C'est peut-être en ton âme que moi, ton pays, je me serai connu le plus complètement. Jusqu'à toi, je traversais des formes que je créais, pour ainsi dire, les yeux fermés ; j'ignorais la raison selon laquelle je me mouvais ; je ne voyais pas mon mécanisme.
Maintenant, à l'approche de la quarantaine, j'essaie de contrôler un peu l'affaire. Si je ne veux pas que mon corps prenne son indépendance, il faudrait qu'entre lui et moi s'installe ce qu'on appelle communément "le sport" ! Chez moi, ce n'est pas une évidence.
Nous vivons dans un monde moderne, et dans la musique contemporaine, le fait central est la contamination. Pas la contamination de la maladie mais la contamination des styles musicaux. Si vous trouvez cela en moi, c'est bien.
On me prend davantage pour un illuminé lorsque je me filme pour réaliser des transitions. Dans le train par exemple, je fais semblant de dormir tout en tournant la caméra vers moi. Je dois avoir l'air d'un sacré gogol.
Ce qui me captivait avec toi, c'est que tu me faisais accéder à un autre monde.... Ce monde m'enchantait. Je pouvais m'évader en y entrant, sans obligations ni appartenance. Avec toi j'étais ailleurs, en un lieu étranger, étranger à moi même. Tu m'offrais l'accès à une altérité supplémentaire.
Le Lido a été pour moi une chose merveilleuse. On m'a mis des plumes, il fallait que je descende très doucement l'escalier et ça m'a donné une autre discipline de moi-même.
Pour être tout à fait franche, je t'avouerai que je ne m'en fiche pas du tout, que je me donne un mal infini pour me changer, mais que je me bats toujours contre des armées plus fortes que moi.
Tout est dit dans mes chansons. Seulement, ce n'est pas raconté de façon prosaïque, c'est enjolivé. L'essentiel est dedans...Alors à quoi bon en parler ? Si je me mets à parler, ça perd de son intérêt. Moi, je suggère. C'est le public qui fait le reste.
Mon poids fluctue constamment - je ne prends pas vraiment soin de moi.
À la mort de ma mère, j'avais totalement perdu confiance en moi. Je culpabilisais sans cesse. J'étais souvent repliée sur moi-même. J'avais tendance à vivre dans le regret, incapable de prendre des décisions de peur de me tromper.
Pourquoi les gens ont peur de vieillir? Vous vous sentez plus sage. Vous vous sentez plus mature. Vous sentez que vous vous connaissez mieux. Vous négocierez cela pour une peau plus douce? Pas moi!
L'homosexualité était quelque chose de complètement nouveau pour moi, et je n'en avais que vaguement entendu parler. J'aurais dû rire ou m'en tirer par une plaisanterie, mais j'étais fou furieux. Quant à ce pauvre homme si timide, il était effroyablement gêné.
« Lutteur ou acteur ? » Je ne pouvais m'empêcher de rire. Jamais je n'avais voulu devenir un véritable lutteur. La lutte m'était nécessaire sur le plan émotionnel, c'était une manière pour moi de conquérir le chandail frappé du grand L cramoisi. Moi, je voulais être acteur.
L'humour a toujours été un mécanisme d'autodéfense pour moi.
S'il est un homme tourmenté par la maudite ambition de mettre tout un livre dans une page, toute une page dans une phrase, et tout une phrase dans un mot, c'est moi.
Moi qui ne crois pas à l'antagonisme réel des nations, comment croirais-je à l'antagonisme fatal des classes ?
Il y a un avantage à être là depuis aussi longtemps que moi. Tout le monde au Sénat me connaît et - je vais dire quelque chose de présomptueux, pour me répéter - je pense que la plupart me respectent.
J'achète moi-même mes vêtements, c'est la corvée.
C'est ma femme qui a tout monté. Je ne trouve pas d'autre explication. Elle a su mon accident, elle a cru que j'étais mort et elle a fait passer son amant pour moi.
Il prétend qu 'il y a des bruits et des odeurs quand mes amis et moi nous préparons de la nourriture et écoutons de la musique de notre pays d'origine pour oublier un peu les tracas de la vie quotidienne.
- Moi dans ma vie, j'ai jamais rien eu ! ... OK !? - Bah moi dans ma vie, j'ai toujours tout eu et ça m'empêche pas d'être au même point que toi... OK !?
Je ne suis pas entré dans le monde du cinéma pour être symbolisé par la vision que quelqu'un d'autre a de moi.
Vieillir n'est pas une grosse affaire pour moi, malgré les peurs que les actrices plus âgées ont à Hollywood. Lorsque j'ai atteint 40 ans, par exemple, je ne me sentais pas à 40 ans - ou peu importe ce qu'on est supposé ressentir.
Enlevez-moi mes livres, je serais réduit au désespoir.
Devant moi, un homme blessé laissa tomber son fusil. Je le vis vaciller un instant sur place puis, lourdement, il repartit les bras ballants, et courut avec nous, sans comprendre qu'il était déjà mort. Il fit quelques mètres en titubant et roula...
Mais moi quand je dis une chose, je dis la vérité!
Chez moi, le désir est moteur.
Je suis le plus grand, je suis le meilleur, la seule différence avec les autres champions, c'est que moi je n'ai pas encore commencé à jouer.
J'écris ce livre pour ne pas me figurer que j'en sais plus long, ne le croyant plus, que ceux qui le croient et que moi-même quand je le croyais. J'écris ce livre pour ne pas abonder dans mon sens.
Ce n'est pas "je" qui agit, c'est la logique automatisée des agencement sociaux qui agit à travers moi en tant qu'Autre.
Il n'y a point de mal à voir ce que les gens nous montrent. Ce n'est point moi qui ai tort de vous trouver coquette ; c'est vous qui avez tort de l'être.
Une partie de moi est une exhibitionniste sexuelle.
J'ai grandi en pensant que l'art était des images jusqu'à ce que je suis entré dans le monde de la musique et j'ai découvert un artiste en moi qui ne peignait pas.
Sourires, fleurs, baisers, essences,Après de si fades ennuis,Après de si ternes absences,Parfumez le vent,de mes nuits !Illuminez ma fantaisie,Jonchez mon chemin idéal,Et versez-moi votre ambroisie,Longs regards, lys, lèvres, santal !
Si je quitte cette Terre, je veux quitter cette Terre juste en sachant que j'ai essayé de donner quelque chose en retour et essayé de faire quelque chose de valable avec moi-même.
Dieu ne peut rien savoir, ne veut rien ou ne fait rien sans moi. Avec Dieu, je me suis créé, j'ai créé toutes choses, et ma main tient le ciel, la terre et toutes les créatures de la terre. Sans moi, il n'y a rien.
J'en ai assez qu'on dise tout et n'importe quoi sur moi ! Je veux m'exprimer une bonne fois pour toutes afin que les dérapages médiatiques cessent.
J'adore mon père. C'est la plus grande chose de ma vie. Il m'a appris et il m'a redressé et il m'a maintenu en ligne. Si ce n'était pas lui qui se tenait derrière moi et me poussait et me conduisait, je ne serais pas là où je suis aujourd'hui.
On nous demande de jouer avec une grande vérité. Quand en face il y a une partenaire de qualité, on sait elle et moi ce que nous nous donnons.
Je montre à travers mes films que je peux faire quelque chose d'autre.. Mais je joue toujours des personnages forts d'esprit.. Je pense qu'il est peut-être parce que je suis comme ça.. Je aime être par moi-même.
J'entends Serge frapper les touches du piano comme un malade, en jouant un million de sonates, beaucoup trop fort, trop dramatique. Je ne veux pas m'excuser à nouveau, je l'ai si souvent fait. Il dit toujours que c'est ma faute, on se rabiboche, mais cest toujours moi qui suis désolée.
Je veux toujours me rendre compte par moi-même. Je n'aime pas les expériences de seconde main. Ce que je raconte j'en ai toujours payé le prix juste... rendu la monnaie de toutes les pièces, ça vous permet de jouer de certains instruments sans faire de fausses notes.
Il n'y a jamais rien eu entre Robert Pattinson et moi. J'ai pété devant lui. Un vrai pet comme il faut. Et je ne pète jamais devant un mec avec qui je sors. C'est une règle.
Shakespeare, en tombant ainsi sur moi à l'improviste, me foudroya. Son éclair, en m'ouvrant le ciel de l'art avec un fracas sublime, m'en illumina les plus lointaines profondeurs. Je reconnus la vraie grandeur, la vraie beauté, la vraie vérité dramatiques.
Le ciel de ParisSon bleu son éclatJe veux y volerDe toutes mes forcesLongues sont ses jambesEt noble est son coeurSolides sont les chaînesOui mais moi de même.
Je suis assez belle alors, et prête pour lui. Mais dès l'instant où son regard s'abaisse sur moi, je m'aperçois qu'il ne remarque rien, ni lèvres ni sourcils. Ses pensés voguent ailleurs, par terre et par mer, partout où je ne suis pas à l'attendre.
Je fais avec moi-même, c'est déjà compliqué.
Avec toi, j'étais ailleurs, en un lieu étranger, étranger à moi, même. Tu m'offrais l'accès à une dimensions d'altérité supplémentaire, à moi qui ai toujours rejeté toute identité et ajouté les unes aux autres des identités dont aucune n'était la mienne.
J'aime jouer des personnages étranges. Certaines personnes pourraient dire que cela a quelque chose à voir avec une partie cachée de moi-même, mais je pense que c'est beaucoup plus simple que cela : les gens normaux ne sont tout simplement pas très intéressants.
On emmène tous une partie de notre boulot à la maison. Un chirurgien va repenser à ses opérations, un journaliste aux questions qu'il a posées et moi à ce que j'aurais pu faire mieux ou différemment devant les caméras.