La jeunesse heureuse est une invention de vieillards.
Les vieillards ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d'une femme ou la joue d'un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort.
La glace du printemps est trompeuse, le nouvel ami n'est pas sûr.
La guerre est comme un Minotaure qui engloutit la jeunesse, ne laissant pour survivre que des vieillards cyniques.
Qu'elle est admirable la jeunesse de l'homme ! Elle est toute d'angoisse et de féeries, et il n'arrive jamais à la connaître sous son vrai jour, que lorsqu'elle l'a quitté pour toujours.
La littérature est éparpillée en débris faits des hommes qui se sont bien trop occupés des opinions des autres.
L'homme est une invention dont l'archéologie de notre pensée montre aisément la date récente. Et peut-être la fin prochaine.
On reconnaît qu'un garçon devient adulte quand, plutôt que de sortir avec des filles, il préfère s'enfermer avec elles !
Quand on est étudiant, on a des discussions élevées, on discute philosophie, poésie, littérature. La littérature la plus noble prenait sa source à l'université. Mais une autre voix répondait à la première : « Va d'abord torcher le tien, branleur ! »
S'il n'y avait dans le monde que l'inébranlable, l'impérissable, l'inaltérable bourgeoisie, la littérature ne trouverait pas de matière. Le romancier ne peint jamais un ordre qu'en train de se déranger.
Un homme sans éducation est désavantagé.
Ce n'est pas la jeunesse mais la vieillesse qui n'a pas d'âge.
Les vieillards seuls ont le temps d'aimer.
La littérature érotique pèche souvent par un excès de métaphores ridicules. Elle joue sur l'interdit et accumule les fantasmes.
La vieillesse et l'enfance se rejoignent par des chemins mystérieux tandis que la jeunesse et l'âge mûr sont toujours dans des directions opposées.
Ainsi va le monde: l'insouciance de la jeunesse cédant le pas à la nécessité de payer ses factures et d'assumer ses responsabilités, nous sommes tous voués à reprendre le modèle que, durant notre adolescence, nous nous étions jurés de ne jamais répéter.
La jeunesse attire les démagogues comme le miel attire les mouches.
Plus ne suis ce que j'ai été,Et ne saurais plus jamais l'être;Mon beau printemps et mon étéOn fait le saut par la fenêtre.
Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panorama culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de [...] â–º Lire la suite
Nous avons de la littérature d'évasion, pourquoi n'existe-t-il pas des biographies d'évasion ?
Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panaroma culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de [...] â–º Lire la suite
Les professeurs de lettres connaissent de la littérature ce que les prostituées connaissent de l'amour.
La littérature ne sert à rien. A rien. C'est comme un petit vent qui passe.
La voici - la force, la puissance, l'énergie, la tristesse, la gloire, la jeunesse de nos terres.
La créativité sans stratégie, cela s'appelle de l'Art. La créativité avec de la stratégie, cela s'appelle de la "publicité".
Il n'y a pas vraiment de littérature sans suggestion, sans sous-entendu.
Je garde une grande tendresse pour ce pays qu'esl le languedoc, parce que j'ai passé ma jeunesse de huit ans à quinze ans.
L'introduction dans les programmes scolaires d'une éducation à la compréhension d'autrui réduirait considérablement mauvais comportements et mauvaises actions.
Une religion, observée rien que par les vieillards et les enfants, provoque des doutes sur sa divinité.
Ne blâmez point doncques notre jeunesse - Car noble coeur ne cherche que soulas.
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir.