Ecrire du théâtre, c'est aussi, sans doute, faire circuler subrepticement les images du désir.
A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité.
Une femme doit avoir de l'argent et une chambre à elle si elle veut écrire de la fiction.
Aujourd'hui, les soignants éprouvent un sentiment profond d'absence de considération et de perte de sens de leurs métiers. Une crise de reconnaissance s'ajoute à la crise d'efficacité, de moyens et de souveraineté, comme nous l'avons vu pendant la Covid.
Il n'y a de bonheur au monde que dans le sentiment de la force uni à celui de la puissance.
Le théâtre n'est pas la démonstration analytique de notre condition ; il est le chant dithyrambique de nos désirs profonds ou de nos railleries.
Je voudrais aujourd'hui écrire de beaux versAinsi que j'en lisais quand j'étais à l'écoleÇa me mettait parfois les rêves à l'enversIl est possible aussi que je sois un peu folle.
Les femmes sont toutes des sottes. Elles aiment provoquer le désir des hommes et le redoutent.
Une pièce sans livres, c'est comme un corps sans âme.
La liberté est dans le geste : écrire. Emprisonnés même, on peut encore écrire sur les murs, faire signe de liberté.
Rejette ton sentiment d'avoir été offensé et l'offense elle-même disparaîtra.
La gratitude n'est pas un sentiment efficace en politique. C'est une erreur que d'en tenir compte.
Quelle vanité que la peinture qui attire l'admiration par la ressemblance des choses, dont on n'admire point les originaux !
La vanité consiste à vouloir paraître ; l'ambition, à vouloir être ; l'amour-propre, à croire que l'on est ; la fierté, à savoir ce que l'on vaut.
C'est ça être un homme ! un grand désir et une totale impuissance...
La lecture, mes amis, c'est comme la parole d'amour ou comme Dieu le Père : jouissif en diable, charnel d'abord.
Dès qu'un sentiment s'exagère, la faculté de raisonner disparaît.
Je ne suis pas pour les cadeaux luxueux dénués de sens, qui dénotent la vanité de celui qui offre mais ne prouvent pas qu'on a pensé à faire plaisir à celui qui les reçoit.
Si Dieu avait voulu que l'amour soit éternel, je suis sûr qu'il se serait arrangé pour que les conditions du désir le demeurent.
Le théâtre peut être le lieu où il semble que quelque chose se passe.
La première chose que doivent apprendre les jeunes élèves d'art dramatique, ce n'est pas l'ivresse du théâtre mais bien ses exigences.
Rien ne fait mieux écrire que d'écrire sur ce qu'on aime.
Gavez les hommes de données inoffensives, incombustibles, qu'ils se sentent bourrés de "faits" à éclater, renseignés sur tout. Ensuite, ils s'imagineront qu'ils pensent, ils auront le sentiment du mouvement tout en piétinant.
La vie, c'est une panique dans un théâtre en feu.
Ne perdez jamais le désir de progresser. Si vous tombez, ce n'est pas grave, à condition que vous fassiez chaque fois l'effort de vous relever.
Pitié pour celui qui, ayant épuisé ses réserves de mépris, ne sait plus quel sentiment éprouver à l'égard des autres et de lui-même !
Le désir est ce qui couvre d'un seul visage nos deux mondes : celui de la destruction et celui de l'amour. Le visage est la solution toujours provisoire de ce conflit.
La mort ronge tous les jours ce que nous appelons vivre, et la vie avale sans arrêt notre désir du néant.
La jalousie est un sentiment qui dérape !
Qu'importe à Dieu par quelle voie nous parvenons à lui ! Et de quel bois nous alimentons le feu qui nous consume ! L'ardeur du désir compte seule !
Ils regardent leurs corps. Leurs visages tournés l'un vers l'autre, leurs coudes s'effleurant, ils sont comme un homme et une femme après l'amour, reclus de volupté, au point d'en trouver une nouvelle à ne plus se toucher. Un désir traîne [...] â–º Lire la suite