Je veux mourir esclave des principes. Pas des hommes.
Les hommes meurent, tout le temps ; ils sont fatigants. Les livres ne meurent jamais.
La timidité sans fondement est de la maladresse.
Par la parole, je n'irai jamais bien loin, parce que je manque de confiance, de mémoire et de présence d'esprit ; mais ma plume a assez de dialectique pour faire honte à certains de nos hommes d'État.
A voir la manière dont on use auprès des malades dans les hôpitaux, on dirait que les hommes ont imaginé ces tristes asiles, non pour soigner les malades, mais pour les soustraire aux regards des heureux dont ces infortunés troubleraient la jouissance.
Je trouve que les hommes sont beaucoup plus vains que les femmes.
Toujours s'imposer le meilleur, dévouer son talent au bénéfice des autres, vivre honorablement sont les principes qui résistent quand les biens matériels ont disparu.
Tels les artistes comiques, les humoristes doivent mourir pour être respectés.
La mer est un élément capital pour la connaissance des peuples. La mer modèle les moeurs comme elle fait les rivages. Tous les peuples marins ont du caprice, sinon de la folie, dans l'âme.
Les hommes sont ainsi faits qu'ils croient plus volontiers ce qui leur semble obscur.
Mourir en combattant, c'est la mort détruisant la mort. Mourir en tremblant, c'est payer servilement à la mort le tribut de sa vie.
L'ennui, qui dévore les autres hommes au milieu même des délices, est inconnu à ceux qui savent s'occuper par quelque lecture. Heureux ceux qui aiment à lire.
Nous devrions vivre comme s'il fallait mourir demain et travailler comme si nous ne devions jamais mourir.
Quand les lois seront justes, les hommes seront justes.
Quelle est la frontière, la limite au-delà de laquelle on peut considérer que le cerveau ne répond plus comme avant ? Mieux vaut disparaître trop tôt que trop tard. Qu'est-ce qu'on y perd ?
C'est le rôle d'un sot d'être importun : un homme habile sent s'il convient ou s'il ennuie ; il sait disparaître le moment qui précède celui où il serait de trop quelque part.
Il est étrange que seuls des hommes extraordinaires fassent les découvertes, qui paraissent plus tard si faciles et simples.
Par quel miracle l'homme consent-il à faire ce qu'il fait sur cette terre, lui qui doit mourir ?
Les femmes préfèrent toujours les hommes insignifiants car ils leur ressemblent.
Les vrais héros sont des hommes qui échouent et qui échouent, mais qui finissent par l'emporter parce qu'ils sont restés fidèles à leurs idéaux, à leurs croyances et à leurs engagements.
Qu'il est doux d'avoir bien vécu, lorsqu'on est sur le point de mourir !
Ce ne sont quand même pas des loups, mais des hommes, et ils aiment l'argent. La vénalité est aux hommes ce que la charité est au bon Dieu.
Si je dois mourir, laissez-moi au moins mourir comme je l'ai parfois aimé.
Nul amour n'aura chanté,Sans mourir de son murmure,Qu'on n'est plus d'avoir été,Le frisson de ce qui dure.
Les hommes sont-ils capables de laisser les autres être heureux ?
Mieux vaut mourir que supplier.
Les hommes sont nés pour réussir et non pour échouer.
L'esprit de parti abaisse les plus grands hommes jusqu'aux politesses du peuple.
L'homme est inconsolable parce qu'il sait qu'il va mourir dans peu de temps, la femme est inconsolable parce quelle sait qu'elle est née il y a longtemps.
Les hommes doivent souffrir leur départ comme leur venue ici-bas ; le tout est d'être prêt.
Le rire est une chose humaine, une vertu qui n'appartient qu'aux hommes et que Dieu, peut-être, leur a donné pour les consoler d'être intelligents.