La littérature est un fleuve.
La philosophie donne l'impression de s'occuper seulement de la vérité, mais peut-être ne dit-elle que des fantaisies, et la littérature donne l'impression de s'occuper seulement de fantaisies mais peut-être dit-elle la vérité.
Pour aimer, il faut avoir du courage quand on a de l'argent, et un romantisme délirant lorsqu'on est pauvre.
Plus le fleuve est large, plus l'autre rive est belle.
Vous ne pourrez jamais tout expérimenter. Alors, s'il vous plaît, rendez justice poétique à votre âme et faites simplement l'expérience de vous-même.
Une notation de Kafka dans son journal peut résumer mon état d'esprit d'alors : "Mon amour de toi ne s'aime pas". Je ne m'aimais pas de t'aimer
Nous avons de la littérature d'évasion, pourquoi n'existe-t-il pas des biographies d'évasion ?
Pour l'écrivain, la littérature est cette parole qui dit jusqu'à la mort : je ne commencerai pas à vivre avant de savoir quel est le sens de la vie.
La différence entre littérature et journalisme, c'est que le journalisme est illisible et que la littérature n'est pas lue.
Peut-être que l'art du roman repose sur l'émotion.
Le roman prend corps pour ensuite se vêtir. Prenant âme; la poésie demeure nue.
La personne qui n'éprouve pas de plaisir à la lecture d'un bon roman ne peut qu'être d'une bêtise intolérable.
Les derniers témoins ont vu Jeanne en larmes. Elle avait dix-neuf ans. Elle était belle. Les carnets de Léonard de Vinci disent que l'âme pleure quand elle doit se séparer de cette merveille qu'est le corps.Le fleuve de Rouen est [...] â–º Lire la suite
Le roman est l'histoire des hommes, tandis que l'histoire est le roman du passé.
Mais quelle est la différence entre la littérature et le journalisme?... Le journalisme est illisible et la littérature n'est pas lue. C'est tout.
La littérature est quelque chose qui n'empêche pas de dormir parce que, d'une certaine façon, on la fait en dormant.
Les société trop confiantes dans la littérature ont un rapport perturbé à la vérité ; les sociétés qui ne sont construites que sur l'alcool ont un rapport extrêmement perturbé à la vérité et à la littérature.
La joie est pareille à un fleuve : rien n'arrête son cours.
La seule raison d'être du roman est de dire ce que seul le roman peut dire.
Qui est emporté par le fleuve s'accroche à tout ce qui passe à sa portée.
Le roman est ennemi de la vitesse, la lecture doit être lente et le lecteur doit rester sous le charme d'une page, d'un paragraphe, d'une phrase même.
La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas.
Le fleuve le plus abondant ne peut ajouter une goutte d'eau à un vase déjà plein.
Un roman n'est intéressant que si son auteur se remet en question et s'expose à ce qu'on lui dise : " C'est illisible".
Le roman est l'apprentissage de la liberté de penser.
Le Roman est une Mort ; il fait de la vie un destin, du souvenir un acte utile...
La bêtise des gens consiste à avoir une réponse à tout. La sagesse d'un roman consiste à avoir une question à tout.
Le roman doit détruire les certitudes.
La littérature bouleverse des vies quand on rencontre le livre qui donne envie de lire.
La littérature doit dépasser le bout de la rue, montrer ce qu'une caméra ne voit pas, illuminer les coins obscurs de la vie, de la réalité, insinuer des doutes dans la tête des gens.
Le peuple n'aime ni le vrai ni le simple : il aime le roman et le charlatan.