Les jardins sont une des formes du rêve, comme les poèmes, la musique et l'algèbre.
L'amitié ne se recherche pas, ne se rêve pas, ne se désire pas ; elle s'exerce (c'est une vertu).
Se taire en classe, c'est respecter le sommeil des autres.
Le rêve du méchant est son premier supplice.
Quel est le rêve qui vaut mieux que la réalité ? Rêver qu'on est marié.
Ce n'est pas parce que je rêve de Dieu qu'il est, c'est parce qu'il est que je rêve de lui.
Vouliez-vous, pour berceau d'un rêve glorieux, pour l'épanouissement d'une fleur d'idéal, un lieu plus favorable que cette cour d'amour discrète, au belvédère d'un coteau, au milieu des lointains azurés et sereins, avec une volée de jeunes qui adoraient le Beau [...] ► Lire la suite
Anesthésie : Sommeil garanti, réveil aléatoire.
La poésie rend la vie ce que les lumières et la musique font de la scène.
Le déraisonnable de l'opéra réside dans le fait qu'on y utilise des éléments rationnels, qu'on y cherche une certaine matérialité et un certain réalisme, alors que la musique anéantit tout cela.
Jung voyait en Freud un mentor, mais il ne voulait jamais être le disciple de personne.
Il y a soixante millions de personnes, dans ce pays, qui n'habitent pas qu'en région parisienne ! On devrait s'en souvenir un peu plus souvent...
La musique est une illusion qui rachète toutes les autres.
Ma musique est la fusion de trois éléments: mes racines, ma culture, et ma passion pour la musique.
Le souvenir est l'espérance renversée. On regarde le fond du puits comme on a regardé le sommet de la tour.
Les habitants des fleuves connaissent la vie des poissons. Les montagnards connaissent le chant des oiseaux. Les habitants des fleuves vivent du fleuve. Les montagnards vivent de la montagne.
Et vivre, n'est-ce pas rêver d'un rêve ?
Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage.
Peinture et poésie se font comme on fait l'amour : un échange de sang, une étreinte totale, sans aucune prudence, sans nulle protection. Le grand saut, à chaque fois.
Le temps où j'ai brûlé ma guitare c'était comme un sacrifice. Vous sacrifiez les choses que vous aimez. J'aime ma guitare.
Il est toujours facile d'obéir, si l'on rêve de commander.
Si la musique est la pâture de l'amour, jouez encore, donnez m'en jusqu'à l'excès, en sorte que ma faim gavée languisse et meure.
Moi, la musique m'a convertie, elle m'a sauvée.
L'eau transparente de ton souvenir caressait les sauges mouillées et les mousses.
Je conserve le souvenir lumineux de cette période atroce.
Du romantisme et de sa haine du conforme datent deux choses : le rêve d'immortalité a été remplacé par celui de la postérité, reconnaissance tardive des artistes maudits, lequel est éclipsé de nos jours par la notoriété, à savoir la dilatation de soi sur tous les réseaux et médias comme ego visible et flottant.
Souvent le coeur se fatigue de voir que jamais vie et rêve ne concordent.
La poésie est une solitude... et nous sommes des moines qui échangent des silences.
La musique est le meilleur moyen de digérer le temps.
Il n'y a pas de différence entre le rêve et le souvenir. Par la mémoire nous croisons devant des rivages que nos yeux ignorent mais que notre coeur reconnaît pour les avoir visités avec la chaleur et la sincérité de notre jeunesse.
Nous nous réveillons tous au même endroit du rêve ; Tout commence en ce monde, et tout finit ailleurs.