La douleur est le terreau de l'artiste.
Un artiste est presque toujours tendu sur le bord du délire.
L'infortune des malheureux serait peu de chose sans notre indifférence. Il n'y a que les hommes pour fermer les yeux sur la souffrance des autres.
Une oeuvre d'art détruite, c'est le patrimoine de l'humanité qui est entamé, et c'est irremplaçable.
La douleur est aussi nécessaire que la mort.
On est assuré de réussir lorsqu'on a trop d'impudeur pour le talent qu'on a.
Le talent c'est la lutte contre l'oubli.
C'est une manie, chez ceux qui louangent les grands disparus, de semer des références à leur propre talent et de s'applaudir eux-mêmes.
Faute d'argent, c'est douleur non pareille.
Qui connaît sa douleur la décime. Mais qui connaît sa joie la décuple.
Elle pouvait indiquer un envoûteur qui, par image de cire bien travaillée, aiguilles plantées et conjurations prononcées, ferait oeuvre nocive sur Mahaut.
La haine n'est-elle pas aussi douloureuse que l'amour ? Celui qui déteste son semblable s'enchaîne à sa rancune, se fait prisonnier de son ressentiment. Il n'est plus un être libre.
L'art n'exige pas de l'artiste du talent mais des oeuvres.
Jamais aucun écrivain n'a pensé qu'en écrivant une oeuvre il allait sauver l'humanité. Ni aucun peintre, ni aucun sculpteur. Mais, ça peut nous aider à poser des meilleures questions et très, très lentement à faire bouger les choses.
Le théâtre a toujours été une école pour les jeunes, les gens à demi-cultivés et les femmes, qui, possédant encore le bas talent de se tromper ou de se laisser tromper, sont accessibles à l'illusion et à la suggestion de l'auteur.
Je vois très bien que le talent n'a de valeur que parce que le monde est enfantin. Si le public avait la tête assez forte, il se contenterait de la vérité.
Il n'est rien de plus urgent que d'apprendre la patience, le plaisir de se perdre, la ruse et le détour, la danse et le jeu, pour se retrouver capable de façonner sa vie comme une ironique oeuvre d'art.
La douleur est l'auxiliaire de la création.
La fait du véritable artiste n'est pas de se complaire en ce qu'il fit, mais de le comparer tristement à ce qu'il avait voulu faire.
La souffrance est le fil dont l'étoffe de la joie est tissée. Jamais l'optimiste ne connaîtra la joie.
La souffrance existe pour les êtres, aucun d'entre eux ne peut s'y soustraire.
On écoutait Charlie Parker et John Coltrane. Leur souffrance me donnait du sens.
Je ne savais pas que la douleur contient d'étranges labyrinthes, où je n'avais pas fini de marcher.
Chaque enfant a un terreau stable pour sa vie, mais le lieu où naît un poète, personne ne le sait. Dans quelle vallée de l'Eden il grandit, personne ne le sait. Le poète est un ange et il a des [...] â–º Lire la suite
Il faut avoir aimé dans la douleur pour savoir ce que c'est vraiment qu'aimer.
Je crois passionnément que chacun a un talent particulier donné par Dieu.
Le théâtre c'est plus de la douleur que du bonheur. C'est cette douleur qui est une joie.
Qui porte des chaussures ignore la souffrance de qui marche pieds nus.
Il n'est de souffrance aussi grande que le souvenir de la joie dans le chagrin présent.
Pour moi, la vie a un sens. Et, si la vie a un sens, la souffrance aussi en a un, même si elle peut paraître révoltante et même incompréhensible.
Si une personne vous blesse, vous pouvez oublier la blessure ; mais si vous lui nuisez, vous vous en souviendrez toujours.