Nous nous piquons à nos opinions avec d'autant plus de violence que nous les sentons plus discutées ou plus douteuses, les tenant ainsi pour certaines à proportion qu'elles ne le sont pas.
Nous, les femmes âgées en Europe, avons de la chance de ne pas être poussé dans un tiroir.
Dès que le mensonge et la dissimulation risquent de nous servir, nous les pratiquons.
La peur du ridicule obtient de nous les pires lâchetés.
Les êtres que nous connaissons le mieux, comme nous les déformons dès qu'ils ne sont plus là !
Nous, les femmes, devons nous rappeler que nous sommes bien plus que de simples seins.
Si nos amis nous rendent des services, nous pensons qu'à titre d'amis ils nous les doivent, et nous ne pensons pas du tout qu'ils ne nous doivent pas leur amitié.
Nous les Américains sommes un peuple primitif... Les Américains semblent avoir peu de respect pour la loi ou les droits des autres.
Les femmes sont comme les patries, elles sont ce que nous les faisons.
C'est toujours ainsi : nos oeuvres représentent une période de notre existence que nous avons déjà franchie, à l'époque où nous les écrivons.
Chez nous, les intellectuels n'ont plus d'influence dans la société, sauf quand ils émettent des slogans. Les intellectuels ont de l'influence en France lorsqu'ils flattent un vague "politiquement correcte".
Les lignes et les nuances ne sont là que pour nous, les sculpteurs, les signes de réalités cachées. Au-delà des surfaces, nos regards plongent jusqu'à l'esprit.
Jadis nous étions dans l'usage de canoniser nos grands hommes, aujourd'hui nous les vulgarisons.
Si nous voulions seulement être heureux, ce serait facile; mais nous voulons être plus heureux que les autres, et c'est presque toujours difficile, car nous les pensons plus heureux qu'ils le sont.
Lorsque nous ramenons des animaux sauvages à la nature, nous les renvoyons simplement à ce qui leur appartient déjà. Car l'homme ne peut pas donner la liberté aux animaux sauvages, il ne peut que leur enlever.
Quand les passions frappent à notre coeur, nous les fuyons.
Nos vertus, nous les devons à l'impuissance où nous sommes d'avoir des vices.
Au café du Chihab, Mouloud :- Tu sais pourquoi nous les musulmans on n'a jamais évolué dans l'industrie ?- Ehh, non ?!- Parce que les chrétiens ils nous ont volé les pages techniques du Coran.
Nous, les acteurs, ne sommes que des éponges.
Nous traitons de vieux problèmes qui ne sont pas les nôtres. Nous les portons et nous les transmettons à ceux qui viendront après nous.
De la poésie, je dirai maintenant qu'elle est, je crois, le sacrifice où les mots sont victimes. Les mots, nous les utilisons, nous faisons d'eux les instruments d'actes utiles. Nous n'aurions rien d'humain si le langage en nous devait être en entier servile.
Nous les vivants ne sommes jamais nus- le regard, la voix sont déjà des parures. Nous ne le sommes que dans la honte, quand le langage fait défaut.
Sommes-nous la sécheresseSommes-nous la romance.Sommes-nous la sécheresseSommes-nous la noblesse.Sommes-nous les eaux troublesSommes-nous le souvenir.
Il y a des choses qui ne s'apprennent qu'à condition que nul ne nous les enseigne.
Nous, les Américains, écrivons notre propre histoire. Et les chapitres dont nous sommes les plus fiers sont ceux où nous avons eu le courage de changer. À maintes reprises, les Américains ont vu le besoin de changement et ont pris l'initiative d'apporter ce changement à la vie.
Au cours de notre histoire, nous avons bâti des villes, des ponts, des églises. Beaucoup ont brûlé, ont étè detruits par les guerres, les révolutions, les fautes de l'homme. Chaque fois, à chaque fois nous les avons construit.
Il est vrai que si des hommes sont séparés de nous en différence d'apparence et d'habitudes, l'expérience nous montre, malheureusement, combien le temps est long avant que nous les considérions comme nos semblables.
Nous portons en nous les merveilles que nous recherchons sans nous.
Nous adorons nos amis non pas parce qu'ils nous amusent, mais parce que nous les amusons.
Enfin, en ce qui nous concerne, nous les professionnels, je considère que l'on jongle un peu avec les libertés individuelles. Je suis profondément choqué par le fait que n'importe où, n'importe quand, on puisse nous faire ouvrir notre valise comme au temps de l'occupation.
Quel merveilleux don nous avons, nous les écrivains, de nous torturer et de torturer les autres !
Les événements paraissent tristes, agréables ou pénibles, non parce qu'ils le sont en réalité, mais parce que nous croyons qu'ils le sont et que la lumière sous laquelle nous les regardons dépend de notre propre jugement.
Nous nous consolons rarement des grandes humiliations ; nous les oublions.
Nous les artistes sommes unis pour prouver à une industrie, qui ne mise plus que sur les reality shows, qu'elle se trompe dans sa manière de promouvoir les jeunes talents.
Il y a des moments où les fins de la vie sont si effilochées que la raison et le sens crient que nous nous arrêtons et que nous les rassemblons avant de pouvoir continuer.
Ou se rebeller ou trahir, on ne nous laisse guère de choix, à nous les simples.
Nous, les avocats, sommes toujours curieux, toujours inquisiteurs, ramassant toujours des bric-à-brac pour nos esprits disparates, car on ne sait pas quand et où ils peuvent s'insérer dans un coin.
On est des impasses, nous les hommes.
Nos oeuvres représentent une période de notre existence que nous avons déjà franchie, à l'époque où nous les écrivons.
Nous les avons dominés 99 % du temps. Ce sont les 3 % restants qui nous ont coûté la victoire.