Il est beau d'avoir un secret, mais il est encore plus beau que les autres sachent que vous en avez un.
Ne pourrait-on même soutenir que c'est parce que les hommes sont inégaux qu'ils ont d'autant plus besoin d'être frères ?
A mesure que les désirs et les peurs perdent leur emprise, vous commencez à entrevoir ce que peut être le silence de la méditation. Une pensée vient, vous la voyez, elle ne vous emporte pas. Vous sentez que vous retournez au repos, au calme, à la non-manifestation, à l'essentiel.
Il me semble, Monsieur, que vous devez être assez rarement compris, car vos paroles vont plus loin que les idées ordinaires. Les choses que vous dites paraissent venir d'un monde étranger que ne connaîtrait personne.
Mais les gémissements des mères et, plus encore, la houle silencieuse de la poitrine des pères ont une bien autre puissance que les mots ou les couleurs, tellement la peine de l'homme appartient au monde invisible.
Le péché, l'amour, la haine ne sont que des sons que les gens qui n'ont jamais péché, jamais aimé, jamais craint utilisent pour représenter ce qu'ils n'ont jamais eu et ne pourront jamais avoir.
C'est souvent quand tout paraît compromis que les choses commencent à se redresser.
En France, on compterait entre 1 et 2 millions de végétariens, soit entre 1,5 et 3% de la population. Les végétariens seraient donc aussi nombreux, sinon plus, que les chasseurs (1,2 millions environ). Pourtant, ils intéressent beaucoup moins les hommes politiques, car leur pouvoir de lobbying est bien moins fort.
Les célibataires connaissent mieux les femmes que les hommes mariés ; sinon ils seraient mariés.
Car c'est là la tragédie de l'homme que les circonstances changent, mais il ne le fait pas.
On ne restait jamais à la maison dans la journée. Jamais. Et on courait partout. C'était fantastique, une telle liberté. C'est triste que les enfants ne grandissent plus de cette manière.
Si l'automobile avait suivi le même développement que les ordinateurs, une Rolls Royce coûterait aujourd'hui 500 francs, ferait du 700 kilomètres heure et exploserait une fois par an en faisant 10 morts.
Il serait difficile de prouver que les femmes sont incapables d'exercer les droits de cité. Pourquoi des êtres exposés à des grossesses et à des indispositions passagères ne pourraient-ils pas exercer des droits dont on n'a jamais imaginé de priver les gens qui ont la goutte tous les hivers et qui s'enrhument aisément ?
Le mythe de l'agrément et de l'avantage de la bagnole persiste alors que les transports collectifs, s'ils était généralisés, démontrerait une supériorité éclatante.
La superstition demande des causes, alors que le propre de la raison véritable est de découvrir que les choses sont sans cause et de déceler, dans le voeu causal, la racine de l'angoisse religieuse.
Le merveilleux n'est pas rare, l'incrédulité est plus forte que les miracles.
Il n'y a point de mal à voir ce que les gens nous montrent. Ce n'est point moi qui ai tort de vous trouver coquette ; c'est vous qui avez tort de l'être.
Un aristocrate ne se comporte jamais comme s'il était seul, un bourgeois se comporte comme s'il était seul aussitôt que les autres ont le dos tourné, et un plouc se comporte comme s'il était seul en toute occasion.
Ceux qui affirment que rien n'est plus démocratique que l'audimat se moquent du monde, bien entendu. L'audimat ne permet pas de mesurer ce que les gens veulent, mais de savoir jusqu'à quel point ils ont intériorisé ce qu'on les a habitués à vouloir.
Ce n'est pas aux lecteurs de cet ouvrage que je croirai jamais devoir prouver que les idées gouvernent et bouleversent le monde, ou, en d'autres termes, que tout le mécanisme social repose finalement sur des opinions.
Il arrive parfois que les petits bonheurs se terminent par un grand drame.
De même que les pages que j'écris en ce moment, les nuits que je passe à les écrire, tout cela est si vain, si pour rien. Je mourrai. Plus de je bientôt.
Assimilés aux capitalistes comme les femmes aux prolétaires, on note que les hommes ne cèdent leur pouvoir que sur des points mineurs pour mieux conserver l'essentiel.
Rappelez-vous que les meilleurs et les plus grands parmi l'humanité sont ceux qui ne se font aucun bien matériel. Tout homme qui réussit est plus ou moins un homme égoïste. Les dévoués échouent.
Les trois types de fierté sont : (1) penser que je suis meilleur que les autres ; (2) penser que je suis pire que les autres ; et (3) penser que je suis aussi bon que les autres.
Les esprits extraordinaires tiennent grand compte des choses communes et familières, et les esprits communs n'aiment et ne cherchent que les choses extraordinaires.
C'est un malheur que les hommes ne puissent d'ordinaire posséder aucun talent sans avoir quelque envie d'abaisser les autres.
Ce qui me bouleverse le plus, c'est que les gens s'approchent de moi très souvent et me disent merci. Mais moi je ne suis pas un grand médecin, un grand docteur. Je suis un acteur.
Il serait désolant que les européens quittent la zone Euro. Ce serait une catastrophe !
Il faut que les rouages tournent régulièrement, mais il ne peuvent tourner sans qu'on en ait soin. Il faut qu'il y ait des hommes pour les soigner, aussi constants que les rouages sur leurs axes, des hommes sains d'esprit stables dans leur satisfaction.
Tu sais que les doctrines de L. Blanc n'ont pas, peut-être dans toute la France, un adversaire plus décidé que moi.
Il paraît que les malheurs arrivent à ceux qui ne s'y attendent pas, à ceux qui n'y pensent pas. Alors, pour que ça n'arrive pas, on y a pensé...
Il est inutile de dire que les artistes d'Allemagne n'ont jamais eu de talent, que ses savants n'on aucune valeur; c'est imiter les Allemands lorsqu'ils disent que les Français sont un peuple de singe.
En général, il est bon, du moins de temps à autre, de se rappeler que les gens qui ont toujours semblé savoir quoi faire dans la vie donnent couramment l'impression de n'avoir jamais besoin d'agenda.
Je n'ai aucun problème avec les gens qui travaillent dur pour réussir. Mais je pense que les gens sont très jaloux du succès. Je travaille très dur et ils n'apprécient pas cela.
Si vous voulez que les choses soient correctes, vous devez les faire vous-même.
Ce que les hommes appellent une bonne conversation, c'est une conversation où eux seuls ont parlé.
J'aimerais voir des femmes capables d'être puissantes, complexes, intelligentes, opiniâtres et prises au sérieux, même si elles sont belles. Plus encore, j'aimerais voir des femmes tenues à des normes différentes, autres que les normes superficielles auxquelles nous sommes tenus.
Vous pensez que les gallois sont amicaux, mais les Irlandais sont fabuleux.
Elle n'acceptait pour amants que les discrets parce qu'ils se taisent et les indiscrets parce qu'on ne les croit pas.
Que les citoyens donnent plus volontiers leur vie que leur argent, voilà un paradoxe assez fort.
L'ennui de certaines conversations, c'est que les causeurs y parlent trop haut pour que leurs propos puissent nous endormir.
Les gouvernements ne sont pas faits d'une autre pâte que les hommes auxquels ils commandent.
Le monde est rempli de négativité. Je veux que les gens me regardent et pensent : "Je me sens bien et je vais faire en sorte que quelqu'un d'autre se sente bien aujourd'hui."
Il faut se dire que les malentendus sont féconds. Il ne faut pas les mépriser.
S'il n'y avait que les vivants, la terre serait tout à fait inhabitable.
Les peuples apprennent plus d'une défaite que les rois de la victoire.
Si j'aime les trains c'est sans doute parce qu'ils vont plus vite que les enterrements.
C'est bon d'avoir eu un copain. C'est moins douloureux qu'une femme, quand ça vous quitte. On a toujours l'espoir qu'on restera copains, et que les moments passés ensemble ne seront pas effacés par nouveaux souvenirs avec un autre.
La sauvagerie du confinement, c'est que les politiques ne savent pas où ils sont, ni ce qu'est ce putain de Covid. Il y a eu un paquet d'âneries de dites depuis mars.