Le calme, la quiétude, sont choses qui dépendent plus des dispositions intérieures de l'esprit que des circonstances extérieures et l'on peut les goûter même au milieu d'une apparente agitation.
Tout le poème de Job est le développement de cette idée : la grandeur qu'on trouve au fond de l'abîme.
Quand son esprit et son corps se confondirent, quand son avant-bras traça les signes sans qu'il eût à réfléchir, quand d'un coup de pinceau il put fixer des idées ou des choses sur une tablette, il comprit qu'il savait écrire.
C'est assurément ne pas connaître le coeur humain que de penser qu'on peut le remuer par des fictions.
L'homme n'est pas un animal social, c'est un esprit errant, dont on ignore heureusement la nature.
Savoir se fier est une qualité très rare, et qui marque autant un esprit élevé au-dessus du commun.
Il n'y a que deux espèces de plans de campagne, les bons et les mauvais. Les bons échouent presque toujours par des circonstances imprévues qui font souvent réussir les mauvais.
Il est certains esprits dont les sombres penséesSont d'un nuage épais toujours embarrassées ;Le jour de la raison ne le saurait percer.Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.Selon que notre idée est plus ou moins obscure,L'expression la suit, ou moins [...] â–º Lire la suite
L'esprit humain est un grenier tellement impossible à remplir que, du point de vue de la connaissance, il représente un abîme.
On se fait communément une étrange idée de ce que c'est qu'une opinion neuve et hardie. C'est toujours une opinion vieille comme les rues, mais expliquée.
L'univers n'est jamais qu'une idée fugitive dans l'esprit de Dieu - pensée joliment inquiétante, pour peu que vous veniez d'acheter une maison à crédit.
Il y a des circonstances où il faut s'abstenir de jouer à la bourse, aux courses, au baccarat ou à la roulette : primo, quand on n'a pas les moyens et secundo, quand on les a.
La déclaration d'indépendance a posé la pierre angulaire du gouvernement humain sur les premiers préceptes du christianisme.
Qui peut jamais être seul un instant en Italie ? Chaque pierre a une voix, chaque grain de poussière semble être l'instinct d'un esprit du Passé, chaque marche rappelle quelque ligne, quelque légende d'une tradition depuis longtemps à l'abandon.
L'idée de patrie est une idée de ville. La petite patrie, c'est la grande, c'est l'unique.
Bien que tout vice verse dans le coeur humain le poison de l'adversaire, c'est l'envie qui permet au serpent de cracher son venin le plus secret et de vomir la peste de sa méchanceté pour la faire partager.
Dès qu'il envisage l'érotisme, l'esprit humain se trouve devant sa difficulté fondamentale. L'érotisme, en un sens, est risible... L'allusion érotique a toujours le pouvoir d'éveiller l'ironie.
La sauvegarde de notre monde humain n'est nulle part ailleurs que dans le coeur humain, la pensée humaine, la responsabilité humaine.
Si vous avez une idée de l'endroit où vous allez, vous n'irez nulle part.
Une idée dans un homme ressemble à ce pieu de fer que les sculpteurs mettent dans leurs statues : elle l'empale et le soutient.
Ce qu'un homme ne sait pas ou ce dont il n'a aucune idée se promène dans la nuit à travers le labyrinthe de l'esprit.
le même mot n'est plus le même selon les lieux et les circonstances où il est logé. Un principe produit des fruits variés selon les esprits qui le reçoivent.
Un acteur, on peut lui faire faire n'importe quoi, alors, automatiquement, on a une idée de mépris.
Qu'est ce qui reste de l'être humain ? Qu'est ce que nous pouvons laisser de durable ? Le mot, uniquement le mot.
Les joies du monde sont notre seule nourriture. La dernière petite goutte nous fait encore vivre.
Aucun être ne mérite qu'on se soumette à ses désirs pour quelque faveur. Pareille tentative diminue notre intérêt porté à la religion. L'être humain est incapable de nous offrir le moindre objet. Sans avoir été mandaté par celui qui nous a façonnés et de terre sculptés.
La clé est de tomber amoureux de quelque chose, n'importe quoi. Si votre coeur y est attaché, alors votre esprit y sera attaché.
S'il est vrai que nos joies sont courtes, la plupart de nos afflictions ne sont pas longues.
Les hommes qu'on ne connaît qu'à moitié, on ne les connaît pas ; les choses qu'on ne sait qu'aux trois quarts, on ne les sait pas du tout. Ces deux réflexions suffisent pour faire apprécier presque tous les discours qui se tiennent dans le monde.
On nous le répète à l'école : "La vanité est le plat des sots." Mais les sages aussi condescendent à y goûter de temps en temps.
Les joies les plus pures sont les plus extrêmes.