Les volontés faibles se traduisent par des discours ; les volontés fortes par des actes.
C'est quoi, cette putain d'idée sur l'écriture ? Qu'elle sauve celui qui écrit ? Elle sauve celui qui a préféré écrire que vivre. Les chagrins ne s'effaceront pas au nombre de pages écrites. Il faut avoir placé l'écriture plus haut que sa vie.
La seule signature au bas de la vie blanche, c'est la poésie qui la dessine.
Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux.
Prince, aux dames ParisiennesDe beau parler donnez le prix;Quoi qu'on die d'ItaliennesIl n'est bon bec que de Paris.
La plupart de nos actions sont dictées par l'habitude ; si elles ne sont pas à proprement parler prédéterminées, elles sont en tout cas largement prévisibles.
On perd le droit de parler des autres quand on se met à les connaître intimement.
Mon premier « Je t'aime » ? Une petite lettre d'un petit garçon de Colmar qui m'a écrit : « J'aime deux choses, toi et la rose. La rose pour un jour, et toi pour toujours ». Moi je ne dis jamais je t'aime.
Le stalinisme n'a existé ni en théorie ni en pratique : on ne peut parler ni de phénomène stalinien, ni d'époque stalinienne, ces concepts ont été fabriqués après 1956 par la pensée occidentale de gauche pour garder les idéaux communistes.
Ce n'est pas parce qu'on écrit sur du papier recyclé que les textes sont bons.
J'ai souvent écrit à partir de rencontres, cela m'aide à surpasser l'intimidation qui est souvent ma première réaction.
Pour vivre heureux avec peu de moyens, pour rechercher l'élégance plutôt que le luxe, et le raffinement plutôt que la mode; pour être épanoui plutôt que respectable, avoir une richesse intérieure et non une richesse pécuniaire; pour étudier dur, penser [...] â–º Lire la suite
On ne connaît jamais suffisamment un maître pour en parler absolument et définitivement.
Le premier venu, pourvu qu'il sache amuser, a le droit de parler de lui-même.
Libre de parler sans rien dire et de choisir sans aimer.
Invoquer sa postérité, c'est faire un discours aux asticots.
Je ne vois pour les femmes arabes qu'un seul moyen de tout débloquer: parler, parler sans cesse d'hier et d'aujourd'hui.
La biodiversité... Pardon de parler un peu crûment mais les espèces menacées, il faut qu'elles se bougent un petit peu le cul. Par exemple, on nous dit que le koala ne mange que de l'eucalyptus... pour l'instant. Vous verrez qu'à la veille de disparaître, il fera pas la fine bouche devant un pot de rillettes.
J'essaie de me taire et de laisser mes anges me parler et me dire ce que je suis censé faire.
L'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'univers d'où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n'est écrit nulle part. A lui de choisir entre le royaume et les ténèbres.
Tout le monde est contre la guerre, mais les forts ont besoin d'elle pour prouver aux faibles qu'ils sont forts. Si bien qu'on ne s'en débarrassera jamais, parce qu'il y aura toujours des faibles.
Que peut changer un mot ? Une phrase ? Une lettre ? On ne devrait pas écrire. Le décalage est trop grand entre le moment où on écrit une lettre et celui où elle est lue.
Il ne suffit pas de parler, il faut parler juste.
Laissez la haine à ceux qui sont trop faibles pour aimer.
Un sujet normal est essentiellement quelqu'un qui se met dans la position de ne pas prendre au sérieux la plus grande part de son discours intérieur.
On a tort de parler en amour de mauvais choix, puisque dès qu'il y a choix il ne peut être que mauvais.
Je suis un non-violent : quand j'entends parler de revolver, je sors ma culture.
On écrit pour se mettre en évidence.
Presque tous les hommes sont esclaves faute de savoir prononcer la syllabe : non.
S'il est bon de ne rien dire avant de parler il est encore plus utile de réfléchir avant de penser.
Un essayiste est un veinard qui a trouvé le truc pour parler sans être interrompu.