On n'est pas insomniaque si on sait lire.
L'homme doué sait se servir de son obscurité.
Ce qui compte c'est se libérer soi-même, découvrir ses propres dimensions, refuser les entraves.
On n'improvise jamais mieux que lorsqu'on sait son texte.
Conclusion ! Un livre est un fusil chargé dans la maison d'à côté. Brûlons-le. Déchargeons l'arme. Battons en brèche l'esprit humain. Qui sait qui pourrait être la cible de l'homme cultivé ?
Si je peux aider un enfant à découvrir un goût, voire une passion pour la musique dans sa vie, alors c'est une chose merveilleuse.
Le désespoir est la charité de l'enfer. Il sait tout, il veut tout, il peut tout.
L'espoir est comme le ciel des nuits, il n'est pas de coin si sombre où l'oeil qui s'obstine ne finisse par découvrir une étoile.
Pitié pour celui qui, ayant épuisé ses réserves de mépris, ne sait plus quel sentiment éprouver à l'égard des autres et de lui-même !
Celui qui sait beaucoup dort peu.
Qui rougit en sait un peu plus qu'il ne devrait en savoir.
Quand on ne sait pas où on va, la vitesse du déplacement ne compte plus.
L'économie ne sait même pas prévoir d'imminents désastres dans sa propre sphère.
Les hommes qu'on ne connaît qu'à moitié, on ne les connaît pas ; les choses qu'on ne sait qu'aux trois quarts, on ne les sait pas du tout. Ces deux réflexions suffisent pour faire apprécier presque tous les discours qui se tiennent dans le monde.
La guerre civile est moins détestable que la guerre avec l'étranger. On sait du moins pourquoi l'on s'y bat.
On ne sait de quoi se réjouir, ni de quoi s'affliger dans la vie. Le bien amène le mal, le mal amène le bien.
Qui n'a jamais été ridicule ne sait point rire.
On sait toujours où aller : les renards ont aussi une tanière.
L'homme public ne monte jamais si haut que lorsqu'il ne sait pas où il va.
Entrer en soi-même, c'est découvrir la subversion.
On ne devrait lire que les livres qui nous piquent et nous mordent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ?
Qui sait flatter sait aussi calomnier.
Le cinéma, ce n'est rien d'autre en fait que de pouvoir lire l'âme de quelqu'un juste en regardant ses yeux.
Les rédacteurs en chef des journaux actuels n'ont pas le temps de lire les journaux ; ils passent leurs journée en réunions avec d'autres rédacteurs à essayer de savoir quoi faire avec internet.
Il n'y a plus que les bibliophiles qui aient des bibliothèques, et l'on sait que cette espèce d'hommes ne lit jamais.
Mon enfant, je sais que c'est pour la mère patrie que tu vas donner ta vie, tout le monde ici sait que tu ne reculeras pas, tout le monde ici est fier de toi, ton père est mort, tes frères sont morts, venge nous des hordes fascistes !
Les femmes qui nous aiment pour notre argent sont bien agréables : on sait au moins ce qu'il faut faire pour les garder.
Celui qui veut garder les instants n'est-il pas toujours aussi celui qui ne sait pas les vivre ?
Ceux qui prétendent tout découvrir mais n'en produisent aucune preuve peuvent être réfutés comme ayant effectivement prétendu découvrir l'impossible.
Je ne lis que mes bouquins. Mais j'en écris tellement que je n'arrive pas à les lire tous.
Je sais ce que je dois faire maintenant, je dois continuer à respirer car demain le soleil se lèvera. Qui sait ce que la marée pourra apporter?