Désinvolture. Le grand art d'attirer les autres à soi et de feindre l'ignorance, d'adopter un genre désinvolte ou indifférent.
Les tragédies des autres sont toujours d'une banalité désespérante.
Plus encore que dans les autres métiers, si on n'existe pas dans celui-ci, on n'existe pas dans la vie.
Nous émettons une idée sur toute chose avec une ignorance merveilleuse.
Le vrai bonheur est un mythe. Mieux vaut alors se leurrer en se jouant à soi-même et aux autres un bonheur factice.
Petite fille on regarde le monde comme un grand magasin de friandises, plein de guimauves et de sucreries... Mais un jour, on regarde autour de soi et on voit une prison, et on est dans le couloir de la mort. [...] â–º Lire la suite
Les lois du succès au théâtre tiennent en deux articles. Article premier : elles n'ont pas changé depuis deux mille ans. Article deux : personne ne les connaît.
Nous devons apprendre à nous aimer d'abord, dans toute notre gloire et nos imperfections. Si nous ne pouvons pas nous aimer nous-mêmes, nous ne pouvons pas pleinement nous ouvrir à notre capacité d'aimer les autres ou à notre potentiel de création.
Grandir n'apporte qu'une chose : l'indépendance. Et l'indépendance on en rêve. Parfois nous arrivons à l'acquérir en nous servant des autres et parfois c'est en étant avec l'être que nous la trouvons. Certaines personnes vont jusqu'à monnayer leur indépendance et le prix peut être très élevé.
Pourquoi ne fait-on l'effort de comprendre les autres que lorsqu'ils ne nous gênent plus ? Elle avait tout pour me fournir l'amour qui remplit une vie et nourrit une oeuvre. Mais j'ai cherché ailleurs pour me croire libre.
Nous vivons ensemble, nous agissons et réagissons les uns sur les autres ; mais toujours, et en toutes circonstances, nous sommes seuls.
Le théâtre reste un lieu où on n'expose pas un produit fini mais où le spectateur vit une expérience intime.
La plus belle chose que nous puissions expérimenter est le mystérieux. C'est la source de tout art et de toute science.
Nous ne sommes pas libres. Et le ciel peut encore nous tomber sur la tête. Et le théâtre est fait pour nous apprendre tout cela.
Ne rien dire, surtout en parlant, c'est la moitié de cet art qu'on appelle la diplomatie.
Qu'est-ce qu'une femme honnête ? Celle qui donne ce que les autres vendent.
Qu'est-ce que la théâtralité ? C'est le théâtre moins le texte, c'est une épaisseur de signes et de sensations qui s'édifient sur la scène à partir de l'argument écrit.
Le courage des musulmans durant le mois de Ramadhan montre aux non-croyants et aux croyants des autres religions l'intensité de la foi musulmane et le sens profond de l'Islam.
On va me croire changé, mais il est vrai qu'on fait pour les autres ce qu'on n'oserait pour soi-même.
Le tact est une qualité qui consiste à peindre les autres tels qu'ils se voient.
Beau avoir étudié entre autres la psychologie, il fonctionnait comme la plupart à l'aveuglette, au pifomètre. Chez les intellos, l'instinct certes est atrophié par les spéculations de l'esprit. Ils savent tout et ne comprennent rien.
La poésie est un art de vivre.
Celui qui est sévère envers lui-même et indulgent envers les autres évite les mécontentements.
Les gens répugnent à reconnaître le bonheur chez les autres et s'ils le font, c'est avec une nuance de mépris et d'ironie.
C'est le fait d'un ignorant d'accuser les autres de ses propres échecs ; celui qui a commencé de s'instruire s'en accuse soi-même ; celui qui est instruit n'en accuse ni autrui ni soi-même.
La poésie est une espèce de musique : il faut l'entendre pour en juger.
Le théâtre est un temple du contact d'homme à homme, une dramaturgie de la rencontre.
Il est plus facile de donner un conseil aux autres qu'à soi-même.
Être conscient de son ignorance est le premier pas vers la connaissance.
Il faudrait faire du théâtre satirique avec la netteté d'un Beaumarchais et l'abondance d'un Rabelais.
La poésie est une plante libre ; elle croit là où on ne la sème pas. Le poète n'est pas autre chose que le botaniste patient qui gravit les montagnes pour aller la cueillir.