Les continents se réfèrent à des valeurs différentes : la pensée en Europe, la parole dans le monde Arabe, le geste en Inde, le signe en Chine et au Japon, le rythme en Afrique.
La question du mal a constitué d'emblée l'enjeu fondamental de la pensée.
Je parle avec la pensée que je devrais me taire. Et je parle.
Le mépris de la sensation est un parricide pour la pensée.
La richesse de la pensée est rarement menacée de nationalisation.
La pensée n'est qu'un rêve du toucher, un attouchement mort, une vie grise et faible.
La langue révélatrice de la pensée, est la mère de tous les maux.
Rien ne peut justifier le développement de la pensée raciste.
L'homme pense pour retenir la pensée qui d'elle-même se dissout.
La poésie, c'est de la pensée en train de naître.
Voici mon opinion sur la poésie : les vers sont de petites prisons cellulaires où la pensée est coffrée.
Le théâtre est un endroit où la pensée humaine peut avancer, un endroit où l'homme qui entre, n'est pas le même que celui qui sort.
Peut-être est-ce justement le signe de la mort ; quand la pensée s'arrête.
Le mal existe dans la pensée des êtres qui le désirent ou l'imaginent.
C'est la pensée toute vivante qui dicte le style immortel. Dès qu'elle a trouvé ce qu'elle cherche, elle n'est plus.
Je préférerai toujours les choses aux mots, et la pensée à la rime.
Tout le monde le disait ; loin de moi la pensée de soutenir que ce que dit tout le monde doive être vrai.
La pensée de la mort nous trompe, car elle nous fait oublier de vivre.
Dans l'amour véritable, il n'y a pas de place pour les divisions du temps, de la pensée, et de toutes les complexités de la vie, ni pour toutes les misères, les confusions, l'incertitude, les jalousies et les angoisses humaines.
Le tact est après tout une sorte de faculté à pénétrer la pensée des autres.
Il y a toujours dans la pensée une certaine quantité de rébellion intérieure.
L'égoïsme intellectuel est peut-être l'héroïsme de la pensée.
Le talent est plein de pensées, le génie est la pensée. Le talent est une citerne, le génie une fontaine.
La pensée n'est rien d'intérieur, elle n'existe pas hors du monde et hors des mots.
Comme les devins, les femmes ont tendance à mettre de la pensée partout, à lire l'univers des objets et des choses comme un parchemin. Elles ne regardent pas, elles déchiffrent. Tout à toujours un sens.
Il faut toujours que j'égare mon stylo au moment où je vais écrire la pensée de ma vie.
Connaître une chose et en vivre une autre est une erreur, un contresens. A partir de là, une tension apparaît. Elle est due au conflit de la pensée et du sentiment. Connaître, c'est être.
La pensée s'affaisse aussi bien que les chairs. Et l'esprit se grippe d'être repu. Il ne lui convient que d'être affamé.
La marche n'est ressentie que par les infirmes et la pensée par les fous.
Rien n'enhardit à commettre une faute, à courir un risque, comme la pensée de se savoir absous d'avance...
C'est bien une habitude de l'homme que de mettre de la pensée là où la nature avait jeté du hasard.
Cybernétique : l'homme est plus apte à imiter la pensée qu'à imiter la vie.
C'est après dîner que l'homme a le plus d'idées. L'estomac rempli semble dégager la pensée, comme ces plantes qui suent instantanément par leurs feuilles l'eau dont on a arrosé leur terreau.
Il n'y a que deux voies qui comptent : l'amour et la pensée.
Les vers ajoutent de l'esprit à la pensée de l'homme qui en a quelquefois assez peu ; et c'est ce qu'on appelle talent.
Quel mal y-a-t-il pourtant à ce que je m'éloigne de la logique ?Je travaille la matière première. Je suis derrière ce qui est derrière la pensée.
L'action poursuit la pensée. Malheur si elle la rattrape.
Il y a plein de domaines où il vaut mieux la fermer parce que c'est ce qui correspond le mieux à la pensée commune.
La certitude est une région profonde où la pensée ne se maintient que par l'action.
La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n'est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient.
C'est le style qui crée réellement de la pensée.
Je suis effrayée moi-même à la pensée de ceux à qui je me suis toujours sentie si profondément liée et qui sont maintenant livrés aux mains des bourreaux les plus cruels qui aient jamais existé. Et tout cela pour la seule raison qu'ils sont juifs.
L'idée de faire est la première et la plus humaine. "Expliquer", ce n'est jamais que décrire une manière de faire : ce n'est que refaire la pensée.
C'est bon écrire. On regarde filer sa main, qui trace de curieuses arabesques ; et la pensée précède ou accompagne la grimace de l'encre qui s'écoule et des signes qui s'inscrivent.
La pensée est une rature indéfinie.
Sans le mot qui seul compte dans l'expression d'une pensée, la pensée en question n'est qu'un pur fantôme en attente de corps. Là où les mots manquent pour le dire, manque aussi la pensée.
Les matérialistes auront beau soutenir le contraire, la pensée mène le monde.
La pensée est bien la plus odieuse des propriétés de l'animal homme. Elle est nous et contre nous, puissance dérisoire et impuissance lumineuse!
Pour tous ceux qui sentent profondément et qui ont conscience de l'inextricable labyrinthe de la pensée humaine il n'y a qu'une seule réponse possible : une tendresse ironique, et le silence.
Le pire inconvénient des actes, c'est qu'ils finissent par agir sur la pensée.