Une raison stimulable est une raison faible - tendre. C'est pourquoi les moralistes et ceux qui font des remarques sont si souvent de mauvais praticiens.
Les grands savants sont souvent perçus comme des individus particulièrement calmes, qui dégagent une attitude sereine, couronnée parfois d'un léger sourire mystérieux. Tout le contraire des experts stressés et de certains universitaires agités qui s'excitent sur un air grave et qui souvent nous énervent.
Juge combien la science a d'avantages sur l'ignorance. Les autres vices apportent quelque profit à leurs sectateurs. L'ignorance seule n'attire que du mal aux siens qui souvent paient par des effets l'offense qu'ils ont faite en parole.
C'est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c'est notre regard aussi qui peut les libérer.
Nos doutes sont des traîtres et nous font perdre le bien que nous pourrions souvent gagner en craignant de tenter.
Je n'ai rien vu de ce qu'un homme blanc possède, maisons ou chemins de fer, vêtements ou nourriture, qui soit aussi bon que le droit de se déplacer en rase campagne et de vivre à notre manière.
On m'a souvent demandé de quel pays je viens, mais je suis né en France, j'écris en français, je rêve en français.
La beauté, en art, n'est souvent que de la laideur matée.
Ce qu'ils nous crient et que nous feignons souvent de ne pas entendre : c'est qu'à l'impossible chacun de nous est tenu.
Une femme qui trompe son mari n'a pas pour habitude de lui envoyer des cartes d'invitation.
Le mauvais riche, c'est celui qui donne, parce qu'il gâche le métier.
Que celui qui meurt d'amour meurt donc de chagrin, car il n'y a rien de bon à aimer sans mourir.
C'est dur d'aimer dans les limites du possible, du respect du droit... A vouloir trop avoir, on y perd ses acquis...
S'il m'arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd'hui - d'être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j'aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était [...] ► Lire la suite
Un bon opposant est toujours conservateur.
Ceux qui croient avoir trouvé la paix, ce n'est souvent que par défaut d'amour.
Un bon livre se retrouve toujours entre les mains d'un lecteur libre. Sinon il n'y reste pas longtemps, car le mauvais lecteur cherche à se débarrasser de tout ce qui ne ressemble pas à ce qu'il a déjà lu. Un livre-pute n'est jamais loin de devenir un livre-culte.
Le choix d'un bon livre n'est pas moins difficile que la lecture en est agréable.
Un mauvais enseignant porte en lui sa punition, le mépris quelquefois ou le ridicule.
Le bon juge condamne le crime sans haïr le criminel.
Le bon maître fait le bon serviteur.
Le premier verre est meilleur que le trentième, mais moins bon que le deuxième.
- Bon dieu de merde tu me piétines la gueule. - Ben excuse moi j'te croyais mort. - Et ben tu t'es trompé, connard.
Un bon et gai voisin raccourcit ton chemin.
Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C'est seulement un bon moment à passer.
Le bon sens de la vie humaine nous montre que la vie humaine est courte, et qu'il faut mieux faire de notre court passage sur terre quelque chose d'utile pour soi et pour les autres.
Le rapport entre la terre, le territoire et la terreur a changé, et il faut savoir que cela tient au savoir, c'est-à-dire à la techno-science. C'est la techno-science qui brouille la distinction entre guerre et terrorisme. A cet égard, comparé [...] ► Lire la suite
J'appelle innocence cette maladie de l'individualisme qui consiste à vouloir échapper aux conséquences de ses actes, cette tentative de jouir des bénéfices de la liberté sans souffrir d'aucun de ses inconvénients.
On dit que la fortune est aveugle. C'est exagéré, souvent elle est simplement louche.
Le bonheur passe donc souvent inaperçu et l'on découvre qu'on le côtoyait une fois qu'il a disparu. On était heureux, et on ne l'a pas remarqué. Combien de fois regarde-t-on en arrière, en considérant avec nostalgie des moments jugés pourtant imparfaits à l'époque ?
La modération est une chose fatale. Assez est aussi mauvais qu'un repas ; plus qu'assez est aussi bon qu'un festin.