La meilleure façon de prouver mes prédictions était de les réaliser...
Quand j'avais 17 ans, mon père était si stupide, je ne voulais pas être vu avec lui en public. Quand j'avais 24 ans, j'ai été étonné de voir tout ce que le vieil homme avait appris en seulement 7 ans.
Lors de mes visites en Amérique, j'ai découvert que le vieux dicton marxiste, "De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins", était probablement plus en vigueur en Amérique - ce saint des saints du capitalisme - que dans tout autre pays. dans le monde.
Déjà l'humour était pour moi ce qu'il devait demeurer toute ma vie : une aide nécessaire, la plus sûre de toutes.
J'ai décidé très tôt d'être une héroïne. L'important était que ce fût difficile, grand, excitant !
Mon père était un saint, pas moi.
L'égalité des chances, c'est la chance de prouver l'inégalité des talents.
L'amour est un grand maître, ce qu'on ne fut jamais, il nous enseigne à l'être.
Si l'ennui était mortel, l'école serait un cimetière.
Elle avait un joli visage, mais sa tête était dans l'espace.
Corde. Instrument que l'on utilisait pour rappeler à l'assassin qu'il était également mortel.
Le chant des oiseaux m'exaspérait. Ces putains de piafs et la musique du bonheur! Je croyais encore que les autres étaient heureux. J'étais jaloux de leurs belles gueules. J'étais jaloux de la vie des autres. J'étais jaloux de la vie. [...] â–º Lire la suite
Si seulement je n'avais pas grandi ça aurait été parfait ; plus je vieillissais, moins j'étais en mesure d'apprécier papa. D'un côté il savait tout, mais de l'autre il ne connaissait rien.
Ma première idée était que peut-être l'« étant », le « quelque chose » qu'on peut désigner du doigt, correspond à une maîtrise de l'« il y a » qui effraie dans l'être.
Si notre Dieu était celui des philosophes et des savants, même s'il se réfugiait au plus haut des cieux, notre misère l'en précipiterait.
Dans ma famille, la mode était quelque chose dont nous n'avons jamais parlé, on pensait que c'était plutôt superficiel.
L'histoire était stupéfiante. Ainsi donc, si difficile à imaginer que ce soit, que d'évènements se produisaient dans l'existence des gens, tragédies, chagrins, miracles, instants qui modifiaient une vie entière.
Si la vie était en paire, je choisirais l'amour et la paix.
La matinée était à la fois fraiche et chaude : à Acapulco, la radieuse chaleur sèche rachète tout- la laideur des édifices, la saleté des rues, la misère des gens en plein zénith touristique, l'aveuglement des riches qui font semblant [...] â–º Lire la suite
Il était devenu même populaire, car la vraie forme de la gloire est d'être admiré sans être lu, ce qui supprime les réserves et réticences.
Ma mère était la plus jolie femme de la ville.
Agissez comme s'il était impossible d'échouer.
Chère Claire, Les mots « si » et « j'avais » sont des mots qui pris séparément n'ont rien de particulièrement effrayant mais placez les l'un à la suite de l'autre et ils auront le pouvoir de vous hanter pour le reste de [...] â–º Lire la suite
Même le diable fut un ange au commencement.
Le mystère de la mort était entré, sans prendre conseil, et s'était assis entre eux sur un trône d'énigmes...
De décennie en décennie, l'intelligence humaine s'atrophiait, se sclérosait. Toute idéologie était morte, toutes les lois étaient désormais précédées d'un fusil.
Les cris des bêtes sont des sténographies sensorielles dans l'espace. Tel était le langage premier de l'homme.
Avec le temps, tout ça nous apparaît à la fois plus clair et plus complexe. Mais une chose au moins est certaine, avant l'opération Doolittle, l'Amérique ne connaissait que la défaite, à partir de là, elle a renoué avec la [...] â–º Lire la suite
Je pensais que la pire chose dans la vie était de se retrouver tout seul. La pire chose dans la vie est de se retrouver avec des gens qui vous font vous sentir tout seul.
La liberté n'est pas la possibilité de réaliser tous ses caprices ; elle est la possibilité de participer à la définition des contraintes qui s'imposeront à tous.
Notre siècle s'interprète mal lui-même et par moments ne se comprend pas. Il s'appelle le siècle du progrès et il se croit le siècle de l'utile. S'il était l'un il ne serait pas l'autre.