Les mots ne construisent pas les murs.
J'ai un penchant naturel pour les mots et leur côté farce. J'en ai acquis une certaine technique, et ne sais m'empêcher de mettre cette farce à toutes les sauces. Ce n'est pas un métier, mais... ça sert d'os, et pour moi, c'est le squelette de toute expression du comique.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.
Mais les gémissements des mères et, plus encore, la houle silencieuse de la poitrine des pères ont une bien autre puissance que les mots ou les couleurs, tellement la peine de l'homme appartient au monde invisible.
La puissance des mots est telle qu'elle nous a empêchés d'apprendre les plus importants événements de l'histoire mondiale.
Jamais les mots ne manquent aux idées ; ce sont les idées qui manquent aux mots.
Les mots sont comme une voûte sur la pensée souterraine.
Les mots qui font fortune appauvrissent la langue.
Durant les premiers ans du Parnasse François,Le caprice tout seul faisoit toutes les loix.La Rime, au bout des mots assemblez sans mesure,Tenoit lieu d'ornemens, de nombre et de césure.Villon sçeut le premier, dans ces siècles grossiers,Débroüiller l'art confus de nos vieux romanciers.
Tous les bons mots qui naissent m'étaient prêtés. Alors, à la fin, je les ai pris et ne les ai pas rendus.
Lorsque tu me parles je t'écoute comme si, c'était les derniers mots que tu prononçais.
La pensée vole et les mots vont à pied. Voilà tout le drame de l'écrivain.
J'agite mes mots dans mes paragraphes comme un pinceau dans un godet.
les mots sont affaire de communication, un point c'est tout.
Seuls les mots de trop signifient quelque chose.
Avec les mots on ne se méfie jamais suffisamment.
On aime sa mère presque sans le savoir, et on ne s'aperçoit de toute la profondeur des racines de cet amour qu'au moment de la séparation dernière.
Les mots morts, les nombres austères,Laissaient mes espoirs engourdis.
Les mots sont les objets suprêmes, ce sont des choses dotées d'esprit.
Il y a des mots incapables d'être définis.
Quand on se retrouve à côté des pestiférés, une fracture nette sépare votre monde de celui des épargnés. On ne veut ni charité, ni empathie. De chaque côté des frontières, les mots n'ont plus le même sens.
Quand on revoit les mêmes gens plusieurs fois par jour, même si on les ignore, on s'aperçoit que les murs d'une métropole gardent les gens à l'étroit.
Votre parole est votre lien, et vous faites ce que vous dites et tenez votre promesse.
Le paradoxe de la haine c'est d'être comme l'amour : une limite extrême des sentiments humains à partir de laquelle il n'y a plus de mots pour en décrire la force.
Aimer la littérature, c'est s'intéresser aux mots qui sont les petits moteurs de la vie. 
Je ne veux pas me souvenir. Je veux les bons mots quand je peux les entendre.
Les mots sont des êtres vivants. Ils ont de la personnalité, un point de vue... un agenda.
Personne ne pense tout ce qu'il dit, et pourtant très peu disent tout ce qu'ils pensent, car les mots sont glissants et la pensée visqueuse.
Si tu aimes une personne, dis-le lui, car les coeurs sont souvent brisés par les mots qui ne sont pas dit.
La parole dépourvue de sens annonce toujours un bouleversement prochain.
Une parole douce peut ouvrir même les portes de fer.