Le ridicule est l'arme favorite du vice. C'est par elle qu'en attaquant dans le fond des coeurs le respect qu'on doit à la vertu, il éteint enfin l'amour qu'on lui porte.
Il y a à peu près autant d'imbéciles en Angleterre qu'en France. Mais un imbécile anglais est un imbécile tout court, tandis qu'un imbécile français est un imbécile qui raisonne.
Ne demandez jamais la lune. Elle pourrait vous être donnée. Et alors, qu'en feriez-vous ?
Quand on s'est fait connaître en choquant, on ne peut plus choquer qu'en ne choquant plus.
Peut-être qu'en le pratiquant jeune, j'aurais pu faire du sumo, j'avais la taille nécessaire, et le poids, ça s'acquiert.
Celui qui ne se sent pas offensé par l'offense faite à d'autres hommes, celui qui ne ressent pas sur sa joue la brûlure du soufflet appliqué sur une autre joue, quelle qu'en soit la couleur, n'est pas digne du nom d'homme.
Il n'y a qu'en criant juste qu'on peut faire taire ceux qui chantent faux.
A regarder par une vitre, quelle qu'en soit l'opacité, on devient pourtant moins aveugle.
On est quelque chose aujourd'hui, qu'en proportion de ce qu'on a de portes et de fenêtres.
Il y a des gens qui trouvent le moyen d'être heureux toute leur vie, rien qu'en faisant des bêtises avec décision.
Je pense qu'en affaires, il faut apprendre à être patient. Peut-être que je ne suis pas très patient moi-même. Mais je pense que ce que j'ai appris le plus, c'est d'être capable d'attendre quelque chose et de l'obtenir au bon moment.
Etudier la philosophie a plus de chances de changer l'homme en phylloxera qu'en philosophe.
Lorsqu'une fois qu'une République est corrompue, il n'y a aucune possibilité de remédier à l'un des maux croissants qu'en supprimant la corruption et en restaurant ses principes perdus ; toute autre correction est ou inutile ou un nouveau mal.
L'homme est l'être qui ne peut sortir de soi, qui ne connaît les autres qu'en soi, et, en disant le contraire, ment.
Parfois, je me demande si nous vivons la vie en revivant la vie, plutôt qu'en vivant la vie.
Gardons-nous de suivre la pensée d'un auteur... D'ailleurs, qu'en sait-il de sa pensée ?
L'originalité de l'un n'est conçue (ou concevable) qu'en étroite collaboration avec l'ignorance de l'autre.
On ne se garde d'une déconvenue pleine et entière qu'en se ménageant la ressource d'une petite contrariété.
Que de pas restent à faire ! La femme pauvre est aussi bien esclave et vendue en orient qu'en occident. Seulement elle a de plus la flétrissure et la misère. Le lupanar n'est autre chose qu'un sérail en commun.
Le verbe reste verbe. Les mots, élégants, sages, font leur petite révérence, puis s'éclipsent. Qu'en reste-t-il ? Des ronds dans l'eau.
La Bourse est le seul endroit où l'on ne peut se faire comprendre qu'en parlant le langage des cours.
On ne se découvre qu'en se tournant vers ce que l'on n'est pas.
On notera qu'en politique comme ailleurs, on ne dit "la confiance règne" que si elle ne règne pas.
On domine plus facilement les peuples en excitant leurs passions qu'en s'occupant de leurs intérêts.
L'amour n'est pas une relation sociale. Ca ne se dit pas, ce sont des choses qui ne se disent pas. L'amour n'est traduit qu'en silence ou en cri.
Une explication, quelle qu'elle soit, ne peut être qu'en trop face à la présence des choses.
Parfois, ce n'est qu'en quittant la scène qu'on peut savoir quel rôle on a joué.
Je me suis toujours senti plus chez moi au Royaume-Uni qu'en France.
Il y a de grands voyages qu'on ne fait bien qu'en pantoufles.
Dictature : un régime où l'opinion publique ne peut s'exprimer qu'en privé.
Le réel, au fond, n'existe qu'en soi. Il est foisonnant mais il foisonne pour rien si vous n'allez pas vous frotter à lui de la manière la plus violente ou la plus amoureuse, ce qui revient au même.
La loi morale ne peut résider qu'en lui, coédifiée par l'enseignement qu'il a reçu, les circonstances de la vie et l'influence des autres.
Dieu voulut qu'Adam dormît , quand il forma Eve de sa côte, parce qu'en recevant une femme il allait perdre tout repos...
Les gens n'existent qu'en s'assemblant, dans l'espace de leur entre-deux. Les corps sont vides, leur substance tient toute dans leur liaison.
L'artiste est ce professionnel de la transformation de l'implicite en explicite, de l'objectivation, qui transforme le goût en objet, qui réalise le potentiel, c'est-à-dire ce sens pratique du beau qui ne peut se connaitre qu'en se réalisant.
Etrange : je me suis intéressé à une foule de choses alors qu'en réalité, à part les filles, rien ne m'intéressait vraiment.
Je n'avance qu'en tournant le dos au but, je ne fais qu'en défaisant.
Essayer coûte que coûte de n'être qu'un, c'est ignorer nos propres contradictions et vivre dans le mensonge. Alors qu'en exprimant nos contradictions, nous ne nous en portons que mieux !
Bien des gens commentent les horreurs qui frappent les autres comme s'ils étaient très soucieux de les aider, alors qu'en réalité ils se complaisent à la souffrance d'autrui, par ce qu'elle leur permet de croire qu'ils sont heureux.
Je ne puis être heureux qu'en ma seule société, parce qu'il m'est permis, là, d'être tout à fait vrai.
Il faut créer de nouveaux concepts, de nouveaux enchantements, comprendre qu'on peut jouir autrement qu'en préparant la 6G sur son téléphone portable.
Quel est donc cet instinct moral qui apprend à l'homme sans éducation, que la récompense de ces actions est dans le coeur de celui qui les a faites ? Il semble qu'en nous les payant, on nous les ôte.
L'homme ne se construit qu'en poursuivant ce qui le dépasse.
L'eau bouillante est-elle moins bouillante en hiver qu'en été ?
Tout le secret des armes ne consiste qu'en deux choses, à donner et à ne point recevoir.
Ce n'est qu'en pardonnant qu'on ne se trompe pas.
De quoi vit l'homme ? De sans cesse Torturer, dépouiller, déchirer, égorger, dévorer l'homme. L'homme ne vit que d'oublier sans cesse. Qu'en fin de compte il est un homme. Choeur : Messieurs, vous ne pouvez pas l'empêcher, L'homme ne vit que de méfaits et de péchés !
À croire qu'il est plus facile de livrer nos peines et nos cris,Et qu'en un battement de cils un texte triste est écrit.
On ne croit qu'en ceux qui croient en eux.
Elle me dit son nom, celui qu'elle s'est choisi : "Nadja, parce qu'en russe c'est le commencement du mot espérance, et parce que ce n'en est que le commencement."