Etre mort, est-ce commencer à s'intéresser au chagrin des autres ?
Les yeux des autres nos prisons ; leurs pensées nos cages.
Qu'est-ce que je vais penser des autres femmes, maintenant que je sais que ma mère peut mentir !
Il te faudra franchir la mort pour que tu vives.
Faire un truc que les autres ne font pas, c'est déjà passer pour un original. Au moins, on n'encourt pas la comparaison.
Le deuil est le prix que nous payons pour l'amour.
Les veuves inconsolables ne sont pas celles qui aimaient le mieux leur mari, mais celles que le deuil n'enlaidit pas.
La paresse est un vice très agréable puisqu'il nous traîne tous les autres à sa suite.
La perte d'une mère ou d'un père est le premier chagrin que l'on pleure sans eux.
Un jaloux ne peut trouver la paix que dans la mort de ce qu'il aime : là, enfin, il est sûr de ce qu'il possède.
Y a-t-il une vie après la mort ? Seulement Jésus pourrait répondre à cette question. Malheureusement il est mort.
La mort n'est qu'une idée, mais elle rend toutes les autres possibles.
L'art du pédagogue est comme l'art de l'ingénieur. L'inspiration, le génie pédagogique, l'intuition et autres vertus exaltées ne sont jamais interdits. Ils sont même, probablement, toujours nécessaires. Ils ne sont jamais suffisants.
- 5 ans 1/2. - Quoi 5 ans 1/2. - 5 ans 1/2, ça fait exactement 1998 jours que ton père est mort. - Maman je croyais que tu étais nulle en calcul mental. - Je le suis, mais je suis nulle en deuil aussi.
Les personnes les plus dérangées mentalement sont certainement celles qui voient chez les autres des signes de folie qu'elles ne remarquent pas en elles-mêmes.
Il n'y a ni discrets, ni indiscrets. Les uns redisent tout de suite ce qu'on leur a conté, les autres le répètent plus tard, et tous inventent ce qu'on ne leur a pas dit.
Nous troublons la vie par le soin de la mort ; l'une nous ennuie, l'autre nous effraye.
Je préfère les femmes d'amis aux autres : comme ça, on sait à qui on a affaire.
Les tragédies des autres sont toujours d'une banalité désespérante.
Pourquoi s'en faire avec la mort quand la vie nous donne déjà bien assez de soucis comme ça ?
Je déteste l'expression "mon livre" : j'y vois le propre d'une vanité par laquelle un sujet se pare des qualités que lui confèrent les autres en tant qu'il est lui-même un Autre.
A mesure que les soucis de la vie diminuent, ceux de la mort augmentent.
Tout homme est stupéfait par ce que les autres pensent de lui.
Pour que Charb, Cabu et les autres ne soient pas morts pour rien, laissez-nous l'ouvrir et risquer notre peau.
Un souvenir, c'est ce qu'il reste de vivant dans une chose morte.
Attendre des autres ce qu'ils ne peuvent pas vous donner revient à entrer dans une prison.
Tourcoing-Berck en autocar... Vous partez de Tourcoing centre, direction Berck. Vous descendez à Berck-Plage. Oui, il y a la mer à Berck, il y a la mer à Beeeuuurrk... Vous n'en avez pas marre des belles mers bleu turquoise ? Ça vous dit pas une belle mer gris-marron à perte de vue ?
Il n'y a plus que la peur de mort qui les retienne à la vie.
Après l'amour, dix pour cent des hommes se retournent sur leur côté droit et s'endorment, dix pour cent font de même sur le côté gauche. Les autres se rhabillent et rentrent chez eux.
Rien ne nous est plus utile que de vivre tranquille, de parler peu avec les autres et beaucoup avec nous-mêmes.
La féerie est un monde vivant que l'imagination de l'enfant est seule capable de créer à sa démesure ; les fées ont été inventées par les adultes pour tuer la féerie des lieux.