Notre télévision a trois chaînes. C'est sans doute pour ça qu'elle manque de liberté.
La télévision peut être un impitoyable neuroleptique et un puissant somnifère.
Notre culture deviendra comme au temps médiéval où il y avait vraiment une élite culturelle. Le reste du monde ne fera que regarder la télévision, qui sera leur seul cadre de référence.
Pour moi, la torture serait de regarder le sport à la télévision.
La véritable vocation de la télévision publique concerne tout le secteur au centre duquel elle est placée : elle est le premier ressort de l'innovation technologique et de la création en matière audiovisuelle.
La télévision nous fera une race d'hommes-éponges. On perdra l'art de la conversation avant même de l'avoir appris. C'est à vous faire regretter les jeux de société.
La télévision est le premier pouvoir en France, et non le quatrième.
Depuis que je vois tout à la télévision grâce à la télévision, je pense davantage à ce que je suis en train de rater qu'à ce que je vois.
L'avenir de la télévision est là : rendre compte de la vie quotidienne, l'évolution du cadre de vie et de travail, des rencontres, divertissements, débats et manifestations témoins de la vitalité et de la richesse de la vie locale.
Il devrait y avoir un bouton sur la télévision pour augmenter le volume d'intelligence. Il y en a un où on peut lire "lumière" mais ça ne fonctionne pas.
C'est parce que la vie de la télévision repose sur une permanente dynamique de renouvellement des genres, des formats et des programmes que les chaînes publiques en constituent, en Europe, l'indispensable ferment.
La télévision ne connaît pas la nuit. Elle est le jour perpétuel.
Je ne suis pas l'une de ces personnes qui entrent dans les détails de ma vie personnelle à la télévision pour attirer l'attention.
A la télévision, tout mot doit être utile.
Il faut arrêter de penser que la télévision est un seul marché de masse.
Parents, ne prenez pas à la légère ce risque terrible que la télévision de masse fait courir à vos enfants, comme d'ailleurs à vous-mêmes.
La télévision appelle à la dramatisation, au double sens : elle met en scène, en images, un évènement et elle en exagère l'importance, la gravité et le caractère tragique.
Faire de la télévision, c'est comme faire de la politique : chaque matin, nous sommes sanctionnés par le verdict des sondages d'audience.
La télévision ouvre bien des portes, notamment celles des réfrigérateurs.
Qu'on le veuille ou non, la télévision ne se sépare pas de la publicité et la publicité alimente le jeu audiovisuel. Les deux se soutiennent puisqu'elles vivent l'une de l'autre, l'une par l'autre.
La télévision n'est pas une marchandise comme les autres.
Avec la télévision en couleur, quand le ministre des Finances vient vous assurer que les impôts ne seront pas augmentés, on a au moins la satisfaction de le voir rougir.
Woody Allen a dit un jour : à Los Angeles, ils ne jettent pas leurs ordures. Ils en font des émissions de variétés pour la télévision.
La télévision deviendra majeure lorsque l'on établira les programmes en fonction des idées et non des moyens.
Je chantais à la télévision avec le micro très loin de ma bouche. Tout le monde pouvait voir que c'était en play-back.
La télévision a en tout cas ceci de bon : moins les programmes sont pour eux, plus les enfants sont sages.
La télévision est par nature une fenêtre déformante ; en laissant voir les événements qui agitent le monde, elle ne fait que rapporter une vérité, celle qu'elle croît être la plus proche de la vérité.
Les séries policières à la télévision s'arrêtent toujours au bon moment. Juste après que le malfaiteur a été arrêté et juste avant que le juge le remette en liberté.
L'industrie de la télévision n'aime pas voir la complexité du monde. Elle préfère les idées et les concepts simples : c'est blanc, c'est noir ; c'est bon, c'est mauvais.
Avant il y avait les mouches, maintenant il y a la télévision.
Il en est de la culture à la télévision comme des habitants des villes : rejetée à la périphérie.
L'union du hip hop et du commercial était difficile à imaginer. Le hip hop avait toujours été quelque chose de local et de personnel qui n'appartenait qu'à moi, depuis Fab Five Freddy et Umtv Raps, tout ceux qui avait une [...] ► Lire la suite
A la télévision, on n'a jamais le contrôle, ni à l'image, ni au montage, ni pendant la promotion. L'acteur est un objet.
Il y a antinomie entre les lignes hertziennes et les lignes du poète : comment la télévision, qui est lumière, éclat, mise en scène, évidence, peut-elle faire exprimer le secret d'une parole, l'écart d'une sensibilité, le risque du cri ou du chuchotement
La télévision grand public n'engendre pas la passivité, mais elle développe, au contraire, le sens critique car en s'adressant à tous, elle oblige tout le monde à être à hauteur d'un certain regard.
C'est fou le nombre de perroquets du rire qui s'épanouissent sur les écrans de télévision. Inconscients ou pas, ils sombrent tous dans le pastiche ou le plagiat. Ce ne sont plus des clowns, ce sont des clones.
La télévision, à l'instar du livre, n'est qu'un outil parmi d'autres, utile sans aucun doute, parfois même indispensable, à condition seulement d'être utilisé là où ses performances se justifient, et pas ailleurs.
Comment les animateurs de télévision peuvent-ils si mal utiliser la langue, si peu respecter le verbe ?
Dans le monde de la télévision, on ne peut être que deux choses : un mendiant ou un seigneur.
J'ai donné des concerts par milliers, signé des montagnes d'autographes, produit des émissions de télévision, j'ai connu la vie mondaine. Pourtant, je suis viscéralement un solitaire.
On peut encore beaucoup inventer en matière d'information à la télévision.
La télévision ne cherche pas à rendre la culture attractive, elle cherche à faire de l'audience! Elle a perdu son âme en confiant la responsabilité de ses directions à des "managers" de l'industrie, et la responsabilité de ses programmes à des gens de "marketing".
La télévision devient l'arbitre de l'accès à l'existence sociale et politique.
La supériorité de la télévision sur la radio : vous n'entendez pas seulement les parasites, vous les voyez.
Les chaînes de télévision préfèrent programmer des comiques morts parce qu'elles sont sûres de ce qu'ils vont dire.
La télévision doit pouvoir, à l'occasion, renoncer à ses oripeaux institutionnels pour se frotter d'égal à égal au jaillissement de faits, d'idées et d'opinions qui agitent, secouent, bousculent le corps social.
La télévision utilise toute la force de l'évidence, et elle est capable de présenter immédiatement à la conscience ce que les mots échouent à représenter : le tremblement, un peu trouble, du réel.
La télévision et le cinéma saturent et banalisent nos vies, ils banalisent de plus en plus notre théâtre.
La télévision ne nous a jamais dispensé toutes les joies à la fois, mais il semble que nous avons connu une époque où, entre le public et nous, existait un état de grâce.
La télévision a fait beaucoup pour la psychiatrie en diffusant des informations à ce sujet et en contribuant à la nécessité de ces informations.