Ca fait partie de la condition d'acteur de toujours rejouer sa jeunesse.
Le roman est l'histoire des hommes, tandis que l'histoire est le roman du passé.
Les malheureux sont ingrats ; cela fait partie de leur malheur.
Faire un film provoque de l'angoisse et beaucoup de noeuds à l'estomac, surtout pour les studios. Alors ça les rassure d'acheter des best-sellers et de se dire qu'une histoire a du potentiel parce qu'elle a déjà accroché un nombre considérable de lecteurs.
Je suis trop occupé à chercher le prochain rôle à faire. Je pense à la façon de continuer, de survivre dans la même veine. J'aime ma carrière et ma vie telle qu'elle est.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Le journal télévisé n'est plus qu'un film du monde en accéléré.
Lorsque la nouvelle littérature régnera sans partage et que vous n'aurez plus d'histoires, vous n'aurez plus de héros.
- Est ce que tu te souviens la première fois où on s'est rencontrés ? - Pardon ? - Eh bien, j'essayais de me rappeler de notre première rencontre. C'était probablement chez Luke non ? - C'était chez Luke, à l'heure du déjeuner. [...] â–º Lire la suite
Quelle place la littérature prétend-elle prendre dans ce chaos où l'intime se mêle au politique, où tout semble mouvant et incertain, où le réel revendique sa part de piège et de risque ?
La vieillesse porte coup à la mémoire.
Un acteur cherche la reconnaissance, qu'elle soit sous forme de récompense ou de sollicitation.
Le mariage est une pièce à deux personnages dont chacun n'étudie qu'un rôle : celui de l'autre.
Relativiser, il paraît que cela fait partie d'un processus qui s'appelle vieillir.
Voir, entendre, toucher, sont des miracles et chaque partie et chaque particule de moi-même est un miracle.
J'insiste sur l'importance des « humanités », qui, seules, pourront fournir du « sens » à la jeunesse qui en réclame.
Désespoir, amour, gaieté. Qui a ces trois roses enfoncées dans le coeur a la jeunesse pour lui, en lui, avec lui.
Le contexte et les souvenirs jouent un puissant rôle dans tous les vrais bons repas qu'une personne prendra dans sa vie.
La jeunesse est un art.
Je n'essayais pas de battre Pulp Fiction avec Jackie Brown. Je voulais aller en dessous et faire un film d'étude de caractère plus modeste.
Le lecteur idéal lit toute la littérature comme si elle était anonyme.
La première partie de la vie se passe à désirer la seconde ; la seconde à regretter la première.
J'ai découvert que le film muet est presque un avantage. Vous devez juste penser au sentiment que cela peut montrer. Aucune ligne ne la pollue. Il n'en faut pas beaucoup - un regard, un battement de cils - pour que l'émotion soit vive.
Je reviendrai au cinéma quand on me proposera un beau rôle, dans un film d'auteur, original.
On emploie sa jeunesse à s'enrichir, et la richesse à rajeunir.
Un être humain est une partie du tout que nous appelons "Univers"... Une partie limitée dans le Temps et dans l'Espace.
Nous sommes intoxiqués par la littérature au point de ne pouvoir vivre par nous-mêmes.
Toutes les histoires d'amour sont des projections. A travers l'autre on est amoureux d'une partie de soi qu'on n'a pas exploitée, la partie perdue de soi-même.
Lui et moi, nous faisons partie du peuple accablé par la sourde terreur de ne pas comprendre le monde et ce qui s'y passe.
Jouer un personnage est une illusion, et je pense que lorsque vous en connaissez trop sur une personne, peut-être une partie de cette illusion est perturbée.
Une partie de l'art de vivre dépend de notre capacité à combattre notre impuissance.