Une phrase trop chargée d'adjectifs est comme une armée où chaque soldat serait accompagné de son valet de chambre.
Quand on a tout perdu, on se console avec des riens.
On peut réinventer chaque jour le luxe et le banal, la démesure et le commun.
Fais ce que tu sais faire, gros, donne tout ! C'est simple, il faut se dire que c'est simple.
Avec tout l'argent du monde, on ne fait pas des hommes : on les dégrade.
Le manga travaille sur la vitesse de lecture, la bande-dessinée demande au lecteur de s'arrêter sur les détails de chaque case.
Le pardon requiert la mémoire absolument vive de l'ineffaçable, au-delà de tout travail du deuil, de réconciliation, de restauration, au-delà de toute écologie de la mémoire.
Le cinéma, c'est avant tout un vecteur de partage : ça ne peut pas être fait que pour quelques initiés.
La tour Eiffel est comme une femme nue, sans ses habits, avec tout au plus du maquillage.
Souriez et faites savoir à tout le monde qu'aujourd'hui, vous êtes beaucoup plus fort qu'hier.
Le temps, tout comme un conjoint, c'est dans le lit qu'on le trompe le mieux.
Rêver, c'est se choisir soi-même selon une logique chaque fois particulière.
L'écriture, c'est comme un iceberg, avec un dixième émergé. La partie émergée, c'est le premier roman. Ensuite, il y a le deuxième, le troisième... A chaque roman, on va plus profond.
Les Français n'ont jamais rien vu en vrai, mais ils ont toujours tout vu dans les livres.
Je n'aime pas les acteurs qui ont trop conscience de ce qu'ils font. Je les repère tout de suite à l'écran.
Si à chaque fois que je te pose une question tu te mets à pleurer, on va pas s'en sortir !
Si tout le monde était heureux, personne ne le serait plus.
Etre éditeur, c'est avant tout savoir dire non.
Aujourd'hui, à quinze ans les petites filles sont des femmes. Tout le monde le sait, sauf les mères !
C'est ce que j'apprends des grands acteurs avec qui je travaille. Immobilité. C'est tout et c'est la chose la plus difficile.
Celui qui veut vivre en paix et à l'aise, ne doit pas dire tout ce qu'il sait ni juger tout ce qu'il voit.
La guerre puise en elle-même sa propre énergie et sa propre justification. On se bat parce qu'on s'est battu.
On peut voir le nécessaire, le comprendre, le vouloir, l'aimer même, tout en se sentant pénétré d'une douleur infinie.
Les lois morales sont les règles d'un jeu auquel chacun triche et cela depuis que le monde est monde.
Ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise : il fallait dire que tout est au mieux.
N'étant pas du sérail, je n'étais pas handicapé par les traditions. Le bon sens était, et reste, mon principal atout. Tout ce que je voulais, c'était n'être pas moins bon que le concurrent d'en face.
Le ciel est pour tout le monde. Les hommes traversent le même brouillard.
J'étais très contente quand je ne parlais pas. C'est pour cela que j'ai commencé par la danse: je parlais avec mon corps, et je fermais ma gueule. Tout dire, sans dire.
C'est en changeant tous un peu qu'on peut tout changer.
On a si peu l'habitude du vrai que la moindre vérité, même le plus placidement émise, prend tout de suite un air d'insolence.
Dans chaque trahison, dans tout mal commis, c'est de Dieu qu'il est question.