Il faut, à certaines heures, que l'homme soucieux, anxieux, tourmenté, se retire dans la solitude et qu'il ouvre un livre pour y chercher un principe d'intérêt, un thème de divertissement, une raison de réconfort et d'oubli.
Et c'est là le grand reproche que j'adresse au pseudo-humanisme: d'avoir trop longtemps rapetissé les droits de l'homme, d'en avoir eu, d'en avoir encore une conception étroite et parcellaire, partielle et partiale et, tout compte fait, sordidement raciste.
Une femme ne doit pas trop aimer Dieu, se dit-il, car si elle l'aime plus que son mari, elle s'érige en conscience de l'homme, et le harcèle.
À travers la perception d'un objet, quel qu'il soit, je sens comme une espèce de préjudice causé à ma pensée. Le monde où je vis est accablé par le poids de la lumière, de cette lumière dans laquelle je ne [...] ► Lire la suite
Il n'existe pas de race française. La France est une nation, c'est-à-dire une oeuvre humaine, une création de l'homme.
Une femme fait son amant cocu en couchant avec son mari.
L'écriture est une sorte de rempart contre la folie, j'ai déjà bien de la chance d'être écrivain, d'avoir au moins cette possibilité.
C'est en vain de rappeler le passé, à moins que cela n'exerce une certaine influence sur le présent.
Une vie inutile est une mort anticipé.
Toute définition d'une vie réussie doit inclure le service aux autres.
Le ballet est une danse exécutée par l'âme humaine.
La perfection n'est pas seulement une question de contrôle, mais aussi de laisser aller.
Je n'ai jamais été violent envers une femme, mais je ne suis pas un pacifique, je ne suis pas quelqu'un qui se laisse faire.
Je n'essaie pas de convaincre quelqu'un de quoi que ce soit. Je veux juste (le public) avoir une expérience qui les déplace.
Travailler sans en avoir envie, ça n'est pas un travail qu'on fait, c'est une besogne. Et c'est à ces moments-là qu'on se rend compte à quel point l'on a peu de mérite à faire les choses qui vous plaisent.
Hollywood : une plantation d'orangers où se promènent des acteurs au chômage.
Tout ce qui est sage a déjà été pensé : il faut essayer seulement de le penser encore une fois.
Le présent est fait de déformations du passé et d'ébauches imprécises de l'avenir. Et quoi qu'on fasse, le présent n'est jamais qu'une vaste et bruyante fabrique du passé.
Y a-t-il une seule nation qui puisse se vanter d'être arrivée au meilleur gouvernement possible, qui serait de rendre tous les hommes, non pas également heureux, mais moins inégalement malheureux ?
Les jours sont faits pour sonner l'un après l'autre comme une volée de cloches. C'est le coeur de l'homme qui leur sert de battant. Si le coeur n'y est pas, les jours sont tristes.
Une poule devant une omelette contemple l'ensemble de son oeuvre.
Passé, avenir, pourquoi l'homme ne sait-il vraiment vivre que dans l'une ou dans l'autre, au mépris du présent ?
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal.
La moisson. On tond la terre comme une brebis.
Même si certains saoudiens versent des fonds au terrorisme international, d'autres, les vrais amis de l'Occident, ont financé des opérations secrètes pour que nous puissions avoir une longueur d'avance sur ceux qui se complaisaient à massacrer des innocents.
La vérité des contes de fées est celle de notre imagination et non pas d'une causalité normale.
Si l'on considérait une théorie comme parfaite et si l'on cessait de la vérifier par l'expérience scientifique, elle deviendrait une doctrine.
Un mort en France est plus émouvant que 10 000 morts à l'étranger. Le premier est une tragédie, les seconds une statistique. La sensibilité suit la loi de la proximité.
Une mauvaise parole blesse l'homme comme six mois de froid.
L'enfant est comme une liane de calebassier, si on ne la remet pas dans la bonne direction, elle rampe où il ne faut pas.
Si vous avez besoin d'un coup de main, vous trouverez une à l'extrémité de votre bras.
Orbán utilise un vocabulaire et une rhétorique nationalistes, il mobilise la haine contre l'étranger, mais cela n'a rien à voir avec le populisme...
Ma routine est de me lever, prendre une tasse de café, faire un shake, faire de l'exercice, aller promener le chien.
Quand je finis très bien une chose, je commence une autre chose. Je n'aime pas arrêter. J'aime me prouver continuellement.
Mais quelles étaient les conséquences sur la santé mentale d'une musique, probablement âpre et violente, qui résonnait non-stop dans les oreilles ? Isolement auditif, murailles solitaires du son, pour paraphraser Elton John, et aucune échappatoire possible. Aucun bruit de la vie ne filtre jusqu'à vous. Aucune parole vivante. Votre existence se déroule sur bande-son artificielle.
Tu sais, si tout le monde épousait quelqu'un d'une race différente, en une seule génération il n'y aurait plus aucun préjugé.
Le pouvoir est une chose effrayante, et qui ne m'intéresse pas.
Quand une fois l'imagination est en train, malheur à l'esprit qu'elle gouverne.
Le sommeil est une séparation.
Le devoir est une série d'acceptations.
Quand vous lisez dans les journaux "le pays s'est prononcé", comprenez qu'une moitié de la nation a réussi à opprimer l'autre.
Si tu veux connaître l'essence d'une civilisation ou d'une époque, vois comment on y assassine son prochain.
En gagnant du temps, avec une femme, on finit par gagner tout court.
La modestie est un abus de confiance si elle dissimule un vrai talent ou une erreur stratégique si elle avoue de réelles faiblesses.
Même un homme moyennement doué acquiert une certaine maturité après avoir traversé quelques siècles.
L'Étranger est ce que les personnes dogmatiques appellent « une hautaine et pure manifestation d'art » ; à mon humble avis, c'est mieux que cela.
Au lieu de participer à une entreprise de libération effective, la psychanalyse prend part à l'oeuvre de répression bourgeoise la plus générale, celle qui a consisté à maintenir l'humanité européenne sous le joug de papa-maman.
L'amour n'est pas un lien, c'est une révélation.
Le mensonge est une autre vérité.
Une île, ça avait quelque chose de magique ; le mot seul frappait l'imagination. On perdait contact avec son univers quotidien - une île, c'était un monde en soi. Un monde dont on risquait parfois - qui sait ? - de ne jamais revenir.