Le désespoir, c'est quand l'intelligence prend la souffrance à son compte.
- Mais au sens figuré dieu aime la violence, vous comprenez cela n'est-ce pas ? - Non. Non je ne comprends pas. - Pourquoi y en aurait-il autant sinon ? Elle est en nous. Elle vient de nous. Elle est encore plus [...] ► Lire la suite
La sagesse suprême est d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre du regard tandis qu'on les poursuit.
La responsabilité des fautes se met très volontiers au compte des morts.
Il y a une divinité horrible, tragique, exécrable, païenne. Cette divinité s'appelait Moloch chez les Hébreux et Teutatès chez les Celtes ; elle s'appelle à présent la Peine de Mort.
Nous nous rendons plus spécialement compte que nous avons une âme quand elle nous fait mal.
Mieux vaut perdre une province que diviser les forces sur lesquelles on compte pour atteindre la victoire.
L'impôt moral décidé par la société sur toutes les transgressions frappe encore plus aujourd'hui la passion que le sexe.
Tant que la peine de mort existera, on aura froid en entrant dans une cour d'assises, et il y fera nuit.
Il y a plus de peine à garder l'argent qu'à l'acquérir.
Personne ne se rend compte que certaines personnes dépensent une énergie énorme simplement pour être normales.
Mêle à la sagesse un grain de folie ; il est bon quelquefois d'oublier la sagesse.
Ne fais pas de psychologie dans la colère, tu verrais trop juste.
Un homme parle d'autant moins qu'il possède une intelligence plus pénétrante.
On ne guérit d'une souffrance qu'à condition de l'éprouver pleinement.
La douleur de l'âme pèse plus que la souffrance du corps.
La misère chargée d'une idée est le plus redoutable des engins révolutionnaires.
Mieux vaut avoir un compte en Suisse qu'un contentieux.
Jamais la mesure du temps ne porte sur la durée en tant que durée ; on compte seulement un certain nombre d'extrémités d'intervalles ou de moments, c'est-à-dire, en somme, des arrêts virtuels du temps.
La peine de mort est contraire à ce que l'humanité depuis deux mille ans a pensé de plus haut et rêve de plus noble.
Si nous n'avions jamais été séparés dans le temps et dans l'espace de ceux avec qui nous avons éprouvé le plaisir d'être ensemble, nous ne saurions pas ce qu'est aimer. Aimer est ce mouvement du coeur vers l'image de l'absent pour soulager en soi la souffrance de son absence.
L'indifférence opère puissamment à travers l'histoire. Elle opère de manière passive mais elle opère. C'est la fatalité ; c'est ce sur quoi on ne peut pas compter ; c'est ce qui bouleverse les programmes, qui renverse les plans les mieux construits ; c'est la manière brute qui se rebelle contre une intelligence et vient l'étrangler.
La plus grande violence que les hommes s'infligent entre-eux est la misère ; qui, au delà de la pauvreté, plonge une partie de l'humanité dans l'inexistence.
Pourquoi apprendre à calculer la surface d'un losange ? Au cours de ma vie, je n'ai jamais compté aucun losange parmi mes relations.
Ceux qui de particuliers deviennent princes seulement par les faveurs de la fortune ont peu de peine à réussir, mais infiniment à se maintenir.
Il est bon qu'un mari nous cache quelque chose, qu'il soit quelquefois libre, et ne s'abaisse pas à nous rendre toujours compte de tous ses pas.
Qui est le plus sage ? Celui qui accepte tout ou celui qui a décidé de ne rien accepter ? La résignation est-elle une sagesse ?
L'arc moral de l'univers plie au coude de la justice.
Grâce à l'éducation, une vaste population sait lire mais ne sait pas ce qui vaut la peine d'être lu.
Vivre vaut la peine si l'on peut contribuer d'une petite manière à cette chaîne sans fin de progrès.
Pendant des siècles, cette idée a été proclamée dans les plus répandus des enseignements de sagesse des religions, sans doute pas seulement comme un moyen d'assurer la paix et l'harmonie entre les hommes, mais comme une vérité profondément fondée. Le [...] ► Lire la suite