La souffrance étant tout ce qui reste aux misérables, quelle cruauté que de vouloir la partager !
Quelle raison a-t-on pour croire que la séparation de l'âme et du corps ne puisse se faire sans une douleur extrême ?
Le métier de nègre consiste à donner des idées aux cons et à fournir un style aux impuissants.
L'indignation pourrait avoir beau jeu de nous donner bonne conscience. Pourtant, elle ne dispense pas de l'action.
Avis. Tant qu'on peut en donner un, mieux vaut s'abstenir. La chose est sans importance.
Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c'est fatigant, pour les enfants, de toujours et toujours leur donner des explications.
J'appellerai un sage un homme qui ne serait affecté que par la souffrance physique.
Ce n'est point par la rigueur des supplices qu'on prévient le plus sûrement les crimes, c'est par la certitude de la punition.
Seule la douleur qu'on ressent et qui nous affole explique parfois celle que l'on cause.
On n'a qu'une viePourquoi la partager ?Pourquoi vivre à deuxSi c'est pour vivre à moitié ?Faut pas mélangerL'amour et la pitiéQuand on est malheureuxOn l'est bien plus à deux.
Il n'est de souffrance qui ne devienne une compagne tolérable ; il suffit de mettre en regard les malheurs plus grands qui nous entourent.
Au théâtre ou dans la littérature, plus les gens attendent des choses, plus il faut leur donner le contraire.
Je ne céderais pas, je veux vivre encore. Bien sûr que les choses sont âpres avec des moments maudits. Bien sûr que tu chiales la nuit. Tellement tu souffres que la souffrance des autres devient ta lumière. J'ai tellement été con du temps où j'allais bien. Pas tout le temps, mais trop souvent.
Les masses affamées ne réclament qu'un seul poème : de la nourriture réconfortante. On ne doit pas la leur donner en aumône. Il faut qu'elles la gagnent à la sueur de leur front.
La plupart des mères sont capables de donner du « lait » mais rares sont celles qui sont capables aussi de donner du « miel ». Pour être en mesure de donner du miel, une mère ne doit pas être [...] â–º Lire la suite
Dieu qui nous avait donné les joies de la terre, voulut aussi nous donner les joies de l'esprit. Avec la douleur, Dieu montre à ceux qui veulent le comprendre le chemin qui mène à l'esprit.
La pire souffrance est dans la solitude qui l'accompagne.
Les problèmes font partie de la vie ; si vous ne les partager pas avec la personne qui vous aime, vous ne lui laissez pas assez de chance de vous aimer assez.
Il n'y a point de souvenir que le temps n'efface, ni de douleur dont la mort ne vienne à bout.
Il n'est rien qui soit pour un homme plus infinie torture que ses propres pensées.
Toute discussion se réduit à donner à l'adversaire la couleur d'un sot ou la figure d'une canaille.
La débauche commence où commence à se dissocier de l'amour le plaisir.
Si les larmes des enfants sont indispensables pour parfaire la somme de douleur qui sert de rançon à la vérité, j'affirme catégoriquement que celle-ci ne mérite pas d'être payée d'un tel prix.
On peut assurément soutenir que le fait de donner raison au réel constitue le problème spécifique de la philosophie: en ce sens que c'est son affaire, mais aussi qu'elle n'est, en tant que telle, jamais tout à fait capable d'y faire face.
La conversation de deux amis rend leurs biens et leurs maux communs. Elle augmente leur plaisir et diminue leurs peines, rien ne soulage tant la douleur que la liberté de se plaindre.
La vie est comme une ombre qui passe. La mort aussi. Seule, la douleur demeure. Elle n'en finit pas. Jamais.
Si l'échec laisse une douleur vivace, alors seul l'effort fait le fort et procure du confort.
La douleur est le déplaisir dû aux sens et ce qui le produit est désagréable.
L'école : une serre où l'on apprend aussi la cruauté et la bêtise des autres.
En dehors du bas-relief lui-même, la sculpture ne serait-elle pas l'art singulier de donner l'idée des formes en trompant tout de même sur le relief ? C'est le relief qui gâte tout, qui trompe le plus et c'est à lui qu'on croit.
Les médias ont leur part de maltraitance, d'agressivité, de création de monstre comme mon frère... Où on l'invite pour faire le buzz, ou on le laisse déraper sans lui donner des limites, où du coup il s'enferme dans un personnage provocateur. Et ensuite on le met au rébus.