Que celui qui l'a enfanté le porte, qu'il lui fasse un berceau et le berce.
Soudain elle me presse,Écarte les nervures de l'ombre,Féconde les régions du feu,M'invente où je ne rêvais plus.
Si l'idée n'est pas à priori absurde, elle est sans espoir.
La flatterie serait pire que vaine ; il n'y a pas de consolation dans la flatterie.
Dès que la calomnie s'est logée quelque part, elle s'y fixe à jamais.
Si quelqu'un te dit qu'il va faire porter une culotte à un éléphant, s'il le fait, il aura réussi une grande chose. Mais s'il ne le fait pas, il aura dit une grosse bêtise.
Avec le pacte, il n'y a pas de tromperie.
Mon corps n'a pas été fait pour paraître bien en bikini à cordes. Il a été fait pour nourrir un enfant.
La femme ne se donne qu'à son premier amour : à tous les autres, elle se reprend !
Je ne suis pas du tout un playboy. J'ai passé mon temps à tomber amoureux de telle ou telle fille et de le lui dire avec un tel épanchement de passion et de tendresse, que rien quoi, ça se terminait toujours dramatiquement.
L'amour peut être comparer au paradis, mais il peut aussi faire mal comme l'enfer.
Le silence n'est pas vide, il est rempli de sagesse.
Le Christianisme a été inventé car il est techniquement difficile de crucifier quelqu'un sur une étoile de David.
Il y a deux choses auxquelles il faut se faire sous peine de trouver la vie insupportable : ce sont les injures du temps et les injustices des hommes.
- Ce soir c'est la nouba? - Je l'emmène dîner au restaurant. - Tu lui brises le coeur, je te brise la tête !
Une nation s'éteint quand elle ne réagit plus aux fanfares ; la décadence est la mort de la trompette.
Je tâte ma cervelle, comme une poire, pour voir si elle est mûre ; ce sera exquis en septembre.
Si la raison gouvernait les hommes, si elle avait sur les chefs des nations l'empire qui lui est dû, on ne les verrait point se livrer inconsidérément aux fureurs de la guerre.
De la même façon que je me retourne rarement vers le passé, je ne sais jamais de quoi sera fait mon avenir. Aujourd'hui, seul le présent m'intéresse. Et il est beau.
Quand il n'y a plus de chance, il y a encore l'espoir.
Et il a pris le rouge...
Pour se plaire il faut se ressembler beaucoup afin de s'entendre, et différer un peu afin d'avoir à se comprendre.
Le peuple met autant de plaisir à renverser les idoles dont il s'est lassé qu'il en a pris à les ériger.
J'aperçois des barreaux à travers lesquels le soleil lui comme une marâtre, et le zéphyr, pour votre tourment, semble vous apporter les soupirs de la bouche dont vous ne devez plus sentir les doux baisers.
Verrouillez vos bibliothèques si vous le souhaitez ; mais il n'y a pas de porte, pas de serrure, pas de verrou que vous pouvez mettre sur la liberté de mon esprit.
La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
Il ne faut jamais mettre en place un meurtre. Il doit se produire de manière inattendue, comme dans la vie.
Une blessure cachée s'infecte et distille son poison. Il faut qu'elle soit regardée, écoutée, pour devenir source de vie.
Il y a quantité d'hommes heureux en cette vie, mais le bonheur comme le bien ne fait pas de bruit et il est plus difficile de le découvrir.
Pour que les hommes, tant qu'ils sont des hommes, se laissent assujettir, il faut de deux choses l'une : ou qu'ils y soient contraints, ou qu'ils soient trompés.
Pour le peuple colonisé, la valeur la plus essentielle, parce que la plus concrète, c'est d'abord la terre: la terre qui doit assurer le pain et, bien sûr, la dignité. Mais cette dignité n'a rien à voir avec la dignité de la personne humaine. Cette personne humaine idéale, il n'en a jamais entendu parler...