Plus on parle de transparence, moins on sait qui dirige quoi, qui manipule qui, et dans quel but.
On parle du harcèlement sexuel, mais tout est devenu harcèlement - le politique, les médias, la société, cette information lancinante. Ça parle trop. Trop de mots pour être honnête.
On parle peu quand la vanité ne fait pas parler.
La saleté de l'âme se lave quand on parle.
La gloire, c'est la fumée sans feu dont on parle tant.
On parle toujours du boulevard des Filles du Calvaire, mais jamais du calvaire des filles du boulevard.
On parle toujours du feu de l'enfer, mais personne ne l'a vu. L'enfer, c'est le froid.
Je ne suis qu'un exécutant, je me borne à traduire. Mais on ne traduit que son trouble : c'est toujours de soi-même qu'on parle.
S'il y a deux substantifs que je redoute quand on parle de télévision, c'est "culture" et "éducation".
Chaque fois qu'on parle d'amour, C'est avec "jamais" et "toujours".
On parle toujours trop de soi-même à ceux qui ne nous comprennent pas.
On parle toujours de rencontrer la femme de sa vie. Mais le jour de son enterrement, en allant au cimetière, on peut parfaitement croiser la femme de sa mort.
Quand on parle de cul, on parle rarement du sien.
De ce qui occupe le plus, c'est de quoi l'on parle le moins. Ce qui est toujours dans l'esprit, n'est presque jamais sur les lèvres.
On parle trop souvent du bonheur. La seule chose qui toujours nous enivre Se banalise dans sa douceur.
Les bals les plus réussis sont ceux dont on parle le plus sans y être allé.
On parle souvent du Nouveau Testament sans dire qui a hérité de l'Ancien.
Ah ! On parle des liens du mariage ! Mais les liens du divorce sont encore plus indissolubles !
Quand on se met à parler de Dieu, ce n'est déjà plus de Dieu que l'on parle.
Qu'on soit black de peau, qu'on soit blanc, qu'on soit jaune Qu'on parle l'eskimo ou l'indien d'Amazone, Devant le soleil qui s'éteint, A la même enseigne, tous les mêmes enfin.
Où l'on travaille beaucoup, là est l'abondance ; mais où l'on parle beaucoup, l'indigence se trouve souvent.
Les choses dont on parle le plus souvent en plaisantant sont généralement celles qui ennuient, mais dont on ne veut pas avoir l'air ennuyé.
Qu'on parle de civilisation chrétienne, d'humanisme gréco-latin ou de « matérialisme historique », on ne désigne pas autre chose que cette évolution qui est la loi même de l'humanité.
Le Beau peut durer toujours : il est sa propre trace. On parle de lui et de ceux qui l'ont servi.
On ne dit jamais rien parce qu'on parle tout le temps.
L'enfant devant la télé donne dos à tout. C'est à son dos qu'on parle, et c'est son dos qui nous répond.
On a toujours l'art de mentir quand on parle à des gendarmes.
J'écris pour que l'on puisse me lire et non pas pour que l'on parle de moi.
On parle toujours bien quand on arrive à se faire comprendre.
Quand on parle du loup entre bègues on n'en voit jamais la queue.
A notre époque où on parle tant de communication, la vraie communication est poétique.
- Quelle petite fille odieuse ! - Insupportable ! - Tu ne sais même pas de quoi on parle. - De libellules ?
Photographier, c'est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu'elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d'art.
Ce qui distingue les forfaits de la vie de ceux du théâtre, c'est que dans la vie on fait plus et on dit moins, et qu'au théâtre on parle beaucoup pour faire une toute petite chose.
En terme de préhistoire, on parle de l'âge de pierre, de l'âge du fer, de l'âge du bronze. En survolant toute l'histoire de l'humanité, ne devrait-on pas parler de l'âge du bois, du charbon, du pétrole ou de l'atome ?
De quoi on parle, ça n'a pas d'importance. C'est juste parler qui compte.
On parle toujours des idées reçues. Mais qui donc les distribue ?
Quand on est enfant, ce que l'on dit est enfantin, ce que l'on pense est enfantin, ce dont on parle est enfantin. Mais quand on est adulte, on tue l'enfant qui est en nous.
Tu ressembles à la musique que tu dansesTu es violence, cadence et décadenceRobot, rebelle, madone des décibelsDeux grands yeux métalComme un ciel sans étoileDeux scotch, un rock, on parle, on rit, on danseSuper gadget de discothèque qui danse, danse.
On parle mal de la femme mais tout le monde lui court après.
Dès que l'on parle de poux, tout le monde cherche à les attraper, si l'on craint soi-même d'en être un, comment faire ?
Les choses dont on parle le plus parmi les hommes sont assez ordinairement celles qu'on connaît le moins.
On parle à une femme, on lui dit des phrases en sachant bien qu'elle ne comprend pas, comme on parle à un chien ou à un chat.
On parle du courage d'un condamné à mort qui marche jusqu'au lieu de l'exécution : il en faut parfois autant pour garder une façade acceptable en allant au-devant de la souffrance quotidienne.
On parle tant du langage, alors qu'il n'y a personne pour entendre.
Dans les dîners en ville, on parle à bâtons rompus. Sur le dos des autres.
Quand on parle aux gens comme s'ils étaient stupides, on tue des cellules dans leur cerveau.
Quand on est compris, on parle toujours bien, et puis toute votre belle diction ne sert à rien.
J'entends rire les morts quand on parle de dieux.
La parole est un acte pour les écrivains. C'est un acte dont on parle. Et donc ça fait des choses, ça produit des effets, ça agit. Ce n'est pas un jeu, un ensemble de règles de toutes sortes.