C'est en faisant la même chose qu'un homme honore une femme ou la déshonore.
Les sciences dans leur ensemble disposent l'esprit à reconnaître que Dieu existe, que l'âme existe, que la foi morale existe, que nous sommes faits pour une destinée surhumaine.
Aucun journaliste ne sait plus ce qu'est une bonne nouvelle.
Le présent est fait de déformations du passé et d'ébauches imprécises de l'avenir. Et quoi qu'on fasse, le présent n'est jamais qu'une vaste et bruyante fabrique du passé.
Un succès ne nous donne jamais une bonne opinion de nous-mêmes : il la confirme.
Rien ne nous rend aussi grands qu'une paire d'échasses.
Le mariage, aujourd'hui, pour une femme, c'est un commencement ou une fin, mais ce n'est plus une carrière.
Le premier principe d'une religion est l'oisiveté pensante.
Rien ne nuit plus à une vérité qu'une erreur ancienne.
Etre vieux c'est quand le passé envahit toute la place et qu'il ne reste plus d'espace à l'avenir. Etre vieux, c'est devenir une chose du passé dans un présent sans avenir...
Dieu est une espèce d'éternuement familier aux ecclésiastiques.
Les juges et les politiques ne se lassent pas de rappeler les principes d'une morale qu'ils bafouent allègrement.
Un élève, c'est une personne qui répond à des platitudes par des platitudes.
Il suffit de faire grandir la distance pour que les pires horreurs s'effacent. Cette distance historique s'apparente un peu à l'innocence de celui qui lâche une bombe à 10000 mètres d'altitude.
Face aux immenses brassages médiatiques qui bouleverseront le paysage culturel, la radio ne sera-t-elle pas - et de plus en plus - l'alliée de l'écrit contre une prolifération de qu'il est convenu d'appeler du visuel ?
Un rôle, un film, c'est un peu comme chercher une réponse à une interrogation à un moment de notre vie.
On a donc raison de dire que ce que nous faisons dépend de ce que nous sommes ; mais il faut ajouter que nous sommes, dans une certaine mesure, ce que nous faisons, et que nous nous créons continuellement nous-mêmes.
On fait une certaine concession sur le plan du lisible, parce qu'on veut faire passer des choses qui vous paraissent importantes.
Nous ne croyons pas en une petite Amérique. Nous croyons en une grande Amérique - une Amérique tolérante, une Amérique juste, une Amérique égale - qui valorise le service de chaque patriote.
Je suis un grand fan de rêves. Malheureusement, les rêves sont notre première victime dans la vie - les gens semblent les abandonner plus rapidement que tout au profit d'une "réalité".
Si je ne faisais pas bien,ce j'avais à faire, je n'aurais rien à faire... Je ne peux pas cuisiner, et je serais une terrible femme au foyer.
Mon ex-femme est une personne vraiment merveilleuse.
J'adore gagner, je peux accepter une perte, mais par dessus tout j'adore jouer.
Une femme ne communique jamais si promptement la perversité de son coeur qu'à une autre femme.
Ne réclamez jamais comme un droit ce que vous pouvez demander comme une faveur.
L'homme âgé sécrète la lucidité comme une vésicule malade trop de bile.
C'est une faute pour une femme de ne pas être là quand son mari a besoin d'elle, mais c'est pire d'être là quand il n'en a pas besoin.
Définir ce qui nous attire dans une chose est souvent la meilleure façon de s'en détacher.
Utilisez vos erreurs comme autant de pas vers une meilleure compréhension et de plus grands accomplissements.
C'est là une des contradictions de la littérature, qu'il y a un temps pour vivre, et un temps pour écrire, et que, dans le temps où l'on écrit, on n'a guère celui de vivre.
Il est plaisant qu'on ait fait une loi de la pudeur aux femmes, qui n'estiment dans les hommes que l'effronterie.
Au lieu d'interdire à une personne de faire ce qu'elle voudrait faire, forcez-la à faire ce qu'elle voudrait faire.
La conception du paradis est au fond plus infernale que celle de l'enfer. L'hypothèse d'une félicité parfaite est plus désespérante que celle d'un tourment sans relâche, puisque nous sommes destinés à n'y jamais atteindre.
Une larme suffit pour mieux voir.
Il y a des erreurs qui contiennent une autre vérité.
Quelque part dans une forêt, quelqu'un a fait cette observation : " Que les civilisés sont étranges. Ils ont tous des montres, mais aucun n'a jamais le temps.
Le progrès humain consiste à préserver et même à développer l'énergie vitale, mais en l'appliquant à des fins qui apportent une satisfaction de plus en plus complète aux « impératifs » de la raison et de la conscience personnelle, et, par conséquent, à ces idéaux collectifs qu'on appelle la liberté, la fraternité, la justice.
La mort est un mystère, les pratiques occultes ne sont qu'une illusion.
Comme dit un cadre du Parti communiste après une élection : Ça me laisse sans voix !
On a modernisé l'Algérie. [...] Les résultats satisferaient les plus difficiles. On n'a omis qu'une chose essentielle : moderniser ses habitants. Et on est arrivé ainsi à un anachronisme frappant. Sur une terre européenne, aux cadres européens, vivent six millions d'orientaux.
On a depuis longtemps reconnu qu'un élément essentiel de la protection des droits de l'homme était une connaissance répandue parmi la population de leurs droits et de la manière dont ils pouvaient être défendus.
Je n'ai jamais été violent envers une femme, mais je ne suis pas un pacifique, je ne suis pas quelqu'un qui se laisse faire.
Une presse gratuite est le système immunitaire de la démocratie représentative.
Le devenir est une négation de l'être.
La plus sûre garde de la chasteté à une fille, c'est la sévérité.
Il faut rougir de faire une faute, et non de la réparer.
On ne veut pas mourir. Chaque homme est proprement une suite d'idées qu'on ne veut pas interrompre.
Il y a une jouissance dans les ruptures, si on ne se laisse pas prendre par la pitié.
Y a-t-il une seule nation qui puisse se vanter d'être arrivée au meilleur gouvernement possible, qui serait de rendre tous les hommes, non pas également heureux, mais moins inégalement malheureux ?
Si tu veux connaître l'essence d'une civilisation ou d'une époque, vois comment on y assassine son prochain.