à partir de et à travers ce pouvoir. Nous sommes soumis par le pouvoir à la production de la vérité et nous ne pouvons exercer le pouvoir que par la production de la vérité.
L'impuissance du pouvoir contre l'individu réellement libre est une des grandes chances de libération de l'homme, c'est le grain de sable de son destin, sa grandeur.
Penser la violence comme une exception, comme une anecdote, c'est une erreur totale.
Il arrive toujours ce moment où l'on ne se reconnaît plus dans le miroir à force de vivre sans reflet.
Là où il n'y a pas de puissance commune, il n'y a pas de loi ; là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas d'injustice. La force et la ruse sont, en guerre, les deux vertus cardinales.
Faire du vélo, aller danser, pouvoir siffler, regarder le monde, me sentir jeune et libre : j'ai soif et faim de tout ça et il me faut tout faire pour m'en cacher.
Le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir.
Mais la justice n'a de sens que si elle conserve l'esprit du dés-inter-essement qui anime l'idée de la responsabilité pour l'autre homme. La subjectivité, se constituant dans le mouvement même où à elle incombe d'être responsable pour l'autre, va jusqu'à [...] â–º Lire la suite
En toute hypothèse - qu'elle soit ou non manipulatrice ici ou là - nul ne niera le pouvoir envoûtant de l'image qui nous envahit.
Certains voyageurs sont happés par leurs objectifs, comme le fer est attiré par l'aimant. D'autres sont poussés par une force invisible, comme la corde propulse la flèche.
Dieu est l'astre qui fuit et qu'il faut suivre sans jamais pouvoir s'arrêter.
Le péché fait par force est toujours pardonné.
Jusqu'à l'apparition des canons au XVe siècle, les arbalètes sont très appréciées pour la précision et la violence de leur tir. Mais leur tir manque de rapidité.
Il ne sert à rien de se lancer dans une entreprise à moins de pouvoir faire une différence radicale dans la vie des autres.
Nous avons tous assez de force en nous pour supporter le malheur des autres, mais nous n'en avons peut-être pas autant pour supporter leur bonheur.