Le monde est une prison où il n'y a ni espoir, ni saveur, ni odeur. Une prison... pour ton esprit.
La personne est une multiplicité intérieure, inachevée, appelée à s'ordonner, s'unifier. Dieu ne fait qu'ébaucher l'homme, c'est sur la terre que chacun se crée.
Le gag nous surprend, non pas en nous exposant une réalité inconnue, mais en nous présentant quelque chose de connu d'un point de vue inattendu.
Écrire consiste à rêver avec une intensité telle que nous parvenons à arracher au monde un morceau.
La société est divisée en deux classes, les tondeurs et les tondus.
Comme rien n'est plus précieux que le temps, il n'y a pas de plus grande générosité qu'à le perdre sans compter.
Le sentiment de confiance est tout aussi difficile à acquérir qu'à octroyer, car il finit souvent bafoué et trahi à tel point que nous finissons par nous méfier de notre propre chemise.
La terre est le probable paradis perdu.
Une pièce de théâtre doit être le lieu où le monde visible et le monde invisible se touchent et se heurtent.
Il s'agit de fonder la paix du monde sur un ordre légal, de faire une réalité de droit de cette solidarité internationale qui apparaît comme une réalité physique.
Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.
Tout le monde se fait payer.
La crainte gouverne le monde, et l'espérance le console.
La seule voie qui offre quelque espoir d'un avenir meilleur pour toute l'humanité est celle de la coopération et du partenariat.
C'est la chose la plus difficile au monde d'accepter un «petit» succès et de le laisser ainsi.
Le monde humain trompe par un commerce de grimaces.
Les deux peuples ont tant à gagner à s' entendre et tant à perdre à continuer le combat.
On ne vient pas au monde avec une personnalité, il faut se la faire.
La vie n'est pas un problème à résoudre mais une réalité dont il faut faire l'expérience.
Dans un monde d'abondance, personne, pas une seule personne, devrait avoir faim. Mais près d'un milliard n'ont toujours pas assez à manger. Je veux voir la fin de la faim partout dans ma vie.
Le travail, c'est une belle invention, parce que tout le monde croit que c'est sacré.
Nous devons croire que tout a une cause, comme l'araignée tisse sa toile afin d'attraper les mouches, et le fait bien avant de savoir qu'en ce monde il existe des mouches.
Nous sommes tous motivés par la simple conviction que le monde tel qu'il est ne suffira pas - que nous avons l'obligation de nous battre pour le monde tel qu'il devrait être.
Dans un monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux.
Les idées font le tour du monde : elles roulent de langue en langue, de siècles en siècles, de vers en prose.
Les gens qui vivent dans le passé doivent s'incliner devant ceux qui vivent dans l'avenir. Sinon le monde se mettrait à tourner à l'envers.
Le cynisme est le comble de la franchise dans une société d'hypocrites.
La musique n'a pour ainsi dire point de réalité ; elle n'imite pas, elle exprime. La musique est à la fois une science comme l'algèbre, et un langage psychologique auquel les habitudes poétiques peuvent seules faire trouver un sens.
Il n'est rien de pire dans le monde qu'une femme, si ce n'est une autre femme.
Mais au moins, se perdre dans l'espace, ça vous tenait occupé.
Le marxisme est une vision du monde révolutionnaire qui doit toujours lutter pour de nouvelles révélations.