J'ai le blues dans mon coeur, et le diable dans mes doigts.
Veillez par tous les moyens sur cette souveraineté fondamentale que possède chaque nation en vertu de sa propre culture. Protégez-là comme la prunelle de vos yeux pour l'avenir de la grande famille humaine.
Les courses d'avions ne demandent pas nécessairement beaucoup de courage mais une certaine folie et un total mépris de sa propre vie.
Je ne pense pas que nous sommes la même personne toute notre vie.
En amour, lorsqu'on désire sa liberté, c'est pour l'aliéner en d'autres mains.
Il est admirable pour un homme d'emmener son fils à la pêche, mais il existe une place particulière au paradis pour le père qui emmène sa fille faire les boutiques.
Quand on pense à quel point la mort est familière, et combien totale est notre ignorance, et qu'il n'y a jamais eu aucune fuite, on doit avouer que le secret est bien gardé !
Une bonne interview, c'est celle qui conduit à faire sortir l'interviewé de sa langue de bois.
L'écrivain est soit un ermite, soit un délinquant guidé par sa culpabilité, soit les deux... Souvent les deux.
Contre qui luttons-nous jamais sinon contre notre double ? Contre cet autre en nous qui cherche à nous faire entendre que le monde n'a pas de sens ?
Le génie est la capacité de maintenir sa vision stable jusqu'à ce qu'elle devienne réalité.
Je fais dire aux autres ce que je ne puis si bien dire tantôt par faiblesse de mon langage, tantôt par faiblesse de mes sens. Je ne compte pas mes emprunts, je les pèse.
La divinité de l'homme réside dans sa singularité.
Je pense que le happy-end des contes de fées donne à l'enfant l'image d'épreuves qui, évidemment, sont loin de sa réalité, mais qui lui permettent momentanément de s'identifier à des héros qui traversent des passes difficiles et qui arriveront tout de même à triompher des obstacles.
C'est parce que nos paysans ne reculent pas devant la besogne que notre race nationale donne maintenant des veaux de qualité.
Il faut avoir peur de mourir pour apprécier le temps qui passe à sa juste valeur.
Est fanatique celui qui est sûr de posséder la vérité. Il est définitivement enfermé dans cette certitude ; il ne peut donc plus participer aux échanges ; il perd l'essentiel de sa personne. Il n'est plus qu'un objet prêt à être manipulé.
L'habitude ! aménageuse habile mais bien lente, et qui commence par laisser souffrir notre esprit pendant des semaines dans une installation provisoire ; mais que malgré tout il est bien heureux de trouver, car sans l'habitude et réduit à ses seuls moyens, il serait impuissant à nous rendre un logis habitable.
La haine est un tonique : elle fait vivre, elle inspire la vengeance, mais la pitié tue, elle affaiblit encore notre faiblesse.
- Tu vas pas vraiment porter ça hein ? - Porter quoi ? - Le sac à main. Tu vas vraiment l'garder ou vous vous foutez tous de ma gueule ? - C'est là que j'mets mes affaires. On m'fait des tas de [...] â–º Lire la suite
J'ai épousé le premier homme que j'ai embrassé. Quand je le dis à mes enfants, ils vomissent.
Je ne sais malheureusement pas chanter le Blues comme auparavant. C'est la vérité de cette musique qui me manque, ce qui tend à prouver qu'on ne devrait jamais perdre son héritage.
L'amour déborde, c'est sa nature.
Traiter tous les hommes avec la même bienveillance et prodiguer indistinctement sa bonté peut tout aussi bien témoigner d'un profond mépris des hommes que d'un amour sincère à leur égard.
Tout le monde peut retourner sa veste mais il faut un certain talent pour la remettre à l'endroit.
Tu éclipses Avec ton souvenir toutes les autres délices, Et mélanges de chagrin mes plaisirs les plus chers.
Quand le réalisme s'impose comme la vision unique, qu'il brandit comme idéal de représentation la photographie, qu'il fait du roman sa chasse gardée, qu'est-ce qu'il reste à faire au poète ?
Je ne mourrai pas dans les bras d'Anna, quelle drôle de position, de situation indigne de nous et de notre amour. Il me faudra terminer ce que j'ai à faire, ne rien imposer à personne, loin des regards, loin de celle qui m'a vraiment regardé.
On nous donne un code pour vivre notre vie. Nous ne le suivons pas toujours, mais il est toujours là.
Très tôt, j'ai décidé d'accepter la vie sans condition. Je n'ai jamais pensé que cela m'apporterait quoi que ce soit de spécial et j'ai pourtant l'impression que ce que j'ai accompli dépasse toutes mes espérances. La plupart du temps, les choses sont arrivées sans que je les provoque.
Ne me parlez pas de la non-responsabilité du savant face aux utilisations détournées de ses découvertes. Il y a autant de savants innocents dans le monde qu'il y avait de paysans persuadés d'habiter près de l'usine Olida dans les faubourgs [...] â–º Lire la suite