Tout ce que je fais fait référence à quelque chose qui m'a influencé.
Tout romancier, tout cinéaste, a au fond de lui un nombril du monde à exhiber.
- C'est trop. Te voir ici avec une fille ! - C'est juste une amie ! - Peut-être. Mais un jour, ce ne sera pas le cas, et je vais avoir besoin de toi, et je ne peux pas le supporter ! Et alors quoi ? Ce truc d'être amoureuse me rend dingue.
C'est dans la nature humaine ; quand on nous dit de ne pas toucher à quelque chose en général on y touche quand même... Même si on sait qu'on ne devrait pas. Peut-être parce que, au fond, on aime se compliquer la vie.
Il y a des jours où je suis complètement déprimé et capable de faire un seul dessin.
Le domestique est un français. Bavard comme l'est ce peuple, il ne pourra se retenir de parler.
Si l'on pense, on ose critiquer au lieu d'obéir ; l'indépendance de l'esprit devient un crime.
J'ai appris que l'exercice seul ne suffit pas pour rester en bonne santé - c'est tout un mode de vie.
Je préfère un croyant intelligent à un athée imbécile.
Un écrivain n'existe pas tant qu'il n'a pas écrit, et à la limite on ne sait jamais si c'est vraiment un écrivain.
Gynécologue, c'est un métier accessible aux sourds. En effet il n'y a rien à entendre et on peut lire sur les lèvres.
Il y a peu de mauvaises phrases dont un grand auteur ne saurait faire une bonne en la déplaçant.
Evidemment il y a un enfer puisque la très sainte Eglise l'enseigne ; mais la miséricorde de Dieu étant infinie, je suis à peu près sûr qu'il n'y a personne dedans.
L'amour est une chose simple, un désir suivi d'un acte bref, et le voilà ramené à ses justes proportions ; tout le reste est littérature.
L'innovation, c'est une situation qu'on choisit parce qu'on a une passion brûlante pour quelque chose.
Celui qui a conservé l'innocence de son baptême est comme un enfant qui n'a jamais désobéi à son père.
Si vous voulez être connu sans connaître, vivez dans un village ; si vous voulez connaître sans être connu, vivez à la ville.
Je ne peux prendre ma retraite. Je veux dire, j'ai commencé à travailler quand j'avais un an et demi, et j'ai travaillé toute ma vie.
Rien que de penser à ces années de carême, il se force à engouffrer le maximum de nourriture dans la panse. Ça se conçoit, mais ça présente un danger plus ou moins lointain. Trop ou trop peu, au finish on en crève.
Nous avons fini, au bout de dix ans, par acquérir une vieille Austin. Elle ne nous a pas empêchés de tenir la motorisation individuelle pour un choix politique excécrable qui dresse les individus les uns contre les autres en prétendant leur offrir le moyen de se soustraire au lot commun.
L'arrière-pensée est une chose commune qui ne mérite pas qu'on l'exprime.
Celui qui veut faire un emploi sérieux de la vie doit toujours agir comme s'il avait à vivre longuement et se régler comme s'il lui fallait mourir prochainement
Les années ne passent pas chaque année mais tous les dix à quinze ans. Pendant une dizaine ou une quinzaine d'années, on a l'impression d'avoir le même âge ; puis brusquement on vieillit d'un seul coup.
On ose me demander à moi qui ai un chien, un chat, une tortue, deux enfants, une femme et plusieurs belles-mères si j'aime les animaux.
La civilisation technique a un tort énorme : elle n'a pas encore supprimé la mort.
J'ai entendu mon âme chanter derrière une feuille, j'ai arraché la feuille, mais alors je l'ai entendue chanter derrière un voile. J'ai déchiré le voile, mais alors je l'ai entendue chanter derrière un mur. J'ai abattu le mur et j'ai [...] â–º Lire la suite
La possession d'une chose donne des idées plus justes que le désir. L'homme a plus d'ardeur pour acquérir que pour conserver.
Par elle-même la situation du migrant le contraint à déployer sont pouvoir d'adaptation, à valoriser ses talents, ses ressources mentales, son courage. Le migrant est un entreprenant-né, un entreprenant obligé, un innovateur qui doit justifier sa nouvelle place au soleil.
Mieux vaut être un mendiant qu'un ignorant.
Je sais pas ce qu'ils vont me demander, mais c'est sûrement d'aller jouer les ambassadeurs dans les pays pétroliers. Genre : « Je suis l'Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde je vous donne la paix, laissez-nous le sous-sol. »
De la naissance à la mort, on branche nos vies sur pilotage automatique et il faut un courage surhumain pour en dévier le cours.