L'accumulation des connaissances n'est pas la connaissance.
La douleur de vivre, c'est la conscience obscure de se sentir mourir.
La conscience est une poltronne qui, quand elle n'a pas eu assez de force pour prévenir une faute, a rarement assez de justice pour punir le coupable en l'accusant.
Pour la connaissance de la civilisation d'une époque, l'illusion même dans laquelle ont vécu les contemporains a la valeur d'une vérité.
Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être. C'est inversement leur être social qui détermine leur conscience.
L'homme doit prendre conscience de ses abîmes pour mieux les contourner.
La beauté même, et la perception qu'on en a, est source de mélancolie.
La connaissance de soi est une naissance à sa propre lumière, à son propre soleil. L'homme qui se connaît est un homme vivant.
Le cadeau le plus précieux que nous puissions offrir à quiconque est notre attention. Lorsque la pleine conscience embrasse ceux que nous aimons, ils fleuriront comme des fleurs.
D'où nous venons, où nous allons, cela n'a guère de sens de se le demander car nous sommes l'histoire de l'univers à l'horloge infidèle de notre conscience présente.
La liberté consiste à choisir entre deux esclavages : l'égoïsme et la conscience. Celui qui choisit la conscience est l'homme libre.
Ce que nous appelons "mauvaise conscience" est en fait la bonne conscience : c'est la vertu qui se dresse en nous pour nous accuser.
Qui n'a pas conscience de son histoire, en est forcément dépossédé.
Un secret qu'on est vraiment seul à détenir, un tel secret rendrait malades les plus robustes, et on peut même se demander s'il existe une conscience assez intrépide pour supporter ce tête-à-tête, sans en mourir.
Dieu est l'ombre de la conscience projetée sur le champ de l'imagination.
La connaissance du génome donnera de nouveaux outils pour comprendre comment l'individu s'adapte et se construit historiquement à partir de son génome sans que le génome constitue pour autant un destin.
On ne se donne pas bonne conscience uniquement en brûlant de l'encens et en vénérant des statues, encore faut-il des actes de justice et de bonnes actions.
La conscience et la lâcheté sont réellement les mêmes choses.
On ne naît pas en naissant. On naît quelques années plus tard, quand on prend conscience d'être.
La science est surtout une prise de conscience de plus en plus complète de ce qui peut et doit être découvert.
La conscience qu'un homme peut avoir de lui-même n'est autre que celle de Dieu à son égard.
La connaissance accumule lentement ce que l'ignorance en une heure abat.
Toutes les fois où je déprime en voyant ce qui se passe dans le monde, je pense à la zone d'arrivée des passagers de l'aéroport de Londres ; de l'avis général nous vivons dans un monde de haine et de cupidité. [...] â–º Lire la suite
La connaissance de soi est à la fois inutile et inappétissante. Qui souvent s'examine n'avance guère dans la connaissance de lui-même. Et moins on se connaît, mieux on se porte.
De quoi est né le socialisme ? De la révolte de tous ces sentiments blessés par la vie, méconnus par la société. Le socialisme est né de la conscience de l'égalité humaine.
Un journal, c'est la conscience d'une nation.
La connaissance explique la naissance, toute substance implique sa preuve.
La conscience est probablement ce lieu intime où chaque être humain peut en toute liberté prendre la mesure de sa responsabilité à l'égard de la vie.
Quelquefois, hélas ! la conscience humaine supporte un fardeau d'une si lourde horreur, qu'elle ne peut s'en décharger que dans le tombeau.
J'ai toujours un espoir parce que je crois en l'homme. C'est peut-être stupide. La voie de l'homme est d'accomplir l'humanité, de prendre conscience de soi-même.
Qui augmente sa connaissance augmente son ignorance.