L'attente est plus dure à supporter que le feu.
Il ne faut pas vivre la vie, mais il faut la supporter !
Il y a une parenté entre les hommes qui se sont assis près d'un feu mourant et ont mesuré la valeur de leur vie par lui.
L'invention picturale ou la fantasmagorie littéraire permettent de supporter le réel désolé en apportant des compensations magiques.
Ce qu'il y a de plus pénible dans l'écriture : la sécheresse, l'intervalle entre deux livres, comme un hiatus dans sa propre durée intérieure. On se croirait en suspens.
Vous qui vivez votre vie dans les villes ou de manière pacifique, ne pouvez pas toujours dire si vos amis sont du genre à traverser le feu pour vous. Mais dans les plaines, les amis ont l'occasion de faire leurs preuves.
On devrait tolérer beaucoup plus de comportements hors normes.
Le lecteur n'a aucun droit, il n'a rien à attendre de l'écrivain.
La croyance en une origine surnaturelle du mal n'est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités.
Les hommes attendent parfois de la vie quelque chose qu'elle ne leur donnera pas, et cette attente idiote, c'est leur but, leur passion. Pourquoi les hommes rendent-ils creux ce qui est plein ?
Qu'importe à Dieu par quelle voie nous parvenons à lui ! Et de quel bois nous alimentons le feu qui nous consume ! L'ardeur du désir compte seule !
La victoire s'use par ses excès ; on ne réussit véritablement qu'à force de patience défaite.
Car le sort a donné à l'homme cette faculté: le courage de tout supporter jusqu'à la fin.
La conviction de l'exigence d'autonomie de l'économie, qui ne doit pas tolérer "d'influences" de caractère moral, a conduit l'homme à abuser de l'instrument économique y compris de façon destructive.
Il ne faut pas allumer le feu avant d'avoir un client.
Une bonne parole éteint plus de feu qu'un baquet d'eau.
Un feu léger est vite étouffé : si vous le laissez faire, des rivières ne sauraient l'éteindre.
On a toujours assez de force pour supporter les peines d'autrui.
Le chagrin, brûlure au creux de la poitrine.
La douleur peut se manifester sous différentes formes. Ça peut être un petit pincement, une légère irritation, une douleur lancinante, une douleur que l'on supporte tous les jours. Et il y a le genre de douleur que l'on ne peut [...] â–º Lire la suite
Dans un même pot, on ne peut pas cuire deux plats différents.
J'aime me croire entière et logique ; je déteste me souvenir de ces eaux troubles, de ces remous qui ont empêché un moment ma vie de couler tout droit. Je sais qu'il me reste un recours : celui de l'anguille [...] â–º Lire la suite
La philosophie, elle nous fait vivre sans une femme ou nous fait supporter celle avec qui nous vivons.
Sans le mot qui seul compte dans l'expression d'une pensée, la pensée en question n'est qu'un pur fantôme en attente de corps. Là où les mots manquent pour le dire, manque aussi la pensée.
Ce qui m'intéresse dans Brice, ce n'est pas « Je t'ai cassé » ou « Salut, ça farte ? » que la presse a retenus, c'est ce personnage en attente sur sa planche sur une mer d'huile qui dit : « Le surf, c'est pas un sport, c'est un rêve. »
Une femme renonce à attendre ce qu'elle ne peut avoir.
Le messie a guéri des aveugles et des lépreux mais jamais des sots.
Au reste, la reconnaissance n'est pas un sentiment d'une complète pureté: reconnaître ce que l'on doit à autrui, c'est aussi avouer sa propre insuffisance. Il faut beaucoup de force et d'orgueil, ou de placidité, pour supporter ses propres dettes sans inquiétude ni ressentiment.
Mieux vaut petit feu qui chauffe, que grand qui brûle.
Les rêves sont le combustible qui alimente le feu du désir.
L'homme est de glace aux vérités ; Il est de feu pour les mensonges.