Ce que je fais n'est jamais ennuyeux, puisque je fais ce qui me plaît.
Je m'en fous de mourir, mais c'est d'être outragé qui me gêne.
Être né avec une paire d'yeux perçants a été la meilleure chose qui me soit arrivée.
Je n'aime pas le mot mûrir parce qu'il y a une notion de pourri qui me fait très peur.
Mon pain, je le mangeais entre les batailles,Pour dormir je m'étendais parmi les assassins.L'amour, je m'y adonnais sans plus d'égardsEt devant la nature j'étais sans indulgence.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
Je vins dans les villes au temps du désordreQuand la famine y régnait.Je vins parmi les hommes au temps de l'émeuteEt je m'insurgeai avec eux.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
La plupart des gens sont troublés par les passages des Ecritures qu'ils ne comprennent pas. Pour ma part, je remarque que les passages qui me perturbent toujours sont ceux que je comprends.
Ce qui me tue, c'est que tout le monde pense que j'aime le jazz.
Il y a des choses qui me donnent envie de grimacer, l'injustice en premier lieu. Mais je voudrais vraiment que les gens me croient, mon sourire est sincère. J'ai beaucoup de collègues qui trafiquent les leurs. Le mien vient du coeur.
Ce qui me reste à vivre ne vaut pas ce que j'ai vécu.
Je suis toujours ouvert envers les gens qui me disent que je me trompe parce que la plupart du temps, c'est le cas.
Tant de qualités qui me font défaut.
Nous suivons, nous nous suivons. Cette théorie d'animots que je suis ou qui me suivent partout et dont la mémoire me serait inépuisable, je ne vous en imposerai pas une exhibition. Loin de l'arche de Noé, la chose tournerait au cirque, quand un montreur d'animaux y fait défiler ses sujets tristes, le dos bas.
Je prends goût à lire. Je me mets dans tous les livres qui me tombent sous la main et ne m'en retire que lorsque le rideau tombe.
Ce qui me rend heureux, c'est d'être heureux.
En ce qui me concerne, l'homosexualité a été une erreur.
Ce qui me frappa d'abord, à mon arrivée au collège, c'est que j'étais le seul avec une blouse.
Aujourd'hui que les jours te font loin de mes mains, je pense à ces caresses qui me sont restées, à ces phrases de presque rien qui t'auraient amusée, à des histoires drôles - j'ai mal de ton rire lointain qui n'a pas résonné.
En vérité, réformateurs modernes, quand vous voulez remplacer cet ordre admirable par un arrangement de votre invention, il y a deux choses (et elles n'en font qu'une) qui me confondent : votre manque de foi en la Providence et votre foi en vous-mêmes ; votre ignorance et votre orgueil.
Mon premier album est sorti en 1977. L'an prochain, j'aurai 67 ans. Quarante ans de carrière, ça va ! Il est temps de profiter de la vie. Grâce au public, j'ai pu m'acheter une jolie maison et de jolis sacs à main. Je veux maintenant profiter des années qui me restent avec mes chats.
Les gens qui me préoccupent sont les gens là-bas dans la rue. Je peux m'identifier à eux.
Dans mes débuts je me serrais la ceinture. Maintenant c'est la ceinture qui me serre.
Ce qui me fait plaisir, c'est que j'acquiers de la raison, sans perdre l'émotion excitée par le beau. Je désire bien ne pas me faire illusion, mais il me semble que je travaille plus tranquillement qu'autrefois, et j'ai le même amour pour mon travail.
Les hommes c'est bien, l'amour c'est bien, c'est le mariage qui me déçoit un peu.
Je combats pour ce qui me parait juste et je veux que le juste triomphe.
Je dois beaucoup à cet homme simple qui me donna, en quelques entretiens, la clef lumineuse d'un monde inconnu...
Je suis une fille à l'ancienne. Et j'aime l'évangile. J'aime les choses qui me soulèvent, m'inspirent.
C'est ce que je porte d'inconnu à moi-même qui me fait moi.
Tel me chante au matin, qui me drape le soir ; lorsque l'ode a dit blanc, l'épigramme dit noir.
Les forces étaient limitées. Le butRestait dans le lointain.Nettement visible, bien que pour moiPresque hors d'atteinte.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
Avoir été viré d'Apple est la meilleure chose qui me soit arrivée. Le poids du succès a été remplacé par la légèreté d'être à nouveau un débutant. Ce fut la période la plus créative de ma vie.
J'ai été accusée d'être froide, snob, distante. Ceux qui me connaissent bien savent que je ne suis rien de tel. En tout cas, le contraire est vrai. Mais est-ce trop demander de vouloir protéger votre vie privée, vos sentiments intérieurs ? Beaucoup de choses me touchent et je ne veux pas être indiscrète.
Au cours de ma vie, j'ai fait des rêves qui me restèrent longtemps, et changèrent mes idées. Ils me traversèrent de part en part, comme le vin versé dans l'eau, et altérèrent la couleur de mon esprit.
Il n'y a plus rien qui me motive vraiment et exige que je me lève le matin. Autrefois, c'était Yves Saint Laurent.
Je cueillis un roseau qui me servit de plumeEt, de l'eau transparente, je fis de l'encrePour écrire des chansons si gaies, si gaies,Pour que tous les enfants soient contents de m'entendre.
Je dois créer un système qui me soit propre ou bien être l'esclave de celui de quelqu'un d'autre !
Ce qui me gâte la plupart des livres, c'est qu'au lieu d'être faits pour le salut de l'auteur, ils saluent le public.
Je ne crois pas non plus que l'esprit d'aventure risque de disparaître dans notre monde. Si je vois quelque chose de vital autour de moi, c'est précisément cet esprit d'aventure, qui semble qui me paraît indéracinable et s'apparente à la curiosité.
Quand est-ce que je me sens le mieux? Quand je n'ai pas regardé dans un miroir pendant des jours, et que je fais des choses qui me rendent heureuse.
Ce qui me révolte : l'égoïsme. Chez les autres. Pas chez moi. Et le céleri. Chez moi. Pas chez les autres.
Chaque fois que je me tenais devant un miroir, j'ai trouvé mon visage trop moche, alors j'ai pensé que je devais jouer le rôle dans certains films qui me couvrent le visage de maquillage.
Ce qui me passionnait, c'était d'être un novateur, un découvreur, au sens le plus profond, le plus plein de ces termes. Aujourd'hui tout est balisé, connu, il y a des guides.
Comment supporter chaque jour de nouveau ces mots blessants, ces regards moqueurs, ces accusations, telles des flèches tirées d'un arc trop tendu, qui me transpercent et qui sont si difficiles à retirer de mon corps ?
J'aime les gens qui me font rire. Honnêtement, je pense qu'il est la chose que je préfère, à rire. Cela guérit une multitude de maux. C'est probablement la chose la plus importante chez une personne.
Quand je me regarde dans le miroir, je ne vois pas mon père, je vois ma grand-mère. Pendant un moment, ce fut ma mère qui me regarda. Si seulement c'était mon père.
J'ai besoin de te redire simplement ces choses simples avant d'aborder les questions qui me taraudent.
L'espoir guide mes pas. C'est l'espoir qui me permet de traverser le jour et plus encore la nuit, l'espoir que si vous disparaissiez à mes yeux ce ne soit pas la dernière fois que je vous contemple.
Il y a des moments où je me sens plus inspiré, rempli d'un puissant pouvoir qui me force à écouter ma voix intérieure et où je ressens plus que jamais besoin d'un piano Pleyel.
Le poète m'aide à faire le lien entre cette douleur qui me déchire et le subtil sourire de mon père.
La neige et l'azur trop lucides.Je suis squelette, je déchois.Lorsque j'invente le suicideQui me convient, je n'ai le choix.