La beauté d'une pièce d'habitation japonaise, produite uniquement par un jeu sur le degré d'opacité de l'ombre se passe de tout accessoire.
Souvent, vous le savez, on dit d'un grand artiste : à côté de son génie, c'était une vieille bête qui avait les idées les plus étroites.
Un bref mensonge vaut souvent mieux qu'une laborieuse vérité.
Une bougie qui s'ajoute à ton gâteau et 365 jours de souvenirs dans ta mémoire.
Mais on traumatise par le silence, on traumatise par le non-dit beaucoup plus que par le dit. Entre le non-dit et le dit, même d'une chose gravissime, il vaut mieux dire la chose gravissime. Et la chose qui va peut-être faire énormément de peine à l'enfant, il faut la dire.
La séduction des yeux. La plus immédiate, la plus pure. Celle qui se passe de mots, seuls les regards s'enchevêtrent dans une sorte de duel, d'enlacement immédiat, à l'insu des autres, et de leur discours : charme discret d'un orgasme immobile, et silencieux.
Dans le monde, il existe, parallèlement à la force de la mort et de la contrainte, une force de persuasion énorme appelée culture.
Je ne bois plus d'alcool, je fais plus de sport et j'ai deux petites filles qui me donnent une énergie incroyable.
C'est fou comme les gens ont de moi cette image de femme sophistiquée, glaciale. C'est une telle erreur, c'est tellement mal me connaître.
L'homme n'est pas seulement un producteur et un consommateur. il a une âme et elle tâtonne à l'aveugle dans la jungle d'un matérialisme effréné.
Je fais du badminton, mais avec une balle en or pour me donner envie de la rattraper !
La vraie voie passe sur une corde tendue non dans l'espace, mais à ras du sol. Elle semble plutôt destinée à faire trébucher qu'à être parcourue.
La connaissance du moment de la mort occasionnerait probablement une meilleure connaissance du moment de la vie...
A certains moments, il semble qu'on ait besoin d'une âme attentive, étrangère à soi, pour s'assurer de ce que l'on est. Seul, on ne s'entend plus vivre...
C'est un grand malheur pour une femme jolie que le rire l'enlaidisse ; le rire qui a souvent la force d'embellir une laide.
Un poète c'est tout en intériorité, ça se révèle dans la fluidite des mots, ce n'est pas une image qui dit regarde-moi dans les yeux sur le pont.
Il faut savoir rire de la mort, sinon la vie ne serait plus une farce.
N'oubliez jamais que lorsque vous parlez à quelqu'un vous parlez à une bougie.
Chacun d'entre nous est une petite note fugitive noyée dans l'ensemble, mais essentielle par elle-même pour en compléter la beauté et la permanence.
Pour une femme, c'est capital : sa beauté décide souvent de sa destinée !
Une blessure écoute toujours plus, finalement, qu'une oreille.
Perdre est une question de méthode.
Le seul moyen de se remettre les idées en place c'est de tourner une nouvelle page ou de laisser une vieille histoire reposer en paix. Reposer... enfin en paix.
Je suture une banane dans l'espoir vain que ça réveillera mon cerveau.
J'me sens comme une pute de Bangkok après une perm' de marines.
Il y a une divinité horrible, tragique, exécrable, païenne. Cette divinité s'appelait Moloch chez les Hébreux et Teutatès chez les Celtes ; elle s'appelle à présent la Peine de Mort.
Existe-t-il au-delà de la silencieuse nuit Un jour sans fin ? La mort est-elle une porte conduisant vers la lumière ? Nous ne le pouvons dire.
L'homme laissera son père et sa mère, s'attachera à sa femme et ils deviendront une seule chair.
Beauté de la littérature. Je perds une vache. J'écris sa mort et ça me rapporte de quoi acheter une autre vache.
La pire chose que vous puissiez faire à une femme est de la priver d'un grief.
C'est une des gloires du bouddhisme qu'il fait toujours appel à la raison et à la science et non à la foi aveugle ou à l'autorité.
Les uns sont appelés à commencer une oeuvre, tandis que d'autres doivent la terminer. Celui qui sème ne récolte pas toujours.
La femme chez le sauvage est une bête de somme, dans l'Orient un meuble et, chez les Européens, un enfant gâté.
Que notre vie n'ait pas de valeur artistique, c'est très possible. Raison de plus pour que la littérature en ait une.
Une phrase trop chargée d'adjectifs est comme une armée où chaque soldat serait accompagné de son valet de chambre.
Sexcuse : motif que l'on invoque pour se dérober à une invitation érotique trop pressante.
Pour un petit, il n'y a pas une grande différence entre la peur et la vieillesse.
Il me sourit avec une sorte de complicité - qui allait au-delà de la complicité.L'un de ces sourires singuliers qu'on ne rencontre que cinq ou six fois dans une vie, et qui vous rassure à jamais.
Et regardez plus haut, toujours plus haut. Rien n'est meilleur, pour sécher ses larmes, que de fixer une étoile.
Choisissez une fleur sur Terre et vous déplacez l'étoile la plus éloignée.
Qui demeure dans une maison de verre, ne doit jeter la pierre à personne.
Wall Street est une grande guerre : pour en faire profiter une personne, vous en désavantagez une autre.
J'estime que la gourmandise est une chance dans la vie.
La monnaie unique entraîne une polarisation de la richesse à une extrémité et du sous-développement à une autre.
Ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise : il fallait dire que tout est au mieux.
Chaque fois que vous avez un gouvernement efficace, c'est une dictature.
Les chevaux sont tous des ongulés. Mais ce n'est pas une raison pour les prendre pour des cons.
Un pessimiste est un type qui regarde des deux côtés avant de traverser une rue à sens unique.
Il parle couramment la vérité, mais personne ne le comprend car il use d'une langue morte.
La vérité ? Un coup de couteau qui peut débrider parfois une plaie, crever un abcès.