On ne devrait jamais sous-estimer la force dont sont capables les institutions quand il en va de leur survie.
Sois amoureux sans empressement. Elle viendra d'elle-même à toi. Sache alors la prendre de force le jour où elle entend se donner.
Un sportif en 15 années de travail arrive parfois à prendre une seconde. Un assassin, c'est le contraire, en une seconde il peut prendre 15 ans.
La vie s'achève, mais le travail jamais.
Dans les temps de peu de croyance, où les religions à force de fautes ont fini par ébranler Dieu dans l'âme humaine, le premier devoir du penseur, c'est de faire des actions affirmantes.
Ce ne sont pas les mécontents qui prendront le pouvoir mais ceux qui auront su tourner le mécontentement à leur profit.
A force d'entendre toutes ces histoires, il m'était apparu qu'un vrai Iranien était nécessairement un fugitif. Aussi m'arrivait-il quelque fois de regretter que nous nous soyons installés en France avant la révolution : nous n'avions pas pu mettre à l'épreuve notre endurance et notre courage - nous connaissions l'exil, mais nous n'avions pas connu l'exode.
Que quiconque possède le pouvoir ait tendance à en abuser est une vérité éternelle. Ils ont tendance à aller aussi loin que les barrières le permettront.
Privés d'un travail valorisant, les hommes et les femmes perdent leur raison d'être ; ils deviennent fous, furieux.
Il faut tout dire : le travail donne une satisfaction un peu béate. Il y a dans la paresse un état d'inquiétude qui n'est pas vulgaire, et auquel l'esprit doit peut-être ses plus fines trouvailles.
Le privilège de l'âge est de pouvoir subordonner sa manière de vivre à ses idées au lieu d'asservir ses idées à un genre de vie imposée.
Si Dieu descendait sur la Terre, tous les peuples se mettraient a genoux, excepté les Français qui diraient : " Ah ! Vous êtes là ! C'est pas trop tôt ! On va pouvoir discuter un peu !
Le premier élément d'une dictature est une force militaire permanente, comme le premier élément d'un civet est un lièvre.
Le pardon requiert la mémoire absolument vive de l'ineffaçable, au-delà de tout travail du deuil, de réconciliation, de restauration, au-delà de toute écologie de la mémoire.
Chaque jour que Dieu me donne, soirs d'hiver matins d'été, au printemps ou en automne, tu ne m'as jamais quitté. À travers d'autres amours, c'est toujours toi que je fuis ; e n'ai plus assez de jours, e n'ai plus assez de nuits, pour pouvoir t'oublier mon amour.
Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?
Nous devrions tous estimer le montant maximum que nous pourrions réunir pour nos cautions, cela nous donnerait une idée de notre importance.
L'amour est un défi constant. Il n'est pas un lieu de repos, mais un mouvement, une croissance, un travail réalisé en commun.
Je finis toujours le travail pour lequel on me paie.
Savez-vous ce qu'est un misanthrope ? C'est un homme qui vous force à réfléchir, ce qui est très ennuyeux.
L'Assomption est le point culminant de la volonté de puissance féminine nietzschéenne, la super-femme qui monte au ciel par l force virile de ses propres anti-protons !
La nature de l'énergie qu'il faut déployer lors d'une campagne électorale a beaucoup plus à voir avec le goût du pouvoir qu'avec le sens du bien public.
Encore quinze ans, encore douze, encore dix avant d'être grand. On croyait ne jamais pouvoir le supporter. Et voici que l'enfance est finie aux yeux de tous, alors que l'enfant est encore là tout entier, tel qu'il a été marqué par les dures années sous-marines.
À force de parler d'amour, on devient amoureux.
Le succès doit être un travail intérieur. Le bonheur ne vient pas de choses matérielles. Même les gens ne nous rendent finalement pas heureux. C'est la façon dont nous choisissons de faire face à ces choses qui se produisent dans nos vies qui compte.
Le comble de la ressemblance : Pouvoir se faire la barbe devant son portrait.
La pensée que je serai demain avec toi me donne la force d'aller de l'avant aujourd'hui.
Le droit est un outil incontournable au renforcement du pouvoir judiciaire.
Je sais que le créateur s'en ira, mais son travail survit. C'est pourquoi, pour échapper à la mort, j'essaie de lier mon âme à mon travail.
Après tout, il y a un avantage à piller les écrits d'autrui : on n'est jamais forcé d'exiger de son travail plus qu'il ne vaut.
La poésie est cette vie de secours où l'on apprend à s'évader des conditions du réel, pour y revenir en force et le faire prisonnier.