La littérature est un fleuve.
Composer un roman c'est juxtaposer différents espaces émotionnels, et que c'est là l'art le plus subtil d'un romancier.
Si médiocre soit-il, un personnage de roman est toujours supérieur à un être humain.
Même le fleuve le plus long trouve sa source dans un petit ruisseau.
Qui est emporté par le fleuve s'accroche à tout ce qui passe à sa portée.
J'ai dit un jour qu'écrire un roman c'est un peu comme construire les montagnes d'Edom avec des Lego. Ou comme édifier entièrement Paris, avec ses monuments, ses places, ses boulevards, ses tours, ses banlieues et jusqu'au dernier banc public, à l'aide d'allumettes.
Le roman est devenu une enquête générale sur l'homme et sur le monde.
Les pires tourments sont intérieurs et la véritable histoire de notre vie se déroule dans le secret des âmes et des coeurs ; là s'écrivent les pages du roman que nul lecteur jamais ne lira.
La nature du roman est l'infini.
Lire un roman est un art difficile et complexe. Il faut être capable non seulement d'une grande finesse de perception, mais d'une grande hardiesse d'imagination.
Toute littérature est assaut contre la frontière.
Nul Homme ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve car, la seconde fois, ce n'est plus le même fleuve et ce n'est plus le même homme.
La mémoire est un filtre malhonnête. Comme la littérature d'ailleurs. Et c'est sans doute bien ainsi.
En somme, les plus purs chefs-d'oeuvre sont ceux où l'on ne trouve plus aucun déchet inexpressif de formes, de lignes et de couleurs, mais où tout, absolument tout se résout en pensée et en âme.
La littérature est le chant du coeur du peuple et le peuple est l'âme de la littérature.
L'expérience est une source de richesses infinies qu'il faut savoir dominer et maîtriser, sinon elle peut fort bien se changer en un fleuve dévastateur.
Un recueil de pensées ressemble à ces lignes militaires trop étendues que l'ennemi peut percer en mille endroits.
Les oeuvres des enfants ont leur place à côté des chefs-d'oeuvre des grands maîtres.
Et la légende court, se répand, s'enjolive, un vrai roman de George Sand.
La littérature reste une des meilleures garanties pour espérer une sorte de progrès dans nos sociétés hypertechniques.
Il était tard ; ainsi qu'une médaille neuve La pleine lune s'étalait, Et la solennité de la nuit, comme un fleuve Sur Paris dormant ruisselait.
La littérature érotique pèche souvent par un excès de métaphores ridicules. Elle joue sur l'interdit et accumule les fantasmes.
La science est grossière, la vie est subtile, et c'est pour corriger cette distance que la littérature nous importe.
La plupart des pièces que nous considérons comme les chefs-d'oeuvre tragiques ne sont que des débats et des querelles de famille.
Nous ne commettons pas l'erreur des romanciers, qui se croient tenus, quand ils ont leur titre, d'écrire en supplément le roman lui-même.
La littérature est un exercice difficile. Chaque livre pose de nouveaux problèmes. A chaque fois, il faut réinventer la langue.
La littérature ne possède aucune valeur thérapeutique. Un temps, elle peut nous anesthésier, elle ne nous guérira pas de nos plaies et blessures.
Le charme : cette part de romanesque qu'une personne propage autour d'elle et qui la rend à nulle autre pareille.
Qu'est-ce qu'un fleuve sans sa source ? Qu'est-ce qu'un peuple sans son passé ?
Le roman est l'histoire éternelle du coeur humain. L'histoire vous parle des autres, le roman vous parle de vous.
En éducation, l'exclusion en littérature est un signe précurseur de l'obscurantisme, et si ce dernier envahit l'école, la nation perd ses repères.