La connaissance accumule lentement ce que l'ignorance en une heure abat.
Je ne fais pas de la musique, je jouis ! Ça peut durer une heure trente ou deux heures.
Notre siècle a tout appris, il n'erre plus que sur l'essentiel qui est la connaissance de l'homme.
Celui qui se sera étudié lui-même sera bien avancé dans la connaissance des autres.
Il faut n'appeler Science que l'ensemble des recettes qui réussissent toujours. Tout le reste est littérature.
On voit mieux maintenant ce qu'on peut et ce qu'on ne peut pas demander à la technique. On peut lui demander d'accroître l'efficacité du travail et d'en réduire la durée, la peine. Mais il faut savoir que la puissance accrue [...] ► Lire la suite
La culture c'est ce qui fait l'humain.
Le droit suppose, pour son élaboration, la connaissance des techniques sur lesquelles il s'applique.
Nous sommes tous rêvés par notre mort en attendant que son réveil nous tue.
On ne voit pas deux fois le même cerisier, ni la même lune découpant un pin. Tout moment est dernier, parce qu'il est unique. Chez le voyageur cette perception s'aiguise par l'absence des routines fallacieusement rassurantes propres au sédentaire, qui font croire que l'existence pour un temps restera ce qu'elle est.
La mort n'est pas une chose horrible, une chose à éviter, à différer, mais plutôt une compagne de chaque jour. De cette perception naît alors un sens extraordinaire de l'immensité.
Par une honorable transmission de la science grecque, la civilisation arabe figurera toujours parmi les éléments essentiels de notre grande préparation au moyen âge.
La future science du gouvernement devrait s'appeler «la cybernétique».
Seuls l'art et la science élèvent l'homme jusqu'à la divinité.
Toute critique est critique de l'oeuvre et critique de soi-même ; pour reprendre un jeu de mot de Claudel, elle est connaissance de l'autre et co-naissance de soi-même au monde.
Il y a un art dans la science, et une science dans l'art ; les deux ne sont pas des ennemis, mais des aspects différents de l'ensemble.
Le malheur est à l'art ce que le fumier est à la culture maraîchère.
Une culture naît au moment où une grande âme se réveille.
Une faïencerie installée là par des capitalistes anglais désireux de profiter de l'incroyable bon marché de la main-d'oeuvre me révolta : dégradation d'un peuple contraint à chauffer les fours par cette terrible température à une heure que, de père en fils, ils consacraient à la sieste !
La culture est l'inversion de la vie.
La science est un ensemble de règles qui nous empêchent de nous mentir. Tout ce que les scientifiques ont vraiment, c'est la réputation de dire la vérité.
La science des projets consiste à prévenir les difficultés de l'exécution.
Le seuil du temple de la sagesse est la connaissance de notre propre ignorance.
La science la plus difficile est de désapprendre le mal.
La science va vite et droit en son chemin ; mais les représentations collectives ne suivent pas, elles sont des siècles en arrière, maintenues stagnantes dans l'erreur par le pouvoir, la grande presse et les valeurs d'ordre.
Commercialement, la culture est pénalisante.
La tour peut sembler digne de personnifier l'art de l'ingénieur moderne, mais aussi le siècle de l'industrie et de la science dans lequel nous vivons.
Si la science un jour règne seule, les hommes crédules n'auront plus que des crédulités scientifiques.
La science ne saurait être rendue responsable de l'illusion des imbéciles qui prétendent, on ne sait pourquoi, qu'elle doit assurer leur bonheur.
Peu importe la quantité de sagesse et de connaissance que vous pouvez acquérir dans votre vie, vos enfants n'en recevront génétiquement pas la moindre parcelle à leur naissance. Chaque génération nouvelle part de zéro.
La seule connaissance absolue accessible à l'homme est que la vie n'a pas de sens.