Face à la mort nous n'avons qu'une ressource, faire de l'art avant elle.
Y a-t-il une vie après la mort ?Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une mort après la vie.
L'interminable débat sur la peine de mort n'est pas juste à l'égard de celui qui prémédite un meurtre.
Une longue maladie semble être placée entre la vie et la mort, afin que la mort même devienne un soulagement et à ceux qui meurent et à ceux qui restent.
La mort elle aussi brille par son absence.
La mort est misérable, qui poignarde le coeur et qui te déconstruit.
La mort est un repos pour le Sage, et pour les autres une soumission.
Le véritable art est de savoir ce qu'il faut laisser de côté, pas ce qu'il faut mettre.
Tous les matins en se levant, on devrait dire : "Chic ! je ne suis pas mort !"
La figue ne tombe jamais en plein dans la bouche.
Pour moi, la haute couture est une nécessité. Je n'aurais jamais fait ce métier sans la haute couture. C'est un confort, une sécurité. J'ai presque l'impression qu'il est de notre devoir de continuer. La haute couture c'est la France. Nous devons garder toutes les compétences et tous les savoir-faire en vie.
Je trouve le métier de journaliste dur et chronophage. Et puis c'est un métier où l'on ne vieillit pas bien.
La mort nous apprend à vivre et tout film, tout roman, tout oeuvre d'art participe de la mort.
Le critique assassine l'auteur quand il est vivant, une fois mort le plus souvent il le ressuscite.
La vie est une apogée, l'apex, le déclin; la vie est la mort - et tout le reste est ouvert à la discussion.
- Messieurs, un peu de cran : celui qui n'est pas mort garde un espoir de vie !- Vivre et ne pas mourir, ça fait deux.
- Qu'est ce qui se passe ici ?! - J'ai tiré !! IL EST MORT !!
J'écoute, et la sueur coule à ma tempe blême,Car dans l'ombre une main spectrale m'a tenduUn funèbre miroir où je vois, confondu,Monter vers moi du fond mon image elle-même.
- Mon père est mort ! - Mort pour de vrai ? - Pour de vrai... Qu'est ce que je vais faire ? Un enterrement ça va pas bien avec un mariage. - Tu as raison, il n'a qu'à mourir dans trois jours. - Comment ça dans trois jours ? Mais mon père est mort ce matin !
Passé quarante ans, tout le monde ressemble à une ville bombardée. Il tombe amoureux quand elle éclate de rire - au désir s'ajoute une promesse de bonheur, une utopie de tranquillités emboîtées -, il suffira qu'elle tourne la tête vers lui et se laisse embrasser, et il accèdera à un monde différent.
Contre la mort nul ne peut se défendre.
Le lieu où on attend la mort n'a pas besoin d'être vaste.
Même après ma mort Je ne t'oublierai pas Je ferai s'il le faut Un noeud à mon linceul.
Qui tombe n'a pas d'amis. Trébuchez seulement et regardez.
Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d'oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature.
Le suicide n'a d'avantages que s'il ennuie les autres. Pour le reste, il est vide de sens commun.
Les hommes oublient plus facilement la mort de leur père que la perte de leur patrimoine.
Savoir être jeune est un art qu'on apprend toujours trop tard.
Les femmes devraient apprendre des hommes cet art de disserter sans conséquence des sujets graves, au lieu de prendre trop à coeur les réalités qui les entourent.
La mort est peut-être la seule réalité qui a une signification quand on sort du cauchemar de la vie...
Du vivant de son père, observez les intentions d'un homme. Après la mort de son père, observez son comportement : si, pendant trois ans, il ne s'écarte pas de la voie que lui a tracée son père, on peut dire que c'est un bon fils.