Je ne suis pas autodestructrice. Je ne suis pas une personne qui veut mourir.
Ça fait 25 ans. Ce serait très naïf et très prétentieux de croire qu'elle n'a que moi dans sa tête depuis 25 ans. Je veux bien admettre que peut-être il y a eu quelque chose de réel, pas réel ou une pensée, du moment que je ne suis au courant de rien, tout va bien.
Je suis juste une femme normale avec des préoccupations normales.
Désolée, les pare-chocs ne provoquent pas chez moi une diarrhée verbale.
Une chute sans fin dans une nuit sans fond, Voilà l'enfer.
Une idéologie est un système de pensée cohérent avec lui-même mais non avec la réalité.
Dictateur. Chef d'une nation qui préfère la pestilence du despotisme à la plaie de l'anarchie.
La foi : une croyance absurde dans l'éventualité de l'improbable.
C'est le propre des imbéciles de se tirer d'une situation fâcheuse en tombant dans une catastrophique.
Il semble que la bureaucratie ait, en France, pour unique fonction de ne rien faire et de tout empêcher. Si tel est en effet son rôle, il faut convenir qu'elle le remplit d'une façon irréprochable.
Une opinion n'est choquante que lorsqu'elle est une conviction.
Qu'est-ce que la théâtralité ? C'est le théâtre moins le texte, c'est une épaisseur de signes et de sensations qui s'édifient sur la scène à partir de l'argument écrit.
Amuser les autres est une des façons les plus émouvantes d'exister.
On n'accueille pas invariablement avec joie la présence d'une femme, même lorsqu'on en est amoureux.
Il y a une voie qui paraît droite à l'homme, dont la fin néanmoins conduit à la mort.
L'amour est un commerce orageux qui finit toujours par une banqueroute ; et c'est la personne à qui on fait banqueroute qui est déshonorée.
Est-ce que, lorsqu'on sait que l'on va partir, on acquiert une lucidité qu'on n'a pas eue auparavant ?
L'amour ne fait pas que du bien. L'expérience d'une passion peut être extrêmement destructrice, douloureuse, et on peut mettre des années à se sortir de cette dépendance terrible - comme d'une dépendance à la drogue.
Le retour à des traditions périmées, le refuge dans un passé vermoulu, ne sont pas compatibles avec ce grand élan actuel vers la liberté. La liberté politique, à laquelle aspirent aujourd'hui tous les hommes, doit s'accompagner d'une libération intérieure, c'est-à-dire, [...] ► Lire la suite
Je suis un mythe vivant, quelques degrés au-dessus d'une star.
Vivre quotidiennement avec des gens qu'on méprise, passer ses jours dans une maison sale et respirer un air plein de miasmes, voilà pourtant ma destinée.
Rien ne se construit, ne se fait, ne s'invente, sinon dans la paix relative, dans une petite poche de paix locale rare maintenue au milieu de la dévastation universelle produite par la guerre perpétuelle.
Lorsque j'écris et qu'une bonne idée passe à ma portée, je me mets à danser tout seul comme une andouille.
- Si tu me trouves une chose qui soit plus délicieuse qu'une paire de seins dont on mordille doucement les mamelons... Je te bâtis une nouvelle cathédrale ! - Le pardon ?
Une geisha est l'artiste d'un monde qui n'existe pas.
Euh, Gros-Lu, quand tu disais une bête, tu pensais à quoi, comme bête ?
Se convertir ou se divertir, seule alternative pour une âme.
Dans toute relation où deux personnes se fondent en une seule, le résultat final est deux demi-personnes.
La violence est l'une des grandes industries américaines.
Chez plusieurs hommes l'art de faire des vers est le développement d'une maladie de l'esprit.
Les femmes sont des fillettes toute leur vie. Une caresse les console. Un petit oubli les brise.
Une idée qui n'est pas dangereuse ne vaut pas la peine d'être appelée idée.
Dans l'état du triomphe on peut goûter une jouissance d'orgueil telle, qu'elle donne l'illusion du bonheur. Mais cette surexcitation passagère est loin de la vraie et pure joie qui nous monte, au coeur quand nous sommes seuls.
Pourquoi un homme ne pourrait-il pas avoir plus d'une vie ?
Ce qui est aujourd'hui un paradoxe pour nous sera pour la postérité une vérité démontrée.
L'enjeu n'est pas le public, c'est soi, c'est la peur. Une véritable mise en danger.
En faisant l'acteur, on devient une espèce d'animal intuitif.
Puis-je défendre ma mémoire contre l'oubli,Comme une seiche qui s'enfuit à perdre sang, à perdre haleine ?
L'hystérie collective est un phénomène connu, Cassie. Décrite depuis le Moyen Âge, quand il y avait un traumatisme social majeur doublé d'une rupture de la confiance dans la classe gouvernante.
Toutes les fois que la tyrannie s'efforce de soumettre la masse d'un peuple à la volonté d'une de ses portions, elle compte parmi ses moyens les préjugés et l'ignorance de ses victimes.
C'est une terrible blessure narcissique d'admettre que nous ne sommes pas l'espèce les plus évoluées des créatures vivantes.
Je ne suis pas un écrivain. La seule vue d'une feuille de papier blanc me harasse l'âme. L'espèce de recueillement physique que m'impose un tel travail m'est si odieux que je l'évite autant que je puis.
La littérature est un refuge. Elle a approfondi ma vision du monde. Les livres m'ont dit des choses que ne me disaient pas les vivants. En ce sens, elle m'a donné une leçon de morale artistique. Je luis dois ça, une conscience morale.
La guerre n'est pas une réponse, car seul l'amour peut vaincre la haine.
L'enfant d'une grenouille est une grenouille.
La prudence n'exclut pas une certaine audace.
Une fois la passion tournée en ridicule, tout est défait hormis l'argent et le pouvoir.
Le théâtre est ce qui fait que le rouge d'une robe est le même que le bruit d'un décor qui tombe.
Une explication, quelle qu'elle soit, ne peut être qu'en trop face à la présence des choses.
La vie est unique et considérable mais la mort d'une grande banalité, comme tout ce qui est fatal.