Le verbe reste verbe. Les mots, élégants, sages, font leur petite révérence, puis s'éclipsent. Qu'en reste-t-il ? Des ronds dans l'eau.
La pluie d'aujourd'hui est le whisky de demain.
Petite pluie de mai, tout le monde est gai.
Les humains sont comparables à celui qui serait plongé dans un lac et qui crierait : De l'eau, de l'eau, j'ai soif !. Ils sont plongés dans l'océan de la lumière cosmique, mais ils ont de telles carapaces que cette lumière ne peut pas pénétrer en eux.
L'oubli est un gigantesque océan sur lequel navigue un seul navire, qui est la mémoire.
Bien que Dieu soit tout-puissant, il n'envoie pas la pluie quand le ciel est bleu.
On eût dit qu'une main se refermait peu à peu sur la bouche d'une victime et étouffait ses cris. La ville tenta de se débattre, d'arracher le bâillon qui l'asphyxiait, de se libérer du joug écrasant, mais elle n'en avait plus la force. Ce n'était plus qu'une fontaine tarie, un vestige inutile condamné à disparaître.
Sur cette vaste plantation, ce n'est pas la pluie mais la sueur de mon front qui arrose les récoltes.
La fontaine de l'espoir ne tarit jamais dans le coeur des hommes.
Tu es mon lac aux rives apaisantes Tu es ma force et mon credo Les rêves en soie de mon enfance Mes contes de fée De ma vie tu viens tout bousculer.