Toute passion engorgée produit sa contre passion qui est aussi malfaisante que la passion naturelle aurait été bienfaisante.
La passion fait le bonheur et la femme est sa complice. La femme est la chance du bonheur.
Qui n'a pas connu la passion ne sait pas faire la différence entre la fièvre, le vertige, l'ivresse et l'embrasement.
La passion amoureuse est une énorme baudruche de malentendus. On ne s'éprend pas vraiment de l'autre. Plutôt de quelque chose contenu à l'intérieur de soi.
La passion est un excès de vie, un excès de lumière, impossible à étaler dans un quotidien.
Je pense que parfois la différence entre gagner et perdre, succès et échec, c'est cette ligne grise entre la volonté, la passion et la confiance en soi qui dit : « Je vais le faire ».
L'honneur, c'est la conscience, mais la conscience exaltée. C'est le respect de soi-même et de la beauté de sa vie portée jusqu'à la plus pure élévation et jusqu'à la passion la plus ardente.
Nous avons besoin d'un mythe pour exprimer le fait obscur et inavouable que la passion est liée à la mort.
La passion, et la neurasthénie, c'est l'instabilité. Et l'instabilité, c'est la fin de la civilisation.
Ce que le public réclame, c'est l'image de la passion, non la passion elle-même.
Souvent la passion meurt de ce qui l'a fait naître.
Nous avons confondu la violence avec la passion, l'indolence pour les loisirs et nous avons pensé que l'insouciance était une liberté.
La passion est une hypertrophie du sentiment de la propriété.
C'est la douleur seule qui rend consciente la passion, et c'est pourquoi l'on aime souffrir, et faire souffrir.
La passion détruit plus de préjugés que la philosophie.
Le théâtre, c'est la passion des hommes et la délibération des citoyens assemblés dans le tourment de la représentation.
La passion est toute l'humanité. Sans elle, la religion, l'histoire, le roman, l'art seraient inutiles.
Il importe d'étouffer à temps les désirs du coeur. La vie se construit sur la raison, non sur la passion.
L'homme le plus simple qui a de la passion persuade mieux que le plus éloquent qui n'en a point.
Avec la femme est né l'amour et avec l'amour la femme, et c'est pourquoi on ne comprend pas l'un sans l'autre. À celui qui veut comprendre la femme sans l'amour et l'amour sans la femme, arrive ce qui arriva aux [...] ► Lire la suite
Si je laissais la passion pénétrer dans mon corps, la douleur viendrait rapidement à sa suite.
Le grand avantage de la passion, c'est qu'elle nous fait passer le temps.
La liberté est donc naturelle ; c'est pourquoi, à mon avis, nous ne sommes pas seulement nés qu'avec elle mais avec la passion de la défendre.
On supporte moins aisément la passion que la maladie. Il y a toujours du remords et de l'épouvante dans la passion.
Quand on a la passion de lire comment ne pas avoir en même temps la passion d'écrire ?
Où la passion rôde, la compétition guette. Ou serait-ce l'inverse ?
L'impôt moral décidé par la société sur toutes les transgressions frappe encore plus aujourd'hui la passion que le sexe.
Le devoir de qui aime les hommes est peut-être de faire rire de la vérité, faire rire la vérité, car l'unique vérité est d'apprendre à nous libérer de la passion insensée pour la vérité.
La passion s'en va, l'ennui reste.
Le luxe et l'éclat de la fleur affirment que le bonheur est au bout de la passion satisfaite ; son affaiblissement et ses pâles couleurs, que la souffrance est au bout de la passion comprimée.
Les choses que la passion fait faire paraissent ridicules à ceux qui n'en ont jamais senti.
En amour comme en autre chose, il faut se soumettre. La passion du coeur, c'est une chose que tu peux conduire mais que tu ne peux empêcher d'être, à certains moments.
Dès que l'argent devient votre motivation, vous n'êtes pas aussi bon que quelqu'un qui est stimulé par la passion et la volonté intérieure.
Je voulais vivre intensément, avoir une existence commandée par la passion, le romantisme et ses excès. Les passades et les flirts n'ont jamais été mon fait.
Nous tendons à croire aujourd'hui que l'intensité de la passion est forcément perverse.
La passion de créer fonde le projet de réalisation, la passion d'aimer fonde le projet de communication, la passion de jouer fonde le projet de participation. Dissociés, ces trois projets renforcent l'unité répressive du pouvoir.
La tendresse est l'abat-jour de la passion.
Il y a du supplice dans la passion, le mot l'indique.
On a beau répondre froidement. Si l'on répond trop vite, c'est la passion.
Peut-on survivre à la passion ? Quelle question ! Il faut se demander si on peut s'achever soi-même sans elle.
L'intérieur de l'être humain n'est pas seulement un organisme qui travail pour nous garder en vie, c'est tout un monde plein d'histoires, de souvenirs, de joies, de peines où la raison et la passion forment un humain équilibré, bien organisé ou un humain détruit qui ne cesse de se rabaisser.
La passion a ses raisons ; l'oisiveté ses justifications.
C'est lorsque je suis devenu cendre, que j'ai compris que la passion tuait à petit feu.
La passion est une fièvre de l'esprit qui nous laisse toujours affaiblis.
La passion de la musique est en elle-même un aveu. Nous en savons plus long sur un inconnu qui s'y adonne que sur quelqu'un qui y est insensible et que nous approchons tous les jours.
Quand on est pris par la passion, il faut essayer de lutter, mais pas trop.
Le plus grand effort de la passion est de l'emporter sur l'intérêt.
La passion à perpétuité, c'est une idée d'adolescent. La passion n'a pas grand chose à voir avec l'amour.
La passion est sourde et muette de naissance.
La passion, la douleur, sont des éléments qui contiennent un peu d'absolu, qui font qu'il y a plus que le soi de tous les jours.