Il ne faut pas beaucoup d'esprit pour montrer ce qu'on sait ; mais il en faut infiniment pour enseigner ce qu'on ignore.
On sait plus de choses sur un homme en regardant ses mains qu'en l'écoutant parler.
Tout écrivain peut être heureux d'entendre un écho à ce qu'il a fait, même s'il ne visait pas à cela d'abord. Comme on sait, je suis plutôt quelqu'un qui doute de lui-même et de ce qu'il écrit. Ces échos, en [...] ► Lire la suite
Combien fécond le plus petit domaine, quand on sait bien le cultiver.
Le problème moral des représailles - A-t-on le droit de tuer un homme, fût-ce un ennemi, quand on sait que cet acte entraînera automatiquement la mort d'une cinquantaine d'innocents ? - n'a jamais été résolu.
Nous pouvons pénétrer l'esprit des autres par analogie avec ce qu'on sait de notre propre esprit.
On sait rarement ce qu'on veut et jamais ce qu'on voudra.
Qu'est-ce qu'une maîtresse ? Une femme près de laquelle on ne se souvient plus de ce qu'on sait par coeur, c'est-à-dire de tous les défauts de son sexe.
On sait toujours où aller : les renards ont aussi une tanière.
Plus on étudie, plus on sait. Plus on sait, plus on oublie. Plus on oublie, moins on sait. Moins on sait, moins on oublie. Moins on oublie, plus on sait. Alors, à quoi bon étudier ?
Tu sais ce qu'il faut faire lorsqu'on a vraiment tout essayé et qu'on a échoué à tout, alors qu'on sait qu'on est dans son droit ? On essaie encore.
On n'est pas insomniaque si on sait lire.
On sait instinctivement ce que l'on peut dire et à qui.
Ce qu'on croit a le même poids que ce qu'on sait.
L'amour est comme une guerre de tranchée : on ne voit pas l'ennemi, mais on sait qu'il est là et qu'il vaut mieux ne pas sortir la tête.
Quand on sait tous les dons exceptionnels qu'il faut pour être ministre, on comprend mieux que l'on soit presque toujours obligé de prendre les mêmes.
On sait qu'il faut écrire simplement ; mais on ne pense pas des choses assez solides pour soutenir la simplicité.
Misères, complexes, nostalgie ; on sait des temps où le masculin ne s'encombrait pas de tant d'inquiétudes, exprimait moins de doutes sur son identité même.
Il n'y a plus que les bibliophiles qui aient des bibliothèques, et l'on sait que cette espèce d'hommes ne lit jamais.
Avec le temps, certaines célébrités deviennent comme la Sibérie : on sait qu'elle existe mais personne ne veut y aller.
Il est un âge où l'on enseigne ce que l'on sait ; mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce que l'on ne sait pas : cela s'appelle chercher.
Peut-on jamais être tout à fait malheureux quand on sait qu'on ne le sera pas toujours ?
Mais on sait, la mode vieillit mal et les snobs ont souvent été les gardiens fanatiques de bons goûts qui n'avaient aucun avenir.
On est jeune tant que l'on sait dire "non". Premier "oui" première ride.
Richesse. Notion relative. Depuis l'instauration de l'impôt sur les grandes fortunes, on sait toutefois que l'on est considéré comme riche à partir de 3.500.000,00 francs et pauvre jusqu'à 3.499.999,00 francs.
Les vérités sont des mensonges à plus ou moins long terme. Ne pas mentir, c'est dire ce qu'on sait, non ce qu'on croit savoir.
Quand on sait qui l'on est, c'est plus facile de savoir ce que l'on veut et de le demander aux autres.
On sait aujourd'hui que, dans la première phase de la lutte nationale, le colonialisme essaie de désamorcer la revendication nationale en faisant de l'économisme. Dès les premières revendications le colonialisme feint la compréhension en reconnaissant avec une humilité ostentatoire que le territoire souffre d'un sous-développement grave qui nécessite un effort économique et social important.
Si cruel que ce soit à entendre, les peuples peuvent se tromper. Le nôtre s'est déjà trompé et on sait de quel prix il faut payer dans l'histoire le fait d'avoir manqué le train de l'histoire.
Il était extrêmement important pour moi de comprendre d'où venait Mandela. Parce qu'on sait où il allait, et c'est une histoire célèbre, mais qui était-il ? D'où est-ce qu'il venait ? Quelle a été son éducation ?
On ne souhaite pas des choses faciles, on souhaite de grande choses, des choses ambitieuses, hors de portée. On fait des voeux parce qu'on a besoin d'aide et qu'on a peur. Et on sait qu'on en demande peut-être un peu trop. On continue à faire des voeux pourtant, parce que, parfois, ils se réalisent.
Ce n'est pas ce qu'on sait qui nous fait agir, mais ce que l'on sent.
Les plus belles psychologies humaines sont les personnes entières, elles sont vraies et on sait à qui on a à faire.
Quand on sait qu'il suffit d'appuyer sur la commande de la télé pour qu'un lave-vaisselle apparaisse à la place de votre tête, ça vous donne le sens du relatif.
Remplir sa journée, remplir son devoir conjugal, on sait précisément ce que sait. Mais remplir sa vie ?
Personne ne se repose jamais vraiment, on imagine qu'on se repose ou qu'on va se reposer mais c'est juste une petite espérance qu'on a, on sait bien que ça n'existe pas, ce n'est qu'une chose qu'on dit quand on est fatigué.
Jusque-là, j'étais une intello. Mais une fois qu'on sait si bien faire la fille canon, on ne sait plus faire que ça.
Le rôle d'un ministre de l'Intérieur : s'efforcer de tout savoir, et savoir en tout cas tout taire de ce que l'on sait.
Ce n'est que dans les romans que l'on sait comment les choses arrivent, et c'est bien pour ça qu'on donne des prix à ceux qui les écrivent.
Une révélation est la compréhension de ce que l'on sait déjà.
Dans le dictionnaire de l'Académie, on ne trouve pas ce qu'on ne sait point ; mais on n'y trouve pas ce qu'on sait.
Vous avez reçu un appel d'un numéro inconnu qui n'a pas laissé de message. Analyse cette phrase, ça c'est de l'info sérieux. La nana elle t'explique que y'a un mec, on sait pas qui c'est, il a appelé, il a rien dit ! Aaahlala !
C'est vrai que je suis considéré comme un homme très sociable, bavard intarissable, toujours en train de rire avec les amis. Mais le brouillard, finalement, m'empêche aussi de voir les autres, dont on sait, depuis Sartre, que c'est l'enfer !
On est conservateur parce qu'on sait ce qui est et qu'on ne sait pas ce qui sera. On est révolutionnaire parce qu'on ne sait pas ce qui sera et qu'on sait ce qui est. On s'en fout quand on sait que ce qui sera ressemblera nécessairement à ce qui est.
On vit avec l'idée qu'il peut se passer quelque chose de grave. On prend les transports en commun, on se met en terrasse pour fumer une clope, on va voir un concert. On va danser. Et on sait désormais que parfois, on ne reviendra jamais chez soi.
Mais Liszt, coeur généreux, toujours prêt, à se dévouer pour une belle cause, avait compté sans l'esprit envahissant de son colossal et dangereux protégé, incapable de partager l'empire du monde, fût-ce avec son meilleur ami. On sait maintenant, depuis la publication de la correspondance entre Liszt et Wagner, de quel côté fut l e dévouement.
On sait depuis longtemps que ce sont les vents, ces messagers de l'amour végétal, qui portent aux plantes femelles le sperme des mâles. Ce n'est point en plein vent que les nôtres courent ordinairement de pareils risques !
On a toujours assez de temps pour tout quand on sait bien le ménager.
Dans l'amitié comme dans l'amour on est souvent plus heureux par les choses qu'on ignore que par celles que l'on sait.
On dépense des milliards dans les banques quand on sait qu'une fraction de cet argent pourrait sauver tous les enfants du monde.