La solitude est la souffrance multipliée par l'infini.
Vivre, quelle souffrance, et quelle souffrance sans partage !
Le clédalisme est le plaisir procuré par la souffrance à laquelle vous soumet l'objet.
C'est une souffrance étrange. Mourir de nostalgie pour quelque chose que tu ne vivras jamais.
La solitude : c'est à cause d'elle que nous redoutons tellement la mort, et il faut être insensé pour s'y exposer de son vivant.
La vie de l'homme ne dure pas cent ans, mais il porte dans son intérieur le malheur de mille ans.
Le bonheur prêté aux autres se résume souvent à un malheur soigneusement dissimulé.
La vieillesse est un décès par petits morceaux.
Un ami dans la vie est très bien ; deux, c'est beaucoup ; trois, c'est à peine possible. L'amitié nécessite un certain parallélisme dans la vie, une communauté de pensée, une rivalité de but.
L'honneur de ton ami te doit être aussi cher que le tien.
Si la jeunesse est la plus belle des fleurs, la vieillesse est le plus savoureux des fruits.
Le malheur de l'autre est toujours une langue étrangère.
Les gens seraient surpris de mon manque d'expériences sexuelles... Je n'ai eu qu'un seul petit ami entre 12 et 17 ans. On était trop jeunes pour faire quoi que ce soit. Depuis, je n'ai eu que Jay-Z dans ma vie.
Deux choses causent de l'affliction, un ami triste, et un ennemi joyeux.
Un égoïste est incapable d'aimer un ami ; mais il ne peut se passer d'amis : il ne s'aimerait jamais assez à lui tout seul.
La vie ne tourne pas comme une roue et le temps n'est pas un ami fidèle : il ne donne pas aux gens les clés secrètes de l'avenir.
Raconter, c'est penser à haute voix. Un ami est toujours habile à la maïeutique, il suscite en nous une réflexion honnête et objective.
- Les vaches folles rendent les bouchers anxieux ! - Un malheur n'arrive jamais seul.
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
Bohème, on ne l'est que par privation ou négligence. Bourgeois, on ne le devient que par goût.
Il y a seulement de la malchance à n'être pas aimé ; il y a du malheur à ne point aimer.
Ne pas comprendre la langue du seul ami que l'on possède, ça fait peur.
Si tu persistes en tournant le dos à la réalité, le bonheur et le malheur glisseront sur ton coeur comme l'eau du torrent sur les galets. Or l'homme a besoin du bonheur et du malheur pour marcher en équilibre.
La souffrance nous marque au coin des lèvres, le bonheur au coin des yeux.
Seul un fou prône la solitude et, pour finir, être complètement seul ne signifie rien d'autre qu'être complètement fou.
Ce n'est pas le manque ni la privation qui donne du désir : on ne manque que par rapport à un agencement dont on est exclu, mais on ne désire qu'en fonction d'un agencement où l'on est inclus.
Le monde se divise en deux catégories, mon ami : ceux qui ont la corde au cou et ceux qui la leur coupent.
La souffrance peut occuper une telle place qu'on en oublie le bonheur. Parce qu'on ne se rappelle pas avoir été heureux. Et puis, un jour, on ressent quelque chose d'autre, ça nous fait bizarre, seulement parce qu'on n'a pas l'habitude, et à ce moment précis, on se rend compte qu'on est heureux.
La solitude est l'indépendance.
Au combat, il se passe un temps infini entre l'instant où l'adversaire a décidé de frapper et celui où le coup vous atteint.
Le meilleur ami de "merci" est "beaucoup".