À une force plus grande et à une nature meilleure, libres, vous êtes soumis, et celle-ci en vous crée l'esprit, que le ciel n'a pas sous sa dépendance.
Dieu a établi le jour pour le mouvement et nous couvre du manteau de la nuit pour le repos.
La force est la loi des animaux, les hommes sont gouvernés par la conviction.
Une vie commune... Quelle idée ! Qui voudrait d'une chose commune ?
Quand elle court, elle a souvent le mouvement de la Victoire de Samothrace.
Comme, lorsque dans les filets que l'oiseleur rusé a cachés, L'oiseau a la patte prise et qu'il se sent tenu, Il bat des ailes et à force de s'agiter resserre les liens.
Tout esprit profond a besoin d'un masque.
Au fond la beauté est éphémère. Et à force de la voir, on ne la voit plus.
A force de plaisirs notre bonheur s'abîme.
La nature donne toujours la mort.
L'humour, que l'on dit la politesse du désespoir, est également la pollution de l'espoir.
J'ai beaucoup plus d'amis que d'ennemis, à condition d'aller dans les cimetières.
La valeur d'une idée n'a rien à voir avec la conviction de celui qui l'exprime.
Ne pas s'inquiéter du lendemain, oui, mais à condition de penser à aujourd'hui, de bien vivre aujourd'hui, sinon vous passerez chaque lendemain à réparer les conséquences des fautes commises la veille.
L'argent mène à tout, à condition d'en sortir... beaucoup.
L'espèce humaine en général, grâce aux perfectionnement de la cuisine, mange deux fois plus que la nature ne l'exige.
A force de lire, j'ai des livres de poche sous les yeux !
Votre esprit s'égare. Et plus tard vous le retrouverez, mieux cela vaudra.
Les opposants de l'avant-veille, les irréductibles de la veille, les anciens Wafdistes comme les Frères musulmans, tous se rallient. L'Égypte entière fait corps avec Nasser. Le succès d'une idée est devenu le triomphe d'un homme.
A force de bouffer des conservateurs, on finira par plus pourrir dans le cercueil.
Le plat du jour c'est bien, à condition de savoir à quel jour remonte sa préparation.
On ne peut démontrer l'existence de Dieu, mais on ne peut s'empêcher de procéder suivant le principe de cette idée et d'accepter les devoirs comme des commandements divins.
Dans la carrière d'un esprit qui a liquidé préjugé après préjugé, survient un moment où il lui est tout aussi aisé de devenir un saint qu'un escroc en tout genre.
L'envie de se révolter est l'une des dimensions essentielles de la nature humaine.
L'homme se distingue avant tout du reste de la nature par une couche glissante et gélatineuse de mensonge qui l'enveloppe et le protège.
L'homme est un être sociable ; la nature l'a fait pour vivre avec ses semblables.
On ne sait plus ce que c'est que l'obscurité. A force de vouloir faire la lumière sur tout, on ne distingue plus rien !
La culture est d'autant plus intéressante qu'elle sert à corriger la nature. La nature est rude, ennemie, tandis que la culture permet à l'homme d'agir avec un gain d'effort et de temps. La culture libère le corps de l'esclavage du travail, elle le dispose à la contemplation.
Dieu a donné à l'homme l'intelligence pour résister aux rigueurs de la nature ; or contre les rhumes de cerveaux, il y a les perruques.
L'histoire n'a pas la forme d'un convoi dont les wagons en mouvement éloigneraient toujours davantage la gare, mais celle d'un conte de bonne femme où l'on pourrait, sans avoir même à traverser des forêts épaisses, retrouver endormi l'homme aimé.
La force temporelle véritable réside aujourd'hui dans les industriels, et la force spirituelle dans les savants.