- Yvan faut qu'on parle. - Euh.. De quoi ? - Je... je sais pas ! de tout ! - Ah ouais, nan mais attends mais ça c'est hyper-large !
Le Beau et le Bien sont régis par des lois opposées : le Beau est d'autant plus beau qu'on parle de lui, le Bien est d'autant moins bien qu'il en est question.
Mais voyons Duc, on parle pas de mec qui sont venu poser des rails dans nos prairies !
On vit dans un monde qui n'est pas trop marrant, on parle que de haine alors c'est important de dire merde.
Il en est des hommes de lettres comme des politiciens ; il est de leur intérêt que l'on parle d'eux, même en mal.
Quand on parle trop du loup, il finit par l'apprendre.
On parle bien plus volontiers de ce qu'on ignore. Car c'est à quoi l'on pense.
On parle pas de malheur ! Ca le fait venir !
L'excès n'est pas vraiment quelque chose que je considère comme une mauvaise chose ; surtout quand on parle de vivre.
C'est aux inconnus qu'on parle toujours des choses les plus importantes.
On parle encore de la féminité comme d'une maladie.
On a fait des livres sur les intérêts des princes ; on parle d'étudier les intérêts des princes : quelqu'un a-t-il jamais parlé d'étudier les intérêts des peuples ?
On parle souvent des rêves de la jeunesse. On oublie trop ses calculs.
On parle moins des crimes commis pour l'humanité.
Le visage actuel des jeunes nations porte encore autant l'empreinte de leur passé colonial que de leur histoire propre. On parle toujours le français dans les anciennes colonies françaises, l'anglais dans les anciennes colonies anglaises et le portugais au Brésil.
Celui qui se sait coupable croit toujours qu'on parle de lui.
Moins on parle, et bien souvent mieux on pense.
Tôt ou tard, quand il y a un crime à cacher, on parle trop.
On dit forcement des conneries quand on parle de politique.
Ce qui compte dans le temps qui vient, c'est pas le travail, c'est la paresse. Tout le monde s'accorde pour dire que le travail n'est qu'un moyen. On parle d'une civilisation du loisir. Quand on y arrivera on aura perdu tout sens du loisir.
Nous aimons qu'on parle d'amour, même si c'est pas à nous qu'on en cause.
Dans les milieux littéraires, quand on parle des poètes morts jeunes, ce sont les poètes morts vieux qui se mouchent.
Il peut sembler étonnant que l'attitude de l'antisémite s'apparente à celle du négrophobe. C'est mon professeur de philosophie, d'origine antillaise, qui me le rappelait un jour : « Quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez l'oreille, on parle de vous.
Peu d'hommes sont capables du naturel. On écrit, on parle le plus souvent plus haut qu'on ne pense
On parle des maîtres chanteurs, on ne sait pas ce que c'est qu'une maîtresse chanteuse.
C'est dans la mort qu'on parle le mieux de la vie.
Pourquoi la conversation est-elle si agréable avec ceux qu'on aime d'une amitié tendre, et ne tarit-elle jamais ? C'est parce qu'on parle de soi à quelqu'un qui y prend beaucoup d'intérêt.
On parle toujours du chagrin de ceux qui restent mais as-tu déjà songé à celui de ceux qui partent ?
On ne traduit que son trouble : c'est toujours de soi-même qu'on parle.
Quand on écrit ses mémoires, on se fait deux sortes d'ennemis. Ceux dont on parle. Et ceux dont on ne parle pas.
La direction dans laquelle nous allons en ce moment est la négation des biens matériels comme étant importants et la grande importance des valeurs et des sensations spirituelles. La permissivité, si vous voulez. On parle énormément de sexe et de bisexualité.
On parle du droit à la vie, mais jamais du droit à la non-existence. Est-ce que vous avez décidé de naître ? Non, sans doute, mais ensuite, débrouillez-vous, même si vous naissez au Sahel en période de famine.
D'où un tout autre mouvement : pour sortir de l'« il y a », il faut non pas se poser, mais se déposer; faire un acte de déposition, au sens où l'on parle de rois déposés. Cette déposition de la souveraineté par le moi, c'est la relation sociale avec autrui, la relation dés-inter-essée.
Dans cet univers qui se caractérise par un haut degré de cynisme, on parle beaucoup de morale. En tant que sociologique, je sais que la morale n'est efficace que si elle s'appuie sur des structures, des mécanismes qui font que les gens ont un intérêt à la morale.
Plus on parle d'une chose petite et même minusculissime et plus on touche à l'essentiel.
On parle toujours de "fanatisme aveugle", comme s'il y avait de fanatismes clairvoyants.
On s'aperçoit qu'on est devenu un spécialiste quand les choses dont on parle avec plaisir ennuient les autres.
Bonheur de ces années, de ces amis, de ces moments où personne n'essaie d'épater l'autre ; plaisir de ces soirées où l'on parle juste comme ça, mais où l'on pourrait se taire ensemble. Plaisir aussi d'être avec les enfants, et de leur créer des images.
Les gouvernements qui se conduisent le mieux sont ceux dont on parle le moins.
Milieux - Ceux dont on parle sont toujours autorisés, ou généralement bien informés.
Que l'on parle bien quand on parle dans le désert !
L'intelligence est un effort pour savoir de quoi l'on parle.
Tout l'art d'écrire des lettres est dans l'emploi de ces finesses opportunes, de ces nuances par l'effet desquelles on donne aux gens l'impression que l'on parle d'eux, tout en ne parlant que de soi.