Le désespoir, c'est quand l'intelligence prend la souffrance à son compte.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
La souffrance, la douleur n'existent pas puisqu'on peut les oublier ; elles tarissent, délaissées.
La citoyenneté, on le sait, ne définit pas une participation culturelle, linguistique ou historique en général. Elle ne recouvre pas toutes ces appartenances. Mais ce n'est pourtant pas un prédicat superficiel ou superstructurel flottant à la surface de l'expérience. Surtout quand cette citoyenneté est de part en part précaire, récente, menacée, plus artificielle que jamais.
Pour les peuples comme pour les individus, la souffrance n'est pas toujours perdue. C'est peut-être à la conquête des Normands que l'Angleterre a dû sa liberté.
La tristesse de l'intelligence artificielle est qu'elle est sans artifice, donc sans intelligence.
La douleur est aussi nécessaire que la mort.
Il n'y a rien de cliniquement mauvais avec moi, seulement un déséquilibre émotionnel - je passe trop vite de l'enthousiasme le plus fou au désespoir le plus noir.
On a beau avoir son coeur et son intelligence à soi, il y a quelque chose qui vient de plus loin que de sa propre chair.
On ne conçoit pas mieux la propriété lumineuse des corps, après l'avoir attribuée à leur faculté incompréhensible de lancer un fluide fictif, ou de faire vibrer un éther imaginaire.
L'amour au désespoir ne voit rien d'impossible.
L'homme est faculté d'amour mais il l'est aussi de souffrance.
La vieillesse rendait-elle insensible à la souffrance ou était-ce simplement le masque qui gagnait en solidité ?
L'imagination, c'est la forme suprême de l'intelligence. C'est elle qui vivifie la faculté d'analyse et la faculté de synthèse. Ceux qui en sont dépourvus se contentent d'être des érudits ou des gens d'esprit.
Quand on connaît les femmes, il faut bien avouer qu'elles ont plus de regret de n'avoir pas commis une mauvaise action profitable, que de remords de l'avoir faite.
Pourquoi ai-je si peu de contrôle ? C'est le cas de beaucoup de gaspillage et de douleur dans ma vie.
Le désespoir est la plus grande des erreurs.
Les hommes ne cessent jamais d'avoir peur. Des mécanismes obscurs nous rongent de l'intérieur. Etre heureux est la forme la plus subtile d'un désespoir qui n'ose pas dire son nom.
Peut-être l'art est-il le seul moyen d'atteindre une certaine compréhension de l'existence ?
Mieux vaut laisser aux gens le remords de vous avoir grugé que le regret de vous avoir comblé.
La souffrance est une île de certitude dans un océan d'incertitude.
Mettez la compréhension active en lieu et place de l'irritation réactive et vous dominerez les choses.
Une chose déroutante à propos des hommes - ils permettent à leur instinct sexuel de les conduire là où leur intelligence ne les mènerait jamais.
L'intelligence dans les chaînes perd en lucidité ce qu'elle gagne en fureur.
Le rôle de l'historien n'est pas de prévoir l'avenir mais de rétablir la lucidité à l'égard des processus en cours, grâce à sa pratique de la distance temporelle.
Le coeur est prompt à retourner aux vieux chagrins. Tant qu'il souffre, il ne s'ouvre pas devant la cause de sa douleur première.
Il n'y a pas de mesure objective de la douleur d'un homme.
Seul l'art a le pouvoir de sortir la souffrance de l'abîme.
Mon coeur cri de douleur.Il hurle mes souffrances,Mais tu ne les entends pas.Les entendras tu un jour ?Avant qu'il ne soit trop tard ?Que la mort me prenneEt m'emporte pour toujours ?
On est toujours faible devant la souffrance qu'on prévoit chez ceux qu'on aime.
Le désespoir n'est qu'un manque d'imagination.