Le souvenir est l'espérance renversée. On regarde le fond du puits comme on a regardé le sommet de la tour.
Rien n'est estimable en soi, ni l'or, ni les perles, ni les soieries les plus fines. Un objet, si parfait soit-il, n'a de valeur que par le souvenir qu'il incarne.
Le songe est peut-être à l'être humain ce que les cavernes sont à la terre : le refuge d'une mémoire qui s'invente au fur et à mesure.
C'est seulement une fois que l'on a installé un rapport de confiance et de sympathie que l'on est en position d'influencer quelqu'un.
Arthur Dreyfuss aimait les gros seins. Il s'était d'ailleurs demandé, si d'aventure il avait été une fille, et parce que sa mère les avait eus légers, sa grand-mère lourds, du moins dans le souvenir des étreintes asphyxiantes, s'il les aurait [...] â–º Lire la suite
La mémoire la plus profonde est une mémoire de toute notre destinée.
On invente toute ce que la mémoire a pu oublier. On en rajoute.
Les vacances c'est la période qui permet aux employés de se souvenir que les affaires peuvent continuer sans eux.
Le vieillissement est essentiellement une opération de mémoire. Or c'est la mémoire qui fait toute la profondeur de l'homme.
Une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation.
On a beau méditer, le souvenir d'un ami fait pousser parfois dans le coeur le plus serein un brin de nostalgie. C'est une herbe qu'on ne doit pas cultiver en trop grand quantité car elle rend l'âme triste.
Utiliser la raison sans espoir de profit est une attitude purement sentimentale.
La pompe des enterrements funèbres intéresse plus la vanité des vivants que la mémoire des morts.
Dans les sociétés moribondes, l'ambition satisfaite a le goût amer de l'échec.
La confiance est un élément majeur : sans elle, aucun projet n'aboutit.
Si tu désires vraiment vivre en sûreté, défie-toi de tes ennemis, mais aie confiance en tes amis, et conserve-les.
La modeste et douce bienveillance est une vertu qui donne plus d'amis que la richesse et plus de crédit que le pouvoir.
Ce que peut la vertu d'un homme ne se doit pas mesurer par ses efforts, mais par son ordinaire.
La reconnaissance a la mémoire courte.
Souvent avec la fin du travail il vous vient le souvenir de l'injustice la plus grande. Je parle du quotidien de la vie.
Au bout du fossé la culbute.
La vertu n'embellit pas toujours, mais le vice toujours enlaidit.
Une république n'est point fondée sur la vertu ; elle l'est sur l'ambition de chaque citoyen, qui contient l'ambition des autres.
J'ai plus confiance en la cuisine de mon pays qu'en sa justice.
La vertu ne peut habiter avec la richesse ni dans une ville ni dans une maison.
Les grandes idées ont besoin de silence, de douceur, elles ont besoin qu'on les mette en confiance : il y a un côté réfugié politique dans une bonne idée de roman.
L'érudition, c'est la mémoire et la mémoire, c'est l'imagination.
Une citoyenneté, par essence, ça pousse pas comme ça. C'est pas naturel. Mais son artifice et sa précarité apparaissent mieux, comme dans l'éclair d'une révélation privilégiée, lorsque la citoyenneté s'inscrit dans la mémoire d'une acquisition récente: par exemple la citoyenneté française accordée aux Juifs d'Algérie par le décret Crémieux en 1870.
Sans la foi aux autres, la société se disloque. Nulle vie humaine n'est possible si elle ne fait confiance à une autre vie.
On ne doit pas accorder sa confiance à quelqu'un qui ne sourit jamais.
Pourquoi attendre que l'instant soit souvenir pour l'apprécier ?