J'admire que la France (Canal Plus) ait su imposer son propre style dans le domaine essentiel de la fiction avec Braquo, Pigalle, Carlos, XIII, Les Borgia.
Un film : cela touche au corps, au rythme, au son, à la pâte humaine des acteurs, à la peinture. C'est un art global.
J'ai décidé de faire "Captain America" parce que j'ai réalisé que je ne faisais pas le film parce que ça me terrifiait. Vous ne pouvez pas prendre de décisions basées sur la peur.
Au rayon romanesque des amours impossibles, il n'y a pas trente-six solutions, il y en a mille.
Il faut se méfier des couples idéaux : ils aiment trop être beaux ; ils se forcent à sourire, comme s'ils assuraient la promotion d'un nouveau film au Festival de Cannes.
Le chef-d'oeuvre littéraire de la France est peut-être sa prose abstraite, dont la pareille ne se trouve nulle part.
La chance est tout... Ma chance dans la vie a été d'être une personne très effrayée. J'ai la chance d'être un lâche, d'avoir un seuil de peur bas, car un héros ne peut pas faire un bon film à suspense.
Être aimé est très différent d'être admiré, car l'on peut être admiré de loin, alors que pour aimer réellement quelqu'un, il est essentiel de se trouver dans la même chambre, et si possible sous le même drap.
D'habitude, je vais à Cannes pour un film ou pour remettre un prix : on fait un petit tour et on s'en va.
Un film n'est pas fait pour une promenade des yeux, mais pour y pénétrer, y être absorbé tout entier.
Tout ce qui n'est pas prose est vers; et tout ce qui n'est pas vers est prose.
Laissons l'amour de Dieu à nos poèmes et cachons-le sous notre prose : c'est une façon de le respecter que de le chanter ou de le taire.
Un homme ne peut être admiré sans être cru.
De même qu'il faut de la souffrance pour connaître le bonheur, il faut de la prose pour qu'il y ait poésie.
Tout ce que je veux pour Noël, c'est un autre film avec Audrey Hepburn !
La violence, c'est quand même terriblement graphique. Il y a dedans une énergie cinégénique incroyable. On entre dans le domaine de la métaphore, du symbole.
Les gens qui font des documentaires doivent être fidèles aux faits. Mais quand vous faites un drame, une fiction basée sur la vie, tout ce à quoi vous devez être fidèle, c'est l'esprit des faits, ce que je pense être [...] ► Lire la suite
C'est assez facile de faire un film en Chine. Il y a quelques années, je suis entré dans le bureau et leur ai fait savoir que je voulais faire un film intitulé "Red Cliff" et ils étaient tellement excités. Ils ont dit: "Faisons-le !" C'est si simple.
Les scientifiques sont comme possédés par le démon, ils portent leurs recherches jusque dans des domaines qu'il ne faut pas violer. L'homme a osé pénétrer dans un domaine jusque alors réservé aux dieux : celui de la "création de la vie".
Le film doit être conçu de manière que la réflexion du spectateur puisse se prolonger après la projection.
J'aime parler de rien, c'est le seul domaine où j'ai de vagues connaissances.
Le documentaire est au cinéma ce que l'archéologie est à l'architecture.
Chaque film était un défi pour moi, en tant qu'homme, en tant qu'acteur. Après chaque film, quelque chose a changé dans ma vie, dans mon personnage.
Ce qu'on appelle improprement l'"idée" de nature appartient donc, non au domaine des idées, mais au domaine du désir.
Tous les deux, trois ans, il y a un film sur l'Holocauste parce qu'ils veulent que vous vous en souveniez et qu'on vous rappelle ce que c'était. À quand remonte la dernière fois que vous avez vu un film sur l'esclavage ?
Un film est un rêve mis en images.
Un mec pas généreux ne peut pas réussir un film d'amour.
Un film n'est jamais fini, seulement abandonné.
J'ai ce problème avec la violence. J'ai seulement fait un film en presque 20 ans où j'ai tué des gens. Ça s'appelle Perdita Durango. C'est un film espagnol. Je suis très fier du film, mais je me sentais bizarre de le faire.
Le journal télévisé n'est plus qu'un film du monde en accéléré.
Il y a trois genres littéraires bien différents : la poésie qui est chantée, le théâtre qui est parlé et la prose qui est écrite.