Parler, c' est abuser ; penser, c'est usurper. La voix sert à se taire et l'esprit à ramper. Le monde est à plat ventre, et l'homme, altier naguère, Doux et souple aujourd' hui, tremble. -Paix ! dit la guerre.
Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA ou l'adoption. Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ? C'est faire un distinguo qui est choquant.
L'existence sur cette terre semble pleine d'attraits, en particulier quand le ventre est plein, ou que le bas-ventre s'attend au plaisir.
Ventre vide n'est pas toujours propre à donner du coeur.
Écrire le corps des femmes. Les ombres. Son ventre et son génie, la nuque douce qui déboule, coule, jusqu'au bas du dos. Les épaules pour s'agripper l'un à l'autre, le ventre écrasé contre les fesses rondes et chaudes. Animal.
Demain du ventre du temps surgira une année nouvelle.
Si vous voulez vivre longtemps, ne vous couchez pas le ventre plein.
Le ventre ne connaît que ce qui se renouvelle.
La classe dite moyenne tient dans l'Etat la place que tient le ventre dans le corps humain : le milieu. Il y a des hommes qui sont le cerveau du progrès. Il y en a d'autres qui en sont les pieds.
Certains étrangers avec le ventre plein et rien de mieux à faire se mettent à nous pointer du doigt. Premièrement, la Chine n'exporte pas la révolution ; deuxièmement, il n'exporte pas la famine et la pauvreté ; et troisièmement, cela ne vous dérange pas. Alors que dire d'autre ?
On ne dévore pas un bon livre, c'est plutôt dans son ventre que vous risquez de finir. Comment reconnaître un bon lecteur ?
Il n'y a pas de pain trop dur pour un ventre affamé.
Quand un homme est jeune, il a de l'estomac ; quand il l'est moins, il a du ventre.
Pour créer la femme, Dieu s'est inspiré de la contrebasse : une petite tête sur un long cou, un encombrement maximal, elle ne vibre que lorsque vous lui frottez le ventre, et émet un son qui couvre tout.
Le serpent, lorsqu'il est à l'étroit, se mord le ventre.
Je voulais remonter les rivières, me perdre dans le vert. Je voulais le silence aussi. Le bord intime des rivières. Le bord du ventre des femmes. L'ombre divine. La peau, turbulence de l'âme. Vouloir voir. Et toucher. Vite. Comme une brûlure. Avant d'être aveugle.
Une fois poussé, le poil du bas-ventre vous suit jusqu'au cimetière.
C'est curieux, cette habitude qu'ont les hommes de rentrer le ventre quand ils se pèsent. À moins que ce soit pour voir la balance.
Ris mon ami, car le rire allume un feu au creux de ton ventre et réveille ton être.
Une parole, avant de se couvrir de mots, doit séjourner, en mammifère douloureux, au fond d'un ventre : elle en acquiert le droit d'avoir un sens, d'avoir un son, d'avoir un sang.
Et il y a une leçon pour vous dans vos troupeaux. Le lait pur que nous vous faisons boire, si doux à boire, vient de leur ventre entre l'excrément et le sang.
Y a-t-il un mystère à célébrer ? "Et bien ! mangeons", dit l'homme ; il ne dit pas : "Réfléchissons." Le ventre est le préposé aux grandes solennités.
Ce petit appendice (à transformations !) que nous autres hommes nous avons au bas du ventre, qu'il nous fait faire des folies !
Le suffrage universel est stupide. Il n'a ni yeux, ni oreilles, ni odorat, ni même toucher. Il n'a qu'un ventre, que des appétits, que des besoins immédiats et sommaires.
Passer de l'enfance à l'âge adulte, on peut appeler cela une "mutation". C'est aussi important que de passer de la vie du foetus dans le ventre de sa mère à la vie aérienne du nourrisson.
C'est la maigreur des uns qui fait un ventre aux autres.
Ventre affamé n'a pas d'oseille.
Rentrer son ventre sur la bascule ne rend pas moins lourd.
Malheureusement, un démon jaloux, ma mauvaise santé, est venu se jeter à la traverse. Depuis trois ans, mon ouïe est toujours devenue plus faible. Cela doit avoir été causé par mon affection du ventre, dont je souffrais déjà autrefois, comme tu sais, mais qui a beaucoup empiré.
Ne parle pas d'aimer ; ton ventre, je le mords.Mon poème trop plein, c'est en toi qu'il se vide.Moite femelle, en toi j'apprends que je suis mort,Epanoui comme un volcan qui se suicide.
On ne voit à la cour que des gens qui ont le ventre plein de quinquina.
C'est terrifiant, cet amour inconditionnel que vous avez pour un enfant. Je me demande toujours si il est vraiment venu de moi, de mon ventre. C'est un miracle. Je ne le comprend pas. Je le vis très intensément.
La terre sous ce corps, était ouverte comme une tombe, son ventre s'ouvrit à moi comme une tombe fraiche.Nous étions frappés de stupeur, faisant l'amour au dessus d'un cimetière étoilé.Chacune des lumières annonçait un squelette dans une tombe, elles formaient ainsi un ciel vacillant, aussi trouble que les mouvements de nos corps mêlés.
Que les corbeaux, trouant mon ventre de leurs becs,Mangent mon foie, où sont tant de colères folles,Que l'air et le soleil blanchissent mes os secs,Et, surtout, que le vent emporte mes paroles !
Le monocle, une vitrine de ventre.
Avoir un ventre comme une marnoise.