La gravité est le bouclier des sots.
Rien n'est humiliant comme de voir les sots réussir dans les entreprises où l'on échoue.
Qui chemine avec les sages devient sage, qui hante les sots devient mauvais.
Des sots ? Y'en a plein de seaux.
Comme dans toute société, il y a chez les jésuites quelques sujets intelligents et une majorité de sots qui, lorsqu'ils ne sont pas effarés, font les prétentieux et les vindicatifs.
Qui paraît sage parmi les sots paraît sot parmi les sages.
Dès sa naissance, l'homme porte le poids de la gravité sur ses épaules. Il est boulonné à la terre. Mais l'homme n'a qu'à sombrer sous la surface et il est libre.
Tous les sots sont opiniâtres, et tous les opiniâtres sont des sots.
L'argent des sots est le patrimoine des gens d'esprit.
Le mépris des sots est une pilule qu'on peut avaler mais qu'on ne peut mâcher sans faire la grimace.
Le baiser est en amour ce qu'est le thermomètre en médecine. Sans lui, on ne se rendrait jamais exactement compte de la gravité de son état.
Le jeûne préserve de l'enfer tel un bouclier au combat.
D'autant plus dommage que les sots ne disent pas sagement ce que les sages font follement.
Il n'existe pas de bouclier contre le mensonge. Ni la crainte des dieux ni la damnation n'ont jamais empêché le mensonge ou le parjure.
Les sots usent des gens d'esprit comme les petits hommes portent de grands talons.
Quand la flèche de la destinée a été lancée, ce n'est pas le bouclier de la prudence qui garantit de ses coups.
Le centre de gravité de tout cylindre est le point de bissection de l'axe.
La critique des sots est l'encens du génie.
La peur est un bouclier qui ne protège même pas les sages.
A la gravité des problèmes, il faut opposer l'audace d'objectifs sociaux élevés.
Il n'y a que les sots qui se croient supérieurs aux autres. Il faut les ignorer comme s'ils n'existaient pas.
Si l'amour donne de l'esprit aux sots, il rend quelquefois bien sots les gens d'esprit.
La solennité est le bouclier des idiots.
Les sages émettent des idées nouvelles, les sots les répandent.
Les sages portent leurs cornes dans leur coeur, et les sots sur leur front.
Pour se protéger d'une épée, il faut un bouclier. Or construire un bouclier contre l'arme nucléaire s'est révélé jusqu'ici impossible.
Un autel vaut mieux qu'un rempart : c'est un bouclier infrangible.
Si les sots pouvaient se faire une idée des souffrances qu'ils nous font endurer, ils se tairaient.
La vie ressemble à un livre, les sots le feuillettent, le sage le lit avec attention, car il sait qu'il ne le lira qu'une fois.
Le roman n'est pas posé sur la réalité comme le couvercle sur une boîte. Il est une autre réalité qui gravite autour de la première et qui l'éclaire.
La gravité passe si souvent, pour de la compétence.